Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (3)

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à parles des motivations.

J’ai commencé à expliquer une partie des pourquoi.

Reste les « quoi ».

J’ai commencé ma réflexion en pensant bâtir un pied à terre de vacances, puisque j’ai jeté mon dévolu sur un terrain situé dans une zone de loisirs.

L’exigence était : un espace valable aussi bien pour deux que pour 20 personnes. Dans mon idée, un pied à terre qui pourrait abriter des séjours en couple dans la forêt d’Ardenne, mais qui me permettrait aussi à l’occasion de recevoir tous mes enfants et petits enfants pour un jour un weekend ou une période de congé au soleil.

Sur cette définition de base, il se greffe quelques conditions : une maison qui n’est pas habitée en permanence doit rester sèche quand on ne l’habite pas. De plus il ne faut pas que je passe deux jours à la chauffer quand j’y viens, pour la laisser se refroidir quand je pars.

Donc une maison  intégrée à son environnement, de préférence bioclimatique, utilisant en priorité les moyens disponibles sur place et renouvelables. Dans une forêt, le bois est un plus. Mais le soleil, l’eau de pluie, etc concourent à en faire un lieu éconologique.

Pas de chance, le premier architecte chez qui je présente mon projet me laisse comprendre que je n’y connais rien : vous voulez orienter votre maison au sud pour y mettre des panneaux solaires ? mais vous n’allez quand même pas construire pour dix ans, et lier votre maison à une technique qui aura son temps. Ce n’est qu’une mode, ça va passer.

Le second chez qui je parle d’autoconstruction me demande : vous voulez vous réserver une partie du travail ? vous comptez faire les peintures ?

Autant dire que défendre un projet qui soit en même temps exigeant au niveau de l’habitabilité et peu agressif à celui de l’empreinte écologique, n’est pas une mince affaire. Je me suis souvent senti dans la peau d’une bête curieuse, une espèce à part, qui ne veut pas donner son argent pour de bonnes paroles.

J’ai aussi fréquenté les constructeur hyper écolo : « on va construire en paille, c’est un matériau naturel », mais la paille est d’origine ordinaire, pleine d’engrais et de pesticides, et elle est enfermée dans des caissons de bois standard dont l’origine n’est pas certifiée. J’ai comme un doute.

L’ossature bois me tentait, mais il fallait prévoir un chantier d’une dizaine de jours à huit personnes. L’autoconstruction est loin.

Finalement j’ai opté pour le béton cellulaire. Une certaine énergie grise, mais quand même beaucoup moins que la brique ou le béton de ciment, et l’avantage d’un produit qui peut être manipulé seul, meme pour les blocs les plus denses.

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