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Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

poele bouilleur ?

jeudi, mars 22nd, 2012

Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..

J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).

Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.

K30 ou maison passive

jeudi, février 23rd, 2012

Trop de vulgarisation peut conduire à de mauvaises compréhensions nuisibles. Je pense que c’est ce qui se passe entre le K30 actuellement visé comme bonne norme d’isolation et les 15 kwh/m².an de la maison passive.
Beaucoup de gens, enthousiasmés à l’idée de réduire à presque rien leur consommation de chauffage, K30, pourquoi ne pas augmenter l’isolation de ma construction, et arriver ainsi à un K15, j’aurai une maison passive.
Hélas, les chiffres sont souvent trompeurs. Il y a 15 et 15 !
En réponse à un post sur un forum d’econologie.com
je répondais il y a déjà presque deux ans
« Ce n’est pas le Kxx qui détermine le caractère d’une maison passive.
C’est la consommation (en Kwh/m²/an) et l’étanchéité à l’air (0,6 vol/h sous 50Pa) ainsi que la résistance à la surchauffe.
La confusion vient de ce que le chiffre 15 est le nombre de base pour la consommation d’une maison passive (en kw/m² de surface au sol et /an)
En réalité, une maison passive aura bien souvent un K inférieur à 15, mais elle aura surtout un équipement de contrôle de la ventilation et de récupération de la chaleur qui permettra de rester en dessous de la limite en besoin de chauffage. »
Visiblement, la confusion persiste !
C’est vrai que grossièrement, la capacité d’isolation des parois de la maison passive conduit à un K de 15 ou probablement un peu moins (chez moi j’arrive à K12 en suivant le calcul conventionnel.
Mais ça ne signifie en rien que la consommation d’énergie suivra !
En effet, si le test d’infiltrométrie donne un résultat intéressant, pas le 0.6 vol/h N50, mais déjà 1, ce qui correspond à l’exigence BBC, la consommation en énergie pour le chauffage passe déjà à 17 kwh/m²an. Et si l’étanchéité est peu soignée, qu’elle correspond à une valeur courante, pas les 10 vol/h d’un bâtiment années ‘50, mais seulement déjà 3 vol/h, la consommation en énergie pour le chauffage monte déjà à 28 kwh/m².an ! %Malgré l’effort d’isolation qui donne un K15 !
Je trouve donc très important de faire comprendre aux bâtisseurs en général, maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre, entrepreneurs ou chefs d’équipe, maçons, couvreurs, plafonneurs, électriciens, etc, que le contrôle des besoins en chauffage dépend tout autant de l’étanchéité à l’air que du soin apporté à l’isolation des parois.
Et je n’ai encore rien dit des ponts thermiques, qui peuvent influencer encore plus les besoins en chauffage !
Donc je résume (à la grosse louche, les decimales sont négligées) pour un petit 150 m²:
-oui, je sais, 150 m² ça la fait pas, 280 ce serait mieux, mais là je suis plus dans la course…
Isolation ancienne K80, étanchéité à l’air 10 vol/h, consommation annuelle 4500 l mazout
Isolation courante K45, étanchéité à l’air 5 vol/h, consommation annuelle 1500 l mazout plus l’ECS
Isolation soignée K30, étanchéité à l’air BBC 1 vol/h, consommation par an 800 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité à l’air bâclée 3 vol/h consommation par an l’équivalent de 400 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité passive 0,5 vol/h, consommation 15 kwh/m²an, par an 2000 kwh 400 € d’éléctricité, 150€ de bois….
Juste pour voir que finalement, repenser le système constructif ça peut devenir bon pour le portefeuille.
pour moi, avec mes 130 m², j’en suis à 1 bon stère et demi de bois depuis l’été dernier, chauffage et eau chaude ensemble. mais il reste encore un mois d’hivers, quand même.

Cloisons

lundi, février 20th, 2012

Encore un grand pas a été franchi. Nous avons réussi à déterminer le bon aménagement de l’espace sommeil, et j’ai monté les cloisons qui le séparent en trois :
Au bas de l’escalier la grande armoire de bureau que nous avons trouvé chez Troc, crée notre « cuarto matrimonial » en étant intégrée dans la cloison qui le sépare du reste. Contre la paroi nord sud est installé une grande garde-robe (une armoire à vêtements, si vous préférez).

J’ai ainsi créé un couloir qui longe la salle de bain, donnant accès à l’espace de rangement et conduisant à la chambre ouest. Les grands placards sont bien nécessaires dans une maison qui n’a ni cave ni grenier. Ni même (encore) de garage ou de cabane de jardin.. excepté la carcasse de la caravane qui occupe encore le centre du terrain.

Donc le reste du sous-sol est constitué par une « grande chambre » de 5,50m/5.50m. J’y installerai un dortoir pour les enfants, et entretemps, la pièce servira aussi de bureau ou d’atelier. Et le long de la paroi nord sud qui sépare les deux chambres, j’ai construit un placard que je fermerai avec les portes de la grande garde-robe de chêne que je ne savais où placer. Le fond et les cotés n’avaient pas grand intérêt, mais les deux immenses portes cirées depuis de nombreuses générations seront du plus bel effet sur un mur blanc.

Il ne me reste plus qu’à poser les portes ;o) travail de précision, je ne compte pas m’en sortir de sitôt, parce qu’entre temps, il a fallu intervenir sur les capteurs thermiques. Pour une raison encore mystérieuse, un joint serti a lâché lors du grand gel 15 degrés sous zéro durant la première quinzaine de février) et il a fallu le remplacer ce week-end.
Et comme en plus de ça, la distribution d’eau sur le domaine est interrompue, pour cause de fuites générales dans de nombreux compteurs, il y a des risques de surchauffe dans mon poêle, que je surveille come le lait sur le feu. En effet, l’appoint d’eau froide en cas de dépassement de la température d’eau est connecté au réseau de distribution, sensé être plus stable que l’approvisionnement en eau de pluie ! je pense que je me suis trompé dans la confiance que je peux faire à l’INASEP (le distributeur d’eau ici en Wallonie)

Bien, cette fois-ci je me passerai de photos, mais je me rattraperai quand les vacances de mi-trimestre seront terminées. Pour l’instant, les journées sont assez bien occupées par la présence de mes trois petites filles bruxelloises. Semaine rose !

Froid, moi ? Jamais !

vendredi, février 3rd, 2012

J’ai une VMC double flux dans une maison passive. ça vaut le thermolactil de mon enfance.
Considérations – non scientifique par manque de mesures exactes – sur l‘efficacité de la ventilation double flux associée au puits canadien.
Mercredi matin, je ferme ma porte sur ma maison qui après le week-end est bien chaude – 20 ° dans le séjour – et je laisse la VMC en position « abwesend » puisque je ne reviendrai que vendredi soir. – Ha, oui, ma VMC Paul parle allemand, naturlich. – C’est un régime qui réduit la vitesse du renouvèlement de l’air en fonction du fait que les sources de pollution intérieure sont absentes – je veux parler de moi en tant qu’habitant, ainsi que de ma respiration et de mon usage inconsidéré de l’eau chaude provoquant des émissions de vapeur d’eau, etc…
L’air frais vient du puits canadien – 45 m le long à 2 m de profondeur en diamètre 200 mm – et entre donc dans l’échangeur à une température constante de 10 à 12 °. Là, il entre en contact avec l’air vicié qui va être expulsé et récupère 92 % de la chaleur ambiante. Si je calcule bien, ça me fait (20 ° – 10 °) * 92 %, une température d’admission de l’air frais de +/* 19 °. La différence de température entre l’air frais entrant dans l’échangeur et l’air neuf partant dans le réseau de distribution est sensible quand je pose la mais sur les deux tubes. Evaluation imprécise, mais pourtant exacte.

Donc un degré de perdu à chaque renouvèlement du volume total de la maison soit environ 350 m³, et je ne suis pas dans la maison pour compenser cette perte. Il ne faut pas oublier qu’un habitant est évalué à une puissance de chauffe de 2 kw par jour, sans compter la déperdition des appareils électriques utilisés, même si les miens sont ultra économes, de classe A à AAA.
Nous vivons, comme toute l’Europe, une période froid inhabituel. À Bruxelles, j’ai mesuré des minima de 12 ° sous zéro ces deux dernières nuits. Je n’ai pas enregistré les températures à Cerfontaine, mais ça ne peut pas être beaucoup mieux au fond des bois.
En arrivant vendredi soir, mon optimisme au sujet de ma maison passive était tempéré de prudence : ça doit marcher, mais quand il fait froid comme ça, la température a quand même du en prendre un sacré coup. Je m’apprête à allumer le poele avant de retirer mon pull.
He bien pas du tout ! le thermomètre du salon indique 18°5. Je vais quand même devoir allumer le poêle, parce que l’eau du ballon sanitaire n’est qu’a 36 °.
Je suppose que le soleil qui a brillé pendant ces deux jours, récupéré par les fenêtres à triple vitrage exposées au sud a pu contribuer à la faible perte de température.
Mais l’essentiel, c’est quand même l’isolation, qui diminue considérablement les pertes de chaleur.
La maison passive remplit donc pour moi l’objectif : arriver après quelques jours d’absence dans une atmosphère ni trop froide ni trop humide. C’est fait !