Archive for the ‘gros oeuvre’ Category

G.O.F.

samedi, août 21st, 2010

Je traduis : G.O.F = Gros œuvre fermé, c’est-à-dire les fondations, les murs, la charpente, le toit et les fenetres et portes extérieures.

Je me demande à quel moment on parle de gros œuvre fermé. Je pense y être arrivé et il ne reste alors « plus que » le second œuvre à boucler pour terminer cette maison passive. Une bonne moitié du travail, diront certains, beaucoup plus que la moitié diront d’autres. Je réserve mon jugement, je manque encore d’expérience.

Si je dis que je pense être arrivé à la fin du gros oeuvre, c’est qu’il me reste un doute. L’extérieur des murs de la maison est encore inachevé. Tant que le bardage ne sera pas posé, même si je veux croire à l’efficacité de mon parepluie, je me rends compte que tout ça demeure du provisoire. Il y a encore des endroits sensibles à la pluie, particulièrement les appuis de fenêtres.

Et dans quelle mesure peut-on compter la brique de parement dans le second œuvre ? J’ai l’impression que dans le cadre d’une construction habituelle, elle est posée en même temps que les maçons élèvent les murs et placent l’isolation extérieure.

Mon objectif prioritaire reste donc le choix définitif de ce bardage.

Dans le même temps, le second œuvre peut enfin commencer. Clairement défini, le premier travail consiste à encastrer dans les murs tout ce qui doit y passer, avant de pouvoir passer à la réalisation des platres, le plafonnage qui assurera l’étanchéité à l’air de cette enveloppe si bien isolée.

J’ai commencé par creuser un peu partout des trous dans mes murs – vive le béton cellulaire pour la facilité de ce travail – afin de poser les boites et de  passer les cables électriques d’une boite à l’autre, depuis le tableau de distribution jusqu’au dernier soquet de la dernière ampoule. Çà représente un peu plus de 500 m de cable triple sous gaine, qui va être déposé au sol ou enfoncé dans les saignées que je trace dans le mur.

Tracer les saignées est un jeu d’enfant au rez de chaussée, dont les murs sont en blocs C2/400. Une petite gouge à main suffit à suivre le tracé au crayon que j’ai marqué aux endroits ad hoc. Par contre au « rez de jardin », dans l’espace sommeil et la salle d’eau, les murs enterrés sont en blocs de C5/650, beaucoup plus difficile à creuser. Je me suis donc muni d’une petite disqueuse, et je vous certifie que ça fait pas mal de poussière. Vous vous en doutiez, je pense. Mais une fois la première ligne tracée, la gouge à main reprend du service et j’avance assez bien.

Maintenant se pose le problème de l’implantation pratique de mon projet de réseau : ici la prise que j’avais demandée se trouve du mauvais coté de la porte, là l’interrupteur simple sera insuffisant je dois prévoir un va et vient, etc… Autant d’ajustements qui vont me demander de redessiner le schéma électrique reçu de Selfmatic avec le matériel que j’y ai acheté.

Mais c’est un autre problème qui ne se posera que le jour où je passerai le « contrôle technique » …

D’ici là, j’avance

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promotion ?

mardi, juillet 13th, 2010

Me voici encore une fois « muté »

Après avoir été débroussailleur, maçon, charpentier, couvreur, de nouveau charpentier depuis le début de la construction des caissons, je me vois appelé à d’autres fonctions. Pendant la semaine qui vient de s’écouler, j’ai assumé le role de « maitre de stage »

J’ai reçu à l’improviste une demande de deux jeunes étudiants en architecture qui cherchaient un endroit  où passer de l’étude à la réalité, intéressés par la construction en général, construction autonome et construction passive en particulier.

fine équipe

Changement de décor : je suis passé pendant quelques jours du travail solitaire au rythme de mes envies et de mes capacités à une autre organisation : du temps pour parler, expliquer, discuter, demander, comparer…

Avec en prime une visite de chantier ; j’ai demandé à l’architecte de passer vérifier la rectification apportée à l’isolation de la dalle de sol par Isoproject : test réussi.

Et puis du temps aussi pour permettre à mes deux apprentis – pas si néophytes qu’ils auraient pu le dire, à mon sens,- de mettre la main à la pâte. Construction d’une cloison en béton cellulaire (le mur qui sépare la toilette de l’escalier), pose du parevapeur sous la toiture, montage de l’échafaudage de 7,50 m et pose d’une poutre TJI pour les caissons de la façade…

Activités variées, et je peux dire que même si ça ne vous parait pas beaucoup, j’ai encore avancé  cette semaine.

en tout cas, test réussi pour la construction de la future toilette 🙂

La semaine prochaine, je retourne sur place pour terminer les caissons : l’équipe d’isolation vient projeter le supafill dans les caissons à partir du 2 août.

Les fenêtres sont là

vendredi, mai 21st, 2010

Pose des chassis ce mardi et mercredi par

SPRL MENUISERIE VERTOMMEN VINCENT

Rue de la Spinette,22

5140 SOMBREFFE Z.I.

Atelier tel fax 071/889800

sprimw@base.be

Arrivée d’abord des petits chassis et des verres le mardi matin, et aussitôt mise en place des premières fenêtres avec les caissons montés sur place.

Arrivée le mercredi matin des grandes fenêtres du mur sud= quatre chassis de plus de deux mètres de haut et de 2,40 m à 3,60 m.

La mise en place demandera la journée, avec la pose des vitres dont les plus grandes, les parties fixes des fenêtres du rez de chaussée, mesurent deux mètres sur deux et pèsent 180 kg.

Même à quatre personnes, c’est une longue journée. Pourtant je quitte Cerfontaine le soir même avec l’équipe, la clé dans la poche. Notre maison est fermée, ce n’est plus un hangar a courants d’air !

Bon, là j’ai pas beaucoup pris de temps pour expliquer en long et en large comment le travail a été fait, mais je vais m’y mettre.

et puis l’impression que ça donne, ces chassis passifs. extra!

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ENFIN!

mercredi, mars 31st, 2010

On ne peut pas dire que le temps se soit montré tellement clément.

Il a plu ce week-end à Cerfontaine  comme ailleurs, par intermittence, avec des moments plus secs – dans l’air, la terre est restée assez trempée pendant les quatre jours que j’ai passés sur le chantier.

J’ai commencé par bâtir, rang par rang, les premiers au mortier de ciment, les suivants à la colle, avec des murfors tous les rangs, le morceau de mur sur lequel va prendre appui le remblai qui descend le long du coté ouest de la maison.

J’ai intégré des corbeaux[1] ou barbacanes[2], selon qu’il vous plaira de les appeler, pour diminuer la pression des terres, qui même stabilisées, auraient surement une fâcheuse tendance à se répandre vers l’est, donc vers la future terrasse. Il ne reste plus qu’à goudronner et placer, comme je le pourrai, une membrane pour dévier l’écoulement d’eau (pour autant qu’il y en ait) vers le drain.

Est-ce que ce mur tiendra ? J’ai reçu tous les avis et leurs contraires. Donc, jusqu’à plus ample informé, je vais parier pour le résistance de ma construction. Blocs de 30 cm en Ytong c5/700, armés de murfor tous les rangs, sur fondation armée rattachée à la dalle d’un coté, au premier plot de la terrasse de l’autre, avec deux à trois blocs « saillants » (du coté des terres) dans chaque rang.

La seconde opération de ce week-end a été la construction des regards des égouttages : des rehausses empilées sur les ouvertures des cuves, dont le sommet affleurera le remblai qui va recouvrir la tranchée ouverte pour mettre le puits canadien, et au-dessus duquel vont trouver place les tuyaux, celui amenant l’eau de la distribution du domaine depuis le bas, et celui qui permettra de pomper l’eau de pluie dans les cuves, ainsi que le cable électrique (4 x 16 ²) qui viendra d’un seul tenant depuis le compteur a poser a front de l’avenue des hêtres, 150 m plus bas.

Chaque conduite doit être protégée par un tube pour cable (TPC). Je sais, le rouge signifie cable électrique, mais où aller trouver du TPC vert à Couvin ? J’ai renoncé, je mettrai une note dans le plan de situation.

Et voilà pour le moment. Ce n’est pas très spectaculaire, mais pourtant ça avance

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[1] Le corbeau est un élément saillant d’un mur, en architecture, généralement intégré dans le mur pendant la construction (rarement rapporté par fixation) et constitue d’une seule pierre.

[2] Barbacane (architecture) canalisation verticale d’un mur qui facilite l’écoulement des eaux.

Du choc des idées

mercredi, février 10th, 2010

Jaillit la lumière…

Je suis encore en train de me demander comment va se résoudre mon problème d’évacuation et d’adduction des eaux et autres.

Sur le coté est de la maison se trouvent

Trois cuves (la fosse saniclair et deux cuves d’eau de pluie)

La conduite de récupération des gouttières (coin nord est) jusqu’aux cuves

Les arrivées pour l’eau pompée dans les cuves et venant de la distribution avenue des hêtres

Le puits canadien
et bien sur le fameux câble qui amènera l’électricité depuis le bas du terrain

Je passe sous silence le téléphone…

J’ai donc demandé à Pierre Paul Jacques

En réalité j’en ai parlé avec André, Yves, François, David, Christian, Quentin, Jean Marc, Dany, et aussi sur Bricozone, et peut-être j’en oublie?.

A chaque rencontre je recueille une partie d’info intéressantes, des infos que je peux connaitre parce qu’elles sont réglementaires, ou qui résultent d’expérience vécues.

Je récolte aussi de nouvelles questions, des points auxquels je n’avais pas encore réfléchi et pour lesquels je dois encore chercher la solution.

Et finalement ça avance. J’ai dessiné le plan des conduites à enterrer. J’ai décidé des configurations, des diamètres des positions des raccords.

Bon, je sais, c’est pas encore très beau comme dessin, je dois fignoler ( 🙂 ), mais l’essentiel est que je me comprenne et que je sache me faire comprendre. ça parait un peu fouillis, mais il ne faut pas oublier qu’il y a plusieurs plans. Tous les circuits ne sont pas à la meme profondeur sous le sol fini. Tiens d’ailleurs, à ce propos, si quelqu’un avait une idée des symboles utilisés pour formzaliser ce type de plan, ça m’aiderait. A moins que chacun fasse  » à s’mode « .

Avec ce schéma, je mets en communication les deux cuves à eau et je régule les niveaux entre les deux par le trop plein de la première, je les alimente depuis la chute de la gouttière par le trajet le plus court, je dirige l’évacuation de la fosse septique vers le lagunage qui va se situer juste en dessous selon les plans du PU, et je profite du trou creusé pour enfouir le puits canadien, pour enterrer les conduite d’eau potable et d’électricité.

Remarquez que je procède par tâtonnements : j’en étais arrivé samedi dernier à la conclusion que je devais établir un regard pour les eaux du trop plein des cuves à eau de pluie près du coin sud est de la terrasse. Finalement, je vais faire l’inverse : l’eau ira de la cuve de droite vers la cuve de gauche, et le trop plein partira sur la limite est du terrain jusqu’à la mare au dessous du lagunage.  Pourtant j’avais bien travaillé.

Mais faire un trou ou le boucher c’est toujours travailler, non ? !

Il me reste une grosse inconnue : quel câble dois-je tirer pour amener l’électricité entre le compteur (avenue des hêtres en bordure du chemin) et le tableau divisionnaire qui se situera bien sur près de la porte d’entrée. Une distance de plus de 160 m qui risque de provoquer une perte de tension de plus de 2 % en fin de parcours. Un câble de 16² fera probablement l’affaire, je suis alimenté en 380+N, et ma consommation instantanée ne dépassera probablement jamais les 30 Ampères.

Ca va quand même me couter un pont. Et je dois encore trouver le bon fournisseur.

Mai?

jeudi, décembre 10th, 2009

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Je suis à l’abri. Toutes les tôles posées sur le toit sont fixées.

 

 

Les cotés du toit seront raccordés aux montants de l’ossature qui supportera l’isolation, et rejoindront le bardage quand il arrivera. Pour le moment, l’isolation attendra. Il y a plus urgent.

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Mais avant de clore le chapitre « couverture » j’aurais bien voulu sacrifier à la tradition des couvreurs, et orner d’un mai ce nouveau toit. Malheureusement je suis un peu démuni. Comment fait-on pour accrocher un bouquet en plein hiver à un toit plat ?

Virtuellement ?

 

meiboom

 

J’ai encore quelques petites corrections à apporter à mon œuvre.

La première est une vis foireuse que je vais devoir enlever pour la remplacer. Mais ces vis Tetalu bien nommées n’offrent pas de prise pour le dévissage.

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Bien vu, d’ailleurs pour une vis taraudeuse.

Le second point qui me chagrine, c’est que j’ai par endroit en empilement de 4 épaisseurs de tôle, et que la pression de la vis la plus proche ne suffit pas à les serrer convenablement à mon goût. Je suis donc à la recherche d’une petite vis taraudeuse inox qui me permettra de fixer 4 épaisseurs de 0,75 mm, en les serrant bien, mais sans pour autant devoir se fixer dans une latte au dessous, puisqu’il n’y en a pas à ce niveau.

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La visseuse est un outil indispensable, mais même avec deux batteries, j’ai eu des temps morts, j’ai parfois du attendre avant que la seconde soit rechargée. Il faut dire que passer 200 vis à travers de 2 à 4 épaisseurs de tôle, ça bouffe de l’énergie.

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Je fais une pause, mais je ne déserte pas. A bientôt pour d’autre aventures et réflexions.

Couverture

mardi, décembre 1st, 2009

Sur le front des températures, on constate quand même une nette diminution.

Il ne fait pas encore froid, et quand il y a un peu de vent, ce n’est pas encore désagréable.

Mais quand il pleut !

Nous avons encore écopé plusieurs centaines de litres d’eau au cours des deux dernières semaines. Parfois, il a fallu interrompre le travail.

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C’était donc l’occasion rêvée pour tester la résistance du Cellit, les panneaux de fibre de bois qui me servent de sous toiture et de pare vapeur. Exposés à la pluie, la couche supérieure s’humidifie, mais l’eau ne rentre pas dans le matériau. La face inférieure reste sèche.

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J’ai aussi teste la résistance au séjour dans l’eau. Là c’est moins net. Le morceau de plaque que j’ai laissé tremper dans une flaque a été imbibé sur presque toute sa hauteur. Mais cette situation n’est pas normale pour une sous toiture.

J’ai donc terminé le lattage commencé la semaine dernière, puis j’ai essayé de poser quelques plaques, pour voir.

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Ici le rendement s’avère plus important que je le craignais.

Deux journées, dont une entrecoupée par des averses, m’ont suffi pour terminer la couverture.

Bien sur, j’ai du repérer les poutres et les lattes masquées par les plaques, pour pouvoir fixer les lattes et les plaques de tôles de la couverture. Courageux, mais pas téméraire, j’ai prudemment utilisé le ramping pour m’approcher de l’extrémité sud de la toiture, qui se trouve quand même à 7m40 au dessus du niveau du sol !

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Je peux maintenant commencer à poser le revêtement. Pour cela il me manque encore des vis « ad hoc » et surtout les joints qui assureront l’imperméabilité de la toiture. Je vais jeudi jusqu’à Bazeilles (Galva service, Arcelor) acheter ce matériel, et je vais peut-être porter des œufs à Sainte Claire pour que le beau temps (hum) persiste encore quelques jours.

 

 

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Maintenant, quand je fais le tour de la maison, je peux commencer à imaginer ce que sera la construction, une fois habillée de son isolation et de son bardage.

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amende honorable

mardi, novembre 24th, 2009

J’ai été un peu vite quant à mon appréciation sur le produit Knauf destiné à coller le béton cellulaire.

Finalement je crois que je l’ai mal préparé la première fois, parce qu’en préparant les reste du sac pour coller les blocs qui servent d’entretoises à mes poutres TJI,

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j’ai obtenu une pâte super onctueuse, plus du tout trop liquide, et sans grumeaux (pas de produit aggloméré, comme ça m’est trop souvent arrivé avec les sacs Ytocolle fournis par Ferry).

Il est bon de reconnaître ses erreurs.

Ce qui fait que mon propos revient surtout à apprendre qu’il vaut mieux prévenir que guérir, et qu’en toutes choses il se faut hâter lentement. Lé précipitation et le stress sont nuisible autant à la santé qu’au bon fonctionnement.

La prochaine fois, si je tombe à court d’un approvisionnement quelconque, je prends un jour de vacances…

C’est d’ailleurs ce que j’ai été obligé de faire aujourd’hui : il pleut sans arrêt depuis 24 heures sur mon chantier, et je n’ai pas eu l’occasion de continuer à placer le lattage destiné à stabiliser les poutres et a supporter la sous toiture.

Pourtant, ça avançait bien depuis la fin de la semaine dernière

Vendredi dernier, j’ai reçu les poutres et le Cellit.

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Tiens, j’ai oublié de photographier le tas de Cellit, ainsi que le bois livré lundi matin pour la construction de la terrasse.

En tous cas, j’ai monté en quelques heures toutes mes poutres, et la maison prend un air beaucoup plus civilisé avec ce joli chapeau de paille.

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J’ai commencé le lattage croisé qui soutiendra les plaques de Cellit. D’après ce que j’ai lu, même si en 22 mm, ce produit offre une certaine résistance à la pression, il vaut mieux ne pas trop le charger. J’ai donc décidé de croiser mes poutres FJI avec une latte que j’ai prévue tous les 60 cm (la largeur d’une plaque de Cellit) pour soulager l’effort demandé à la sous toiture , puisque les poutres reposent sur leur base, mais doivent être solidarisées au sommet. Les entretoises en Ytong ne montent pas à 40 cm, j’ai seulement prévu une brique de 10, soit sur une hauteur de 25 cm, l’espace entre la brique et l’âme de la poutre en OSB devra être consolidée par un jet de mousse de PUR.

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Mais j’avais compté sans les imprévus. Là où j’avais commandé des lattes 30/50 (3 cm x 5 cm), je reçois des longueurs de 24/36. Heureusement que j’en ai prévu assez, je mettrai une latte tous les 30 cm, le soutien des plaques n’en sera que meilleur, j’aurai moins à me préoccuper de placer les joints strictement au-dessus d’une latte, et je pourrai même me permettre de marcher sur ma sous-toiture en attendant que les tôles prennent leur place.

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Voilà. Il m’a fallu une journée (6 heures en cette saison) pour latter à peine plus que le local technique (3 m / 6). Je prévois donc la semaine prochaine pour arriver au bout de la boite de clous et de vis que j’ai entamée.

Dès qu’il cesse de pleuvoir, j’y retourne.

attente(n)

jeudi, novembre 19th, 2009

Ce week-end, j’ai attendu la livraison du Cellit (arrivé mardi soir), des poutres FJI (livraison reportée à vendredi) et du bois pour le lattage (et pour la terrasse), qui est encore à l’étuvage et qui arrivera vendredi prochain.

non, les derniers blocs ne sont pas sciés en pente: ils seront noyés dans l'isolation

non, les derniers blocs ne sont pas sciés en pente: ils seront noyés dans l'isolation

Après le coup de collier de la semaine passée j’ai posé les derniers blocs sur les deux murs pignons. Pour cela j’ai du acheter au dernier moment un sac de colle. Ne jamais se laisser prendre par la nécessité, c’est que j’ai appris. Comme je n’avais à disposition ni Ytong ni Cellumat, je suis allé au Makro où j’ai trouvé un sac de la marque Knauf. Au-delà de son prix « exorbitant » (+  30 % par rapport aux autres marques et distributeurs), j’ai dû constater que le produit, même s’il est présenté comme colle pour béton cellulaire, n’offre pas les mêmes caractéristiques que les autres. Je ne dis pas que le produit ne soit pas bon  mais il n’est pas adapté à ce que je devais en faire…
Heureusement qu’il ne me restait que 20 blocs à coller, et j’ai utilisé le fond du bassin, mélangé à la poudre de sciage des blocs, pour colmater les derniers (ou sans doute avant derniers) trous repérés dans les murs, suite à l’emploi de blocs ébréchés. C’est un truc que j’emploie depuis un moment, et que j’ai trouvé confirmé dans la littérature parallèle de Xella : si vos murs présentent trop d’imperfections, ou que vous avez laissé apparaître les poignées en bout de ligne de blocs, si vous utilisez une scie à bande (je pense que la récolte des déchets de sciage – sable + colle- doit être plus difficile en cas de sciage à la main), récoltez ce sous produit, mélangez-le pour moitié (ou plus, ou moins) à un reste de colle et servez-vous du mortier produit pour combler les trous. Ça donne à mon sens un meilleur aspect aux murs, et ça évitera de devoir trop  charger au moment du plafonnage. Notez que j’ai aussi utilisé  cette poudre en mélange avec de la chaux pour en faire un enduit qui a des propriétés équivalentes et qui convient tout aussi bien. Pas besoin de faire de la colle pour ça si vous n’avez pas de restes.

colmatage des éclats dans les blocs

Puis nous avons mis de l’ordre dans le chantier, et j’ai fait le compte de ce qui me reste comme matière. A part la palette de blocs de 10 destinée aux cloisons intérieures, j’ai compté une quarantaine de blocs de 30, ceux que j’ai utilisés pour les fondations, et qui me serviront pour réaliser le petit morceau de mur de soutènement, en prolongement à l’ouest de la terrasse, qui n’était pas prévu au plan, mais que la configuration du remblai rend nécessaire.
Je n’ai plus qu’un seul bloc de 20 intact. J’ai récupéré un tas d’un demi m³ de morceaux de blocs sciés, plus ou moins grands, et un big bag de morceaux cassés, plus ou moins gros, ce que Xella accepte de faire revenir en usine contre paiement, pour recycler dans de nouveaux blocs. Je me demande quand même si avant d’envisager un recyclage coûteux, je ne peux pas trouver un mode de réutilisation. En principe, ces morceaux devraient être inertes. Ils sont assez friables, donc pas utilisables comme matériau d’empierrement, mais pour un remplissage ? Je me pose la question.

Il faut dire que j’ai vraiment jonglé avec les morceaux de blocs pour avoir si peu de reste. En réalité, j’avais toujours, sur une palette de 48 blocs, une moyenne de 8 à 10 pièces endommagées, ne serait-ce qu’au niveau des reliefs tenon/mortaise.
Dans la dernière livraison reçue de Marlier, j’ai remarqué des différences notables de dureté des blocs suivant la date de fabrication, les plus secs étant les plus résistants, sans que je puisse constater un lien avec la durée de stockage. Heureusement que les blocs, posés à la colle donc sans être réhumidifiés par du mortier, continuent de durcir une fois mis en place. Le mur entre les deux fenêtres du rez de chaussée, qui n’est solidaire d’aucun changement de direction, semblait bien fragile quand nous y avons posé les linteaux. Mais une fois mis sous la pression verticale du béton armé, et collé depuis déjà deux semaines, ils donnent une tout autre impression de solidité.

fini les blocs!

vendredi, novembre 13th, 2009

Une bonne semaine passée sur place m’a permis de donner un coup de collier,  avec l’aide adéquate en ce qui concerne les linteaux : les derniers blocs à poser sont sur place pour couronner les deux murs pignons.

Samedi dernier, j’ai organisé un « chantier » : avec mes deux « ouvriers » du jour,  (mon fils et mon cousin), nous avons mis en place en quelques heures les dix mètres de coffrage et de béton armé qui couronnent les baies du « rez de chaussée » du coté sud.

montage linteau 5m

Ce n’est pas a proprement parler difficile, mais c’est impressionnant.

D’abord pour travailler à cette hauteur, sachant que je n’ai toujours pas réussi à me procurer un échafaudage complet pour la façade, il faut être prudents, d’autant plus que la portion de mur comprise entre les deux fenêtres, qui ne tient encore à rien, un mur de blocs de béton cellulaire à 2,25 m de haut et sans croisements perpendiculaires ne supporte pas de pression latérale.

Ensuite, même si ça ne parait pas une grande distance, cinq mètres, c’est en réalité un module hors normes. Depuis que je compare ma construction avec d’autres, je me rends compte qu’une portée de 5 m est importante. Beaucoup de bâtiments ne dépassent pas des maximum de 3 à 4 mètres, avec des murs de refend, des colonnes armées ou tout autres solution pour limiter les portées. C’est sas doute une des grandes originalités du béton cellulaire de permettre cette performance.

Et enfin, les linteaux sont remplis de béton, ce matériau que je redoutais de manipuler en commençant la construction, parce que c’est lourd à cause des cailloux, sale et agressif à cause du ciment. Mais bon, j’ai ramené une demi tonne de cailloux 0/30, 150 kilos de sable et 4 sacs de  ciment et en 5 remplissages de la bétonnières, nous avions ce qu’il nous fallait.

Contrairement au BC, le béton de ciment se manipule à la pelle, par seau, par brouette, et il faut le monter à bout de bras jusqu’à l’endroit où on commence à le mettre en place, à le tasser, le faire rentrer dans les recoins des armatures. Mais à 17h00 (en ayant commence vers 13h00), nous étions au bout.

remplissage linteau U

Il ne me restait plus qu’à monter les trois rangs qui couronnent le mur sud, pour donner au toit les 5 degrés ou 9  % de pente nécessaire au toit de bac acier. C’est là que j’ai apprécié les blocs qui s’emboîtent l’un dans l’autre. J’ai pu placer pratiquement un rang complet à chaque fois sans devoir retravailler l’alignement, juste prendre soin de les poser sur un lit de colle assez régulier et horizontal pour que le mur soit bien vertical.  Une légère pression sur chaque bloc, niveau en main, une petite rectification d’emboîtement, et le mur s’est élevé de 25 cm en quelques minutes.

mur sud completComme le montre la dernière prise de vue, il ne reste plus que quelques blocs à ranger sur le mur pignon pour rattraper le niveau de la poutre, qui est ici figurée par un tronc de sapin. (j’en ai encore d’autres sur le terrain, mais pas assez pour faire ma charpente avec, c’est dommage!?)

le pignon ouest presque terminé

Les isolations du toit et des murs vont communiquer sous le toit, contre les poutres pour former un cocon bien continu et ne permettre aucun passage de chaleur une fois mises en place.

J’attends donc la livraison de mes poutres FJI, des lattes et de plaques de celit 4D (sous toiture, pare vapeur et contreventement tout à la fois). Ce sera la dernière étape pour assurer le hors d’eau.

A ce moment là, je suppose que je commencerai à avoir un peu plus de temps pour les considérations et explications sur ma construction.

Maintenant, j’y retourne, le camion livre lundi.