Passeurs d’énergie

octobre 9th, 2012

Comme l’an dernier à pareille époque, j’ai participé à l’assemblée générale de l’asbl des passeurs d’énergie.

C’est quoi, ce truc ?

Passeurs d’énergie est une association qui veut mettre en contact les citoyens avec des citoyens, sans passer par un machin ou une science requise en préalable.

Si j’ai envie de faire quelque chose dans le domaine de l’énergie, quel meilleur moyen de choisir ce que je peux faire que de demander à ceux qui l’ont déjà fait, avec quel succès, quelles erreurs et quelle satisfaction. Quoi de plus utile que le partage d’expérience.

Malheureusement nous ne sommes pas encore très nombreux. Juste une centaine d’expériences sont partagées dans tous les domaines où on peut grappiller de quelques watts à des milliers de kwh par an.

 

Alors j’en appelle à tous ceux qui ont fait quelque chose et qui sont disposés à en parler : présentez votre réalisation, ou même seulement vos idées si vous n’êtes pas encore arrivé au bout de votre projet.

la faille de mon système de chauffage ECS

octobre 7th, 2012

Je me suis flatté il y a peu de l’ingéniosité de mon système de chauffage ECS.

J’en suis toujours aussi content, à une nuance près. Je viens de le dépanner pour le deuxième fois en deux ans.

Un système tellement idéal qui tombe en panne ? je crois que j’ai mis le doigt sur une faiblesse du sanicube de Rotex.

Il faut savoir que l’ »ordinateur » de ce système est piloté à l’aide de 4 sondes de température :

Une donne la température des capteurs solaires (dans mon cas des tubes). Tant que les tubes ne sont pas assez chauds selon l’algorithme de régulation, il n’y a pas de circulation d’eau dans le système.

La seconde donne la température de l’eau au retour des capteurs, elle permet de controler l’efficacité de la chauffe et la puissance développée par le système. A mon sens elle a surtout un role informatif.

La troisième mesure la température dans le haut de la cuve a eaux mortes, et la dernière donne la température du bas de la même cuve. On en déduit la stratification du système, et ces températures sont les indicateurs qui permettent la mise en route de la circulation.

Ces capteurs de température fonctionnent sur la température de l’air, ils ne sont pas plongés dans l’eau. Pire, le séjour dans l’eau les détruits.

Pas de problème, Rotex a trouvé la solution : un tube descend tout au fond de la cuve, les deux capteurs sont introduits dans cet espace, a des hauteurs différentes et donnent la température de l’air en contact avec les différentes hauteurs de l’eau.

Il sen suit que ce tube ne peut pas recevoir d’eau.

Malheureusement cela peut arrive, hélas, trois fois hélas (ou plutôt deux fois hélas successivement à quelques mois d’intervalle. Il s’en suit que en voyant la régulation du système partir en vrille, j’ai du me rendre compte que la sonde du bas de la cuve trempait dans l’eau, de l’eau qui avait coulé sur le couvercle, et avait pénétré dans le tube ad hoc !

Il a donc fallu changer la sonde qui refusait tout service, mais auparavant, j’ai du aussi vice le tube contenant les sonde, et pas en le retournant, puisqu’il est fixé au corps de la cuve !

J’ai utilisé une éponge au bout d’un fil pour assécher le fond du tube. Je suis assez content de mon invention, puisque maintenant tout est rentré dans l’ordre. Mais depuis la deuxième intervention, j’ai rajouté un couvercle.

Et pour éviter que cela ne se reproduise, j’ai modifié le système, j’ai ajouté un chapeau à ce tube, en espérant qu’il restera sec désormais.

symposium de la maison passive

octobre 6th, 2012

J’en reviens.

Le symposium de la maison passive  s’est déroulé hier à Bruxelles.

Evénement, pour moi très au dessus de mon quotidien, puisque destiné aux professionnels de la construction passive par les plateforme pmp et PHP avec le soutien de l’ibge.

Un plaisir, même si quand on aime on reste toujours avec un gout de trop peu, que de pouvoir entendre autant de spécialistes, chercheurs réalisateurs donner chacun son point de vue sur le présent et l’avenir de la recherche en maison passive. le trop peu c’est juste que 1/4 d’heure n’épuise pas un sujet, quelle que soit la qualité de l’orateur et des interprètes…

Parce que nous en sommes maintenant à pouvoir cumuler les réalisations : Bruxelles compte 100.000, 200.000 bientôt 500.000 m² de bureaux dans des immeubles aux normes de la maison passive.

À Courtrai, comme aux Pays  Bas, des quartiers entiers de logements sociaux sont rénovés aux normes de la maison passive.

Une tache qui se répand, qui s’étale et qui permet aussi à chaque réalisation, d’ajouter des solutions, des conceptions, des moyens d’action nouveaux, efficaces et même bon marché !

Une réflexion sur l’utilisation de ces logements, ce qui les rends difficiles ou au contraires simplissimes à utiliser.

Habiter passif, c’est toute une aventure, qui rompt tellement avec l’habitude.

Cerise sur le gâteau, une intervention du professeur Wolfgang Feist,  Founder and Director of the Passive House Institute, Darmstadt Germany.

De quoi y croire : le mouvement avance, les traditions ne pourront plus l’arreter.

Le radiateur de ma salle de bain

octobre 4th, 2012

réponse à une question reçue sur bricozone:

Pietje : Explicite un peu la dérivation, il me viens une idée.  Bon sang, mais c’est bien sur !

Délaissant –pour le moment- la publication de mes comptes de construction en attendant d’être certains que la TVA de phillippeville les approuvera, je réponds à une autre question, qui vient de m’être posée sur bricozone : comment fonctionne mon sèche serviette dans la salle de bain ?

La caractéristique de mon système de fourniture d’ECS est de ne pas exiger un ensoleillement parfait, ni forcément d’appoint pour être cependant utilisable : la température de la réserve à eaux mortes de mon sanicule Rotex peut varier de 35° (que j’estime un minimum pour apprécier que l’eau est « chaude » : elle est au moins tiède et permet de prendre une douche courageuse) jusqu’à 85° (au-delà, si la réserve d’eau se met à bouillir, ça peut poser des problèmes).

Je rappelle que le principe est la production d’eau chaude instantanée, par passage dans une réserve d’eau chaude, dite eau morte, donc sans risque sanitaire. Même si la légionellose se développait dans mon sanicube, l’ECS que j’utilise ne sera jamais contaminée.

Il s’en suit que je fais l’appoint de chaleur par mon poele bouilleur quand le soleil se cache obstinément plusieurs jours de suite, ou quand je désire augmenter la température de ma réserve d’eau chaud pour procéder à certaines opérations : lessives, par exemples, la MàL est alimentée en eau chaude, come le lave vaisselle.

Par contre, le problème inverse se pose. Pour éviter aux capteurs à tube de rester exposés de longues heures à des températures élevées (j’ai mesuré 175° maximum cet été), j’ai du prévoir un système d’utilisation de l’eau chaude excédentaire. Comme j’ai abandonné toute idée de piscine sur mon terrain, j’ai betement prévu un radiateur à l’extérieur de la maison, qui chauffe la forêt, renforçant simplement l’action du soleil quand il est extrêmement généreux.

J’ai donc dans mon sanicule trois circuits : l’un pour l’eau chaude sanitaire, le second pour disperser l’apport de chaleur du poele bouiller et le troisième… pour ce radiateur. Sans compter bien sur le circuit de chauffage par les panneaux solaires,  mais qui lui n’est pas sous tube dans la réserve d’eau morte.

Le circuit de radiateur de dispersion nous a fait tilter, mon plombier et moi. Dans certains cas, cette circulation d’eau chaude pourrait bien être utile à l’intérieur de la maison. Et voila le problème d’appoint de chaleur de ma maison passive résolu.

Quand je veux augmenter la température intérieure parce que les qualités passives de la maison ne suffisent plus à maintenir mes 21° de moyenne, je mets en marche un radiateur sèche serviette sur ce circuit  de dispersion, mais cette fois dans la maison. Dans la pièce où l’on aime le plus avoir chaud vu qu’on y est peu couvert, et où l’aspiration importante permettra de recycler immédiatement cette chaleur par l’échangeur de la VMCdf.

Si la production d’eau chaude par le soleil laisse à désirer, je peux toujours lui donner un coup de main avec mon poele. Le radiateur fonctionne a partir d’une température minimum atteinte par le sanicube, habituellement 50 °, et fait monter facilement la température de la salle de bain à 23-24°. L’aspiration recycle cette température dans l’aspiration de l’air vicié qui passe dans la VMC, échange sa chaleur avec l’air entrant en provenance du puits canadien (10-12°), et fournit donc à l’entrée de l’air neuf une température d’environ 21°. Le tour est joué : l’appoint de chaleur dans la maison est réglé tout simplement.

Si je ne désire plus chauffer la maison, je remonte la limite de mise en route du circulateur du radiateur sèche serviette, a l’extrême je peux même le couper et envoyer l’excédent de chaleur vers le radiateur extérieur (je n’ai pas du faire cela l’hivers dernier !)

Les secrets d’une maison passive

août 4th, 2012

In Ciné télé revue du 2/08/2012, Lifestyle page 101

Par Antonella Soro
Photo Quentin Goulard
Michel Choppin

asoro@cinetelerevue.be

 

Cette résidence secondaire, sise à Cerfontaine, repose sur un terrain en pente où été placé un puits canadien qui sert à la ventilation. En contrebas, trois bassins de lagunage contribuent à l’épuration des eaux usées.

Passer l’été à deux pas des lacs de l’Eau d’Heure et au milieu des bois, c’est l’option préférée d’un couple de retraités bruxellois. Dans une maison qu’ils ont bâtie de leurs mains.

Surface 132 m² sur un terrain de 38 ares
Budget : 130.0000 euros TVAC
durée de la construction : 1 ans et demi de travail a raison de 3 jours par semaine
Architecte : Quentin Goulard, www.qga.be

Dire qu’à l’achat, le terrain ressemblait à la foret vierge ! Et qu’avant ce chantier, les Choppin n’avaient jamais monté un mur. Après avoir débroussaillé eux-mêmes à la tronçonneuse, ils se sont lancés dans le gros œuvre à l’antique mode des égyptiens : en roulant les linteaux sur des blocs, des Ytong hyper-légers. Un jeu de Lego auquel a participé toute la famille.

Une maison passive comme celle-ci se caractérise par une isolation impeccable. Ce qui a impliqué d’englober la construction dans une structure faite de caissons de bois, dans laquelle de la ouate de verre a été insufflée, et des chassis au triple vitrage se sont encastrés (dont la grande baie centrale de 200 kg). La construction est ainsi insensible aux ponts thermiques. Du sol au toit, Michel et son épouse ont colmaté avec du scotch chaque point qui aurait pu laisser passer l’air, pour assurer l’étanchéité, autre caractéristique de la maison passive, dont la ventilation est totalement centralisée.

Phase la plus parfumée, la pose des planches de mélèze des Alpes de 4,50 m de long n’a pas été simple en hauteur. Mais l’effort en valait la peine : ce bardage ne réclame aucun entretien et conserve sa beauté en harmonie avec la végétation environnante.

Exposée plein sud, l’habitation, spacieuse et très agréable à vivre, requiert l’équivalent de la puissance d’un demi sèche-cheveux pour être chauffée ! Les panneaux solaires thermiques posés sur la toiture assurent la consommation d’eau chaude sanitaire dix mois sur douze et un poêle à bois d’appoint sert à 90 % pour la production d’eau chaude en cas de manque de soleil.

en urgence

août 3rd, 2012

une réponse à quelqu’un qui doit l’utiliser incessamment, parce que les plafonneurs vont arriver!

ce schéma indique comment assurer l’étanchéité à l’air lorsque le volume protégé englobe plusieurs niveaux, séparés par un plancher plafond de hourdis. (meme situation si le plancher plafond est composé d’une autre matière, comme des poutres de bois….)

il faut se souvenir que le béton non lissé, comme celui des hourdis, et les chapes en stabilisé, n’assurent pas une étanchéité à l’air suffisante. actuellement, seuls le plafonnage au platre, les dalles de béton lissé, les matières plastiques (feuille de polyéthylène) sont capables de retenir l’air de manière à assurer une étanchéité aux normes passives.

Cine-tele-revue

août 2nd, 2012

me fait de la pub!

 

dans le numéro 31 du 02/08/2012 de Cine-tele-revue, la page 101 parle de ma maison passive.

merci à Antonella Soro pour sa redaction concise et documentée qui vous donnera un bon aperçu de notre travail.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (4)

juillet 26th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à expliquer une partie des quoi ?

Reste le plus fondamental : une maison passive.

Première question à l’architecte qui nous en parle : « c’est quoi ça pour un truc ? »

Et nous commençons par les premières définitions : une maison passive est une maison qui consomme très peu, une maison « qu’on en chauffe pas », oui du moins tellement peu que pendant nos trois jours d’absence, elle reste à température égale, et surtout sèche. Pour qui construit une maison dans un bois, l’atmosphère humide est le problème principal. Si construire une maison passiver me promet une atmosphère saine, sèche et tempérée, je signe des deux mains.

Nous voilà donc partis pour étudier un programme complet qui nous permettra de construire cette fameuse maison qu’on chauffe avec l’équivalent d’un fer à repasser.

Aspect n° un : l’isolation. Une isolation poussée à peu près au niveau d’un « K12 » (oui, je sais que cette définition ne signifie plus grand chose, mais il y a trois ans, c’était un point de repère) et cela s’accompagne d’un bilan énergétique dans lequel même la chaleur produite par les habitants doit être prise en compte parce qu’elle n’est pas négligeable. Mais la différence essentielle avec toute autre maison isolée, c’est l’absence totale de ponts thermiques. C’est d’ailleurs ce qui rends presque impossible la rénovation à la norme maison passive, hélas.

Aspect n° deux : l’étanchéité. Une maison étanche à l’air, ça se construit selon certaines normes, certaines méthodes en vue d’un résultat contrôlables. Il faut apprendre que le béton est étanche, mais pas la mousse de PU. Puis il y a l’étanchéité à l’air et étanchéité à l’eau : le plastique résiste à l’air et à l’eau, le plâtre résiste à l’air mais pas à l’eau, le ¨PU résiste à l’eau mais pas à l’air…

Aspect n° trois : la VMC avec échangeur de chaleur, pour moi la clé ou la solution de mes questionnements. C’est cette machine qui permet la conservation de la chaleur ET le maintient d’un air dépourvu d’humidité excédentaire, grâce au contrôle des flux d’air neuf et usé.

Arrivons à la conclusion : une maison passive est une maison

  • Qui se chauffe avec 15 kwh/m²/an. Soit pour ce que je projette, environ un gros stère de bois… pour une température constante de 21 °.
  • Et qui répond à la norme d’étanchéité de 0,6 volume à n50 -1.
  • De plus, ce qui me plait, c’est que la consommation totale d’énergie primaire ne doit pas dépasser les 120 kwh/m²/an, toutes utilisations confondues

Aucun impératif de matériau ni de forme (sauf peut être que les murs extérieurs exposés plombent le bilan thermique). La norme maison passive laisse au constructeur le champ libre quant aux moyens à utiliser pour atteindre le résultat. C’est ici qu’interviennent les choix qui mettront en avant l’impact de la construction sur l’environnement.

Mais on en reparlera !

…/…

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (3)

juillet 25th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à parles des motivations.

J’ai commencé à expliquer une partie des pourquoi.

Reste les « quoi ».

J’ai commencé ma réflexion en pensant bâtir un pied à terre de vacances, puisque j’ai jeté mon dévolu sur un terrain situé dans une zone de loisirs.

L’exigence était : un espace valable aussi bien pour deux que pour 20 personnes. Dans mon idée, un pied à terre qui pourrait abriter des séjours en couple dans la forêt d’Ardenne, mais qui me permettrait aussi à l’occasion de recevoir tous mes enfants et petits enfants pour un jour un weekend ou une période de congé au soleil.

Sur cette définition de base, il se greffe quelques conditions : une maison qui n’est pas habitée en permanence doit rester sèche quand on ne l’habite pas. De plus il ne faut pas que je passe deux jours à la chauffer quand j’y viens, pour la laisser se refroidir quand je pars.

Donc une maison  intégrée à son environnement, de préférence bioclimatique, utilisant en priorité les moyens disponibles sur place et renouvelables. Dans une forêt, le bois est un plus. Mais le soleil, l’eau de pluie, etc concourent à en faire un lieu éconologique.

Pas de chance, le premier architecte chez qui je présente mon projet me laisse comprendre que je n’y connais rien : vous voulez orienter votre maison au sud pour y mettre des panneaux solaires ? mais vous n’allez quand même pas construire pour dix ans, et lier votre maison à une technique qui aura son temps. Ce n’est qu’une mode, ça va passer.

Le second chez qui je parle d’autoconstruction me demande : vous voulez vous réserver une partie du travail ? vous comptez faire les peintures ?

Autant dire que défendre un projet qui soit en même temps exigeant au niveau de l’habitabilité et peu agressif à celui de l’empreinte écologique, n’est pas une mince affaire. Je me suis souvent senti dans la peau d’une bête curieuse, une espèce à part, qui ne veut pas donner son argent pour de bonnes paroles.

J’ai aussi fréquenté les constructeur hyper écolo : « on va construire en paille, c’est un matériau naturel », mais la paille est d’origine ordinaire, pleine d’engrais et de pesticides, et elle est enfermée dans des caissons de bois standard dont l’origine n’est pas certifiée. J’ai comme un doute.

L’ossature bois me tentait, mais il fallait prévoir un chantier d’une dizaine de jours à huit personnes. L’autoconstruction est loin.

Finalement j’ai opté pour le béton cellulaire. Une certaine énergie grise, mais quand même beaucoup moins que la brique ou le béton de ciment, et l’avantage d’un produit qui peut être manipulé seul, meme pour les blocs les plus denses.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (2)

juillet 25th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

Après l’histoire, les dessous de l’histoire

Il y a en premier lieu les motivations.

Et dans ce chapitre, deux question simples : pourquoi et quoi.

Le pourquoi s’explique assez bien au premier abord : pour celui qui a peu d’argent et beaucoup de temps, mettre la main à la pâte semble au premier abord un réflexe naturel. Dans une construction ordinaire – et peut être même dans toute construction – les matériaux comptent pour 40%, la mise en oeuvre (la main d’œuvre) encore 40 % et les 20 % restant constituent ce que j’appellerais « l’ingénierie ».

Fournir la main d’œuvre n’est pourtant pas aussi simple que ça pourrait le paraitre. Il ne suffit pas d’avoir du temps et de la bonne volonté, il y a des travaux spécialisés, qu’on n’apprend pas sur le tas, il y a des travaux dont l’ampleur dépasse les capacités d’une équipe d’une ou deux personne.

C’est une des clés de la réussite d’une construction autonome : déterminer quelles tâches je vais me réserver, et comment les accomplir, en acceptant que ce qui me dépasse, soit par la technicité, soit par les moyens à mettre en œuvre, doit être réalisé en faisant appel à l’extérieur. Si je me lance dans un travail qui va durer des années et dans lequel je vais laisser ma santé, je cours à l’échec. J’ai donc du apprendre au pied du mur, là où l’on voit le maçon, comment on fabrique une maison. Ou plutôt comment j’allais fabriquer ma maison.

Parce qu’ne construction n’est pas l’autre, et même si certaines règles de base, certains tours de main ne peuvent pas être remis en question, il y a de la marge pour l’ingéniosité, pour l’expérimentation, pour la réflexion au pourquoi et au comment des choses. C’est d’ailleurs une déduction que j’ai tiré de mon expérience. Si la construction passive a du mal a démarrer, et reste en général impayable, c’est avant tout parce qu’il s’agit de nouvelles méthodes, d’un enchainement de travaux et de phases qui rompt avec les habitudes, presque un nouveau métier.

Sans parler réellement chiffres, je ne vais pas étaler mes comptes ici en détail, je veux donner une appréciation : je n’ai pas économisé 60% sur le prix de ma maison. Mais quand je vois le résultat, par rapport au prix du marché d’une maison équivalente – et je ne dis pas une maison passive, juste une maison moderne – j’arrive à un profit de près d’un tiers, qui représente et ma peine et mon savoir. C’est-à-dire tout ce que j’ai appris, et dont je me suis servi pour arriver à mes fins.

Au pourquoi, j’ajouterai encore la dimension humaine : construire seul sa maison est un défi, une épreuve initiatique, un chemin d’évolution personnelle, de transformation intérieure. Même si ce n’est pas une motivation au départ, c’est un effet à la fin du chantier. Je suis d’ailleurs persuadé que les échecs en autoconstruction sont souvent plus celui de l’homme que celui de la maison.

A suivre …/…