Archive for the ‘questions’ Category

problèmes d’étanchéité

mercredi, novembre 14th, 2012

Un correspondant Unknown me demande en MP :

« Autre question, comment cela se passe avec le passage des cables électrique? car l’électricien doit faire des saignées dans les murs, il faut donc mettre le parevapeur après le passage de celui-ci. Comment, alors, fait-on pour bien étanchéifier les cables fixés au sol? »

Chaque fois qu’un cable (un une autre conduite d’air ou d’eau) traverse une membrane d’étanchéité, il doit être entouré d’un manchon, une matière souple imperméable qui entoure la circonférence du cable et se prolonge à plat sur la paroi traversée.

On peut utiliser pour ça des produits sophistiqués en caoutchouc,

ou bien simplement un ruban adhésif de bonne qualité qui enserre le cable et se répand sur la membrane,

ou bien on perce un trou de plus petit diamètre dans la membrane si elle est assez souple et on scelle la partie qui se resserre sur le cable avec un bon adhésif

Avant de me lancer dans l’évaluation de l’infiltrométrie, c’était une grande question à mon sens : quelle sera la résistance des rouleaux de scotch qu’on répand généreusement dans une maison étanche ? Combien de mois cela va-t-il rester efficace?

Si vous vous demandez quelle est la durée d’un pareil scellement, on a récemment démonté des maisons passives en Allemagne en place depuis 15 ans, les adhésifs de l’époque (et on ne peut pas dire qu’on n’a pas progressé dans ce domaine) étaient toujours efficaces, parfois même plus, les microfissures étant bouchées par des poussières déposées !

Le problème est donc de réduire au minimum le passage des cables de l’espace protégé dans l’espace non protégé. Si on travaille dans une ossature bois, on passe les cables sous le pare vapeur  et on les fait entrer dans des blochets dits étanches, on en trouve maintenant à peu près partout, de qualité variable sans doute.

Le principe est que la paroi du blochet est assez souple pour se rétracter autour du cable.

Si l’étanchéité est assurée par le plafonnage comme chez moi, les cables sont posés dans les saignées  et recouverts de platre. Le passage d’un étage à l’autre devant la membrane de PE entourant les hourdis se fait dans le platre.

J’ai distribué les cables sous la chape au dessus des hourdis, ils se trouvent dans l’espace protégé à ce niveau. Je les ai encastrés dans les saignées prévues pour alimenter chaque blochet en les faisant passer à la base du mur, la couche de polyéthylène faisant à chaque fois office de joint, et le platre posé dessus a assuré l’étanchéité de tous ces passages. Puis les cables sont rentrés dans les blochets dans un scellement au platre. Comme il n’y a pas de sollicitation à ce niveau, le joint platre / gaine de cable reste étanche. S’il le fallait on pourrait ajouter un joint de silicone (il en existe de nos jours qui résistent bien au temps.

C’est mon expérience, je suppose que d’autres, professionnels expérimentés, pourraient rajouter des précisions utiles, mais avec ça, j’ai pu me débrouiller.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (2)

mercredi, juillet 25th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

Après l’histoire, les dessous de l’histoire

Il y a en premier lieu les motivations.

Et dans ce chapitre, deux question simples : pourquoi et quoi.

Le pourquoi s’explique assez bien au premier abord : pour celui qui a peu d’argent et beaucoup de temps, mettre la main à la pâte semble au premier abord un réflexe naturel. Dans une construction ordinaire – et peut être même dans toute construction – les matériaux comptent pour 40%, la mise en oeuvre (la main d’œuvre) encore 40 % et les 20 % restant constituent ce que j’appellerais « l’ingénierie ».

Fournir la main d’œuvre n’est pourtant pas aussi simple que ça pourrait le paraitre. Il ne suffit pas d’avoir du temps et de la bonne volonté, il y a des travaux spécialisés, qu’on n’apprend pas sur le tas, il y a des travaux dont l’ampleur dépasse les capacités d’une équipe d’une ou deux personne.

C’est une des clés de la réussite d’une construction autonome : déterminer quelles tâches je vais me réserver, et comment les accomplir, en acceptant que ce qui me dépasse, soit par la technicité, soit par les moyens à mettre en œuvre, doit être réalisé en faisant appel à l’extérieur. Si je me lance dans un travail qui va durer des années et dans lequel je vais laisser ma santé, je cours à l’échec. J’ai donc du apprendre au pied du mur, là où l’on voit le maçon, comment on fabrique une maison. Ou plutôt comment j’allais fabriquer ma maison.

Parce qu’ne construction n’est pas l’autre, et même si certaines règles de base, certains tours de main ne peuvent pas être remis en question, il y a de la marge pour l’ingéniosité, pour l’expérimentation, pour la réflexion au pourquoi et au comment des choses. C’est d’ailleurs une déduction que j’ai tiré de mon expérience. Si la construction passive a du mal a démarrer, et reste en général impayable, c’est avant tout parce qu’il s’agit de nouvelles méthodes, d’un enchainement de travaux et de phases qui rompt avec les habitudes, presque un nouveau métier.

Sans parler réellement chiffres, je ne vais pas étaler mes comptes ici en détail, je veux donner une appréciation : je n’ai pas économisé 60% sur le prix de ma maison. Mais quand je vois le résultat, par rapport au prix du marché d’une maison équivalente – et je ne dis pas une maison passive, juste une maison moderne – j’arrive à un profit de près d’un tiers, qui représente et ma peine et mon savoir. C’est-à-dire tout ce que j’ai appris, et dont je me suis servi pour arriver à mes fins.

Au pourquoi, j’ajouterai encore la dimension humaine : construire seul sa maison est un défi, une épreuve initiatique, un chemin d’évolution personnelle, de transformation intérieure. Même si ce n’est pas une motivation au départ, c’est un effet à la fin du chantier. Je suis d’ailleurs persuadé que les échecs en autoconstruction sont souvent plus celui de l’homme que celui de la maison.

A suivre …/…

maison passive et écologie

vendredi, juillet 6th, 2012

Je vibre d’émotion à l’idée que le projet « construction autonome d’une maison passive » tente tant de personnes de par le monde. J http://maisonpassive.choppin.be/?p=1536

A croire que finalement, le concept prend son envol, de plus en plus de constructeurs se rendent compte de l’impact des économies à faire dans le domaine de l’ECS et de la température ambiante à intérieur des habitations.

A preuve le prochain billet dont je vous régalerai après avoir reçu une journaliste qui veut me voir…

Mais je sais aussi que le principe « économies d’énergie » se confond parfois dans l’esprit de certains avec écolo-bio… ce qui n’est pas incompatible dans beaucoup de cas, mais pas nécessairement indispensable.

Une maison construite en matériaux traditionnels – pour autant qu’on calcule soigneusement l’énergie grise des matériaux utilisés – peut révéler un moindre impact environnemental, de par sa sobriété tout au long des années d’utilisation, qu’une maison construite en matériaux « écologiques », « naturels », mais donc l’empreinte est abominablement néfaste, soit par l’acheminement de diverses parties du monde, soit par l’épuisement des ressources naturelles non recyclables utilisées pour la construire, et par le fait que le chauffage individuel, même au bois, consomme pas mal d’énergie .

Je ne vais pas polémiquer pour l’une ou l’autre ressource, je voudrais seulement attirer l’attention sur certains composants :

La terre cuite (brique rouge) consomme plus d’énergie que le béton, en tenant compte du ciment qui le compose. Faut le savoir.

La demande croissante en liège, matériau noble pour l’isolation écologique, mais dont le pouvoir isolant n’est finalement pas si performant, a tellement augmenté la pression sur les ressources naturelles –les forets de chêne lige- que certains territoires vivent dès aujourd’hui une désertification irrémédiable.

Le bore est un élément très commun dans la nature, mais il ne se trouve sous forme de minerais que dans deux sites au monde, dons un seul est exploité (exploitable ?) et devient ainsi une ressource non renouvelable. De plus une concentration importante de bore provoque des intoxications redoutables…

Construire en bois retarde ou empêche la libération du CO2 constituant, mais se chauffer au bois par contre, libère le CO2 utilisé par les plantes pour leur croissance, et le processus n’est neutralisé après quelques années que si le combustible provient de ressources convenablement gérées : un arbre abattu, un arbre de remplacement prévu avant sa maturité,  un arbre planté dès l’abattage pour une future croissance du capital forestier.

Le système de VMC, s’il est appliqué dans une maison totalement fermée, où l’air n’entre jamais –sauf le sas d’entrée des habitants- que par l’échangeur de chaleur qui peut être équipé de filtres G7 ultra performants, ce système assure sans doute une qualité de « pureté » exceptionnelle. Il peut tenter des personnes qui ont des nécessités vitales sur ce plan, ou pour lesquelles la recherche de pureté de l’air confine au fantasme hypocondriaque. C’est comme l’alimentation bio : si elle n’est recherchée que pour l’absence de nuisance, elle ne contribue pas réellement à une prise de position écologique, juste à la satisfaction d’une recherche d’excellence.

Je connais encore beaucoup de contre exemples qui montrent que ‘l’excès en tout est un défaut », mais je livre déjà ces premisses à votre attention

 

ps:je ne résiste pas à l’envie de poster une nouvelle photo de mon « home ».

la pieuvre

lundi, octobre 24th, 2011

Bien qu’elle n’ait que 4 tentacules, ma « pieuvre » m’impressionne.
Pieuvre c’est le nom que je donne affectueusement à l’entrelacement de tubes qui raccorde l’unité centrale de la VMC2f (ventilation mécanique controlée à double flux) aux différentes entrées et sorties d’air.
Il s’agit de tubes protégés par un épais matelas – enveloppé d’aluminium pour qu’ils restent souples – matelas qui doit assurer une fonction de silencieux, ou du moins d’amortissement des bruits, en même temps qu’un role d’isolant.

Les deux tubes les plus à gauche sont ceux qui relient l’appareil à l’air extérieur. Celui qui est le plus près du mur conduit l’air du puits canadien jusqu’à l’entrée d’air frais, celui qui passe par devant conduit l’air vicié et refroidi vers la sortie et l’expulsion à l’extérieur.
De l’autre coté, vers la droite le tube qui longe le mur introduit dans le circuit l’air neuf réchauffé, alors que celui qui se contorsionne à coté rassemble l’air usé, encore bien chaud pour le conduire vers l’échangeur.

Tout cela s’est trouvé « miraculeusement » adapté à partir du moment où j’ai installé deux coudes pour permettre la connexion des tubes situés sur le devant de la machine, en effet l’épaisseur du manchon isolant m’interdisait de les emboiter directement dans les entées dédiées.
Cette faible distance entre le silencieux isolant et l’entrée dans la machine permet de se rendre compte de l’efficacité de la dite machine : à droite l’air usé chaud entre dans l’échangeur, on sent bien que ce tube est chaud, par contre après échange, l’air est expulsé par le coude situé sur la gauche de l’image, qui lui, est sensiblement froid. Je ne rejette donc quasi pas de chaleur à l’extérieur, bien que le débit actuel ne soit pas négligeable.

La mise en route a été instantanée : dès que j’ai reçu ce lundi le module de commande et que je l’ai raccordé, la machine s’est mise en route en mode forcé. Je vais la laisser un moment fonctionner – à petite vitesse c’est-à-dire « lüfterstufe 1 » – le temps d’assainir l’air que je devais jusqu’à maintenant ventiler manuellement en ouvrant les fenêtres tous les jours, aléatoirement et selon une efficacité incontrolable.

Au niveau du bruit, c’est « audible » dans l’espace technique bien sur à coté de la machine, et aussi près de la plus grosse bouche dans le salon –un peu trop à mon gout, mais c’est aussi une question de réglage, je l’espère.

quand on en tient un bon

lundi, octobre 24th, 2011

Il vaut mieux ne pas le lacher.
C’est par Quentin Goulard que j’ai eu les coordonnées de Jean Delire, qui a fait le test d’infiltrométrie.
Dans la jungle des professionnels de ce domaine, conseillers, techniciens, vendeurs ou installateurs de quelque chose, il est réellement difficile d’orienter la sélection de la personne qui conviendra pour le travail qu’on souhaite faire exécuter. J’ai donc fait confiance à l’homme de l’art. Je n’ai qu’a me féliciter de choix.
L’offre de prestation était assez nette et concise, mais je n’ai pas non plus demandé » de détails superflus : je savais ce dont j’avais besoin : test d’étanchéité et recherche éventuelle des fuites dans un bâtiment juste fini. Les moyens sont connus : utilisation d’une porte soufflante, repérage des fuites par fumée et/ou par thermographie si la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur le permet. L’offre comportait une prestation de 4 heures, avec un supplément si on devait continuer à chercher plus longtemps, quoi de plus normal.
À l’heure dite, M. Delire arrive avec son matériel, prise de contact assez sympa, il est évident que nous, aussi bien que Quentin, sommes sur des charbons ardents.
Il faut savoir que ma méthode de construction, dans laquelle l’étanchéité est assurée par la couche de platre, le plafonnage, interdit les tests préalables. Impossible de se faire une idée de la qualité de la construction, tant que les plâtres ne sont pas terminés, aucun scellement n’aura d’efficacité sur les fuites d’air, puisque la surface des murs en béton cellulaire est une « passoire » de ce point de vue. Passoire à très petits trous, sans doute, mais quand même, extrêmement perméable au regard des exigences du PHPP.
Et je n’ai bien sur pas de membrane d’étanchéité, le transfert de vapeur à travers la maçonnerie va s’autoréguler, puisque c’est principalement la ventilation de l’espace intérieur qui agira sur le taux d’humidité de l’ambiance de la maison.

Donc, nous sommes trois à surveiller les faits et gestes de notre technicien qui s’affaire à installer la porte, les capteurs de pression intérieure, extérieure, le moteur de l’aspiration et même le suivi sur le pc portable qui va enregistrer le test.
Je crois que ma plus grande « angoisse » concernait avant tout la capacité du poêle pour lequel j’ai reçu des assurances, mais pas encore le certificat PHI, a assurer l’étanchéité à l’air suffisante. Et si je m’étais mal fait comprendre, avec le fournisseur de l’est de l’Allemagne après duquel je me le suis procuré ? si ce n’était pas du tout un poêle destiné à une maison passive ? aie, aie, aie !
Quentin reprend les mesures de la maison,, qui diffèrent assez fortement des plans d’origine, puisque j’ai mélangé les mesures extérieures et intérieures, et que j’ai ajouté allègrement 20 cm sur chaque dimension. Je me retrouve avec un volume de 373 m³, alors que le plan n’en prévoyait que 343. Pratiquement 10 % .
Quelle importance, direz-vous, 10 % ça rentre encore dans les tolérances.
Hé bien, ça change quand on sait que l’étanchéité se mesure par le rapport du volume d’air qu’il faut ajouter ou enlever par unité de temps.
Donc la limite de 0,6 volume se traduit par une perte acceptable de 224 m³ par heure.
Le ventilateur se met en route. Le tableau de contrôle affiche la puissance développée et la quantité d’air brassée correspondante. Les chiffres montent au fur et à mesure de la mise en pression. Ils se stabilisent à 240.
240 m³ d’air renouvelé pour 373 m³ d’air contenu dans le bâtiment. Juste trop, il va falloir faire la chasse aux « trous » et tenter de réduire les pertes.
15 m³ ca représente un trou de 6 cm². Habituellement il n’y a pas un seul grand trou, mais beaucoup de petits.
On commence à chercher. Mr. Delire jette un coup d’œil circulaire et se dirige d’abord vers le poêle qui trône au milieu du séjour. Une main passe dans le bas, devant la grille décorative : c’est de là que vient le courant d’air.
J’ai vidé le cendrier il y a quelques minutes, pour éviter que les cendres restantes ne risquent de s’envoler. Et dans ma précipitation j’ai repoussé le tiroir sans le bloquer complètement.
Je reprends ma manœuvre, je relève la manette, le joint se compresse… et le régime du ventilateur change aussitôt : 192 m³, 0,52 volumes !
Merci à un technicien qui a aussi le filing ! Ca nous a évité de longues recherches.

Rencontres de l’éco-construction à Mons (compte rendu)

mercredi, octobre 5th, 2011

J’y étais… et je n’étais pas le seul.
Mais le soleil étant de la partie en ce dernier dimanche d’’été’, nous n’avons pas réuni l’affluence attendue.
A croire que les envies de construction peuvent être saisonnières; attendons le printemps, c’est à ce moment là que les oiseaux construisent leur nid.
Mais j’ai rencontré des tas de gens intéressants, en particulier un architecte qui a construit lui-même son lagunage, et ca marche !
A suivre donc

Rencontres de l’éco-construction à Mons

jeudi, septembre 22nd, 2011

Affiche EcoHomMONS- BD

J’y serai.
Je suis pressenti pour parler de conception passive, d’étanchéité et de ventilation, ainsi que du solaire thermique.
Mes domaines d’«expérience»

ça barde, ça barde ?

mardi, mai 31st, 2011

Depuis 15 jours, ça ne vous parait pas avoir beaucoup avancé, non ?

Il faut dire que j’ai prélevé une bonne semaine pour passer du temps à la mer avec mes frères et sœurs, accessoirement passer mon 65 ième anniversaire au repos et faire des plans sur la comete.

Il faut que je trouve une solution pour les coins du bardage. Ça peut se faire en métal, dit-on. Bof.

On peut mettre comme j’y songeais au départ, un profil spécial entre les deux lames croisées (angle mixte), mais outre que ça coute je ne sais pas du tout combien, il faut commencer par ça. Dans ce cas, j’ai un train de retard!

Il existe des équerres en bois (cornières). C’est vers cette solution que je me dirige, mais les seules qu’on m’ait présentées jusqu’à présent me paraissent beaucoup trop petites et fragiles ; juste 4 cm de recouvrement de chaque coté et 1 à 2 mm d’épaisseur. Fragile, sans doute.

J’ai même envisagé de les tailler moi-même dans un chevron de 6. C’est quand même du grand art pour réussir à faire à la scie circulaire des longueurs de 3 ou 4 m.

Donc je cherche encore un produit qui pourrait me simplifier la vie.  Peut etre celui-ci ?

Mais en tous cas, je me suis rendu compte en commençant à placer ce bardage, combien c’est agréable de clouer avec une cloueuse à air comprimé ! quand je pense au nombre de coups de marteau que j’aurais déjà du donner.

Et quand je réfléchis à ceux que j’ai déjà donnés ! 🙂

 

 

ooops ;-(

dimanche, avril 3rd, 2011

Quelques nouvelles en vrac : tout avance assez rapidement maintenant et de tous les cotés, donc il devient urgent de faire le point.

Tout d’abord, voici les carottes dont je parlais la semaine passée :

La seconde (ou première suivant le sens dans le quel on le prend) volée de l’escalier est définitivement coulée en béton. 5 marches avant le palier qui couvre la « cave » où j’ai installé le compresseur pour l’eau de pluie tirée de mes citernes.

M’inspirant du « plancher collaborant », j’ai utilisé comme coffrage une plaque de tole qui me restait de la toiture, et je la laisse sur place. Pas la peine de décoffrer dans un espace qui finalement ne sert qu’à alléger l’ouvrage.

Il nous aura quand même fallu huit brouettes de béton pour remplir ces 5 marches, en tenant compte d’une paillasse de 12 cm et des ancrages dans les deux murs latéraux. Ces marches ne reposent finalement que sur ces ancrages, puisque la chape qui est dessous, reposant sur la couche d’isolation en PUR, ne peut en réalité rien porter. aussi j’ai doublé le ferraillage, par mesure de prudence

Même format de marche (27 cm de marche, 17 cm de contre marche) même foulée, cet escalier est incroyablement confortable. Et c’est tant mieux, parce que je pense qu’on y passera assez souvent.

À la suite de ce nouvel aménagement, j’attendais la livraison et l’installation de la nouvelle cuisine que nous avons commandée chez eggo ®. Livraison le 25, les monteurs étaient à pied d’oeuvre le 29. Équipe agréable, consciencieuse, inventive. Ils ont eu un peu de stress avec le plan de travail et j’ai hélas l’impression qu’ils n’ont pas réussi à placer correctement la contre porte du surgélateur.

Tout est bien qui finit bien… quand c’est fini.

Je dis ça parce que j’ai eu LA mauvaise surprise de ce chantier à mon arrivée sur place vendredi après deux jours d’absence.

Une inondation totale du rez de jardin, pas de courant – le réseau électrique sous eau – la distribution d’eau dans la cuisine présente pour le moins des faiblesses.

En quatrième vitesse, couper les robinets d’arrêt, tenter d’isoler les murs les plus détrempés, aérer et commencer à sécher.

Comment localiser les fuites, qui ne sont pas apparues jusqu’à aujourd’hui ?

De toute évidence, c’est sur les nouvelles liaisons que j’ai mis en route vers la cuisine que se situent les pertes. Et je me rends compte qu’une partie du réseau n’a pas été testée : il n’y avait pas d’eau chaude ni de moyen de mettre de la pression sur les conduites qui desservent la cuisine quand j’ai posé la lignes d’alpex. Ce détail m’a échappé après la fin des platres et la mise en service du ballon d’eau chaude.

Ce qui devait arriver est arrivé, une des deux conduites qui alimentent l’évier de la cuisine n’est pas étanche.

Le plus gros inconvénient est que, comme j’ai laissé couler cette fuite pendant mes deux jours d’absence, il faut maintenant attendre que tout sèche avant de pouvoir intervenir.

Que celui qui n’a jamais fait de bourde me jette la première pierre. Je suis à mon sens assez puni de mon insouciance sans subir vos sarcasmes.

« Il faudrait que vous me souteniez plutôt que de m’écraser » dit en ce moment même un autre personnage célèbre, lui aussi victime de ses prises de positions toutes personnelles. Enfin, il n’ya que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas. Puisse cette aventure me servir de leçon.

marbella

dimanche, mars 20th, 2011

Ca sonne comme une plage de la costa del sol, mais c’est le nom de ce qui me tiendra lieu de « fer à repasser »

En effet je viens de prendre une importante décision concernant le chauffage d’appoint de la maison passive.

En constatant que durant les deux mois de novembre et décembre, nous avons eu 4 h d’ensoleillement en 60 jours, force m’est de constater que durant huit longues semaines, je n’aurais eu avec l’appoint électrique, qu’un maigre filet d’eau tiède et beaucoup de difficultés à compenser les deux degrés de différence entre l’air entrant et l’air sortant de ma VMC.

Un ou deux jours avec l’appoint électrique, c’est tout à fait possible, mais huit semaines, ça fait long. Il faudrait donc renforcer les équipements minimum que j’ai prévu (pour l’eau, réchauffeur de passage à 5 l/min, et pour l’air, chaufferette avec une résistance de 1500 w).

Hors la consommation d’électricité devrait à mon sens rester très marginale en ce qui concerne le chauffage. Il est capital de réserver le pétrole à la chimie, l’électricité –on la dit « énergie noble », qu’elle le soit donc- au développement de puissance (le travail, en somme), et la production de chaleur aux ressources qui la produisent directement : soleil, bois, biomasse, etc.
J’ai sur mon terrain plusieurs stères de bois coupé, et là où je suis, c’est un sous produit valorisé comme ils le peuvent par les exploitants forestiers. Cette sorte de bois est inutilisable pour la menuiserie et donc convient tout à fait à cet objectif. Le dégagement de CO2 provoqué par cette combustion sera compensé assez rapidement (dans le siècle qui suit) par la saine gestion de la forêt dans laquelle je construis. Écologiquement, l’empreinte sera minime.

Vous vous en doutez, je viens de décider d’installer finalement un poêle à bois.

Mais pas n’importe lequel. Ma première prospection sur le marché des poêles convenant pour les maisons passive m’avait fort déçu : prix surfait, surdimensionnement des appareils, et limitation des performances à la production d’air chaud.

Le surf a parfois du bon : j’ai fini pas trouver mon bonheur sur un site allemand.

J’ai tapé « poêle bouilleur », et j’ai trouvé parmi les 29000 réponses obtenues, un lien vers le site de ofenseite.com où j’ai trouvé :


Très allemand malgré quelques traductions, moi qui ai des difficultés avec les langues germaniques ( 😉 ), je me suis accroché et j’ai fini par prendre contact. J’ai reçu en retour, avec une proposition de commande, une description détaillée et technique de l’appareil.

Puissance 10 kW, 90 % consacré au chauffage de l’eau, régulation de transfert de chaleur, foyer étanche et , ô surprise, ô bonheur, une certification mais hélas pas encore celle du PHI, Passiv Haus Institut.


Zut et rezut, moi qui croyais me lancer dans l’appel d’offre pour un test d’infiltrométrie, je dois d’abord installer ce poêle et assurer l’étanchéité des conduites !

Entre temps, j’ai avec l’aide de Douglas – ou plutôt Douglas avec mon aide – résolu le problème de la PC (prise de courant en jargon d’installation électrique) qui n’était alimentée que par une phase. Le cable du neutre n’était pas correctement raccordé au « wago » de la connexion précédente dans le circuit ! je pense que je vais faire le tour de mes boites pour inspecter les points faibles que je pourrais avoir laissé derrière moi.


Et à temps perdu, je continue à bichonner la préparation de l’installation de la cuisine pour le 29/03 : placer les robinets double service, vérifier les dimensions de la hotte, la boite de dérivation pour le branchement de la taque à induction… Il ne me restera plus qu’à coller les évacuations d’eau, mais pour cela, j’attends que le monteur soit sur place pour me certifier que je ne devrai pas les déplacer pour qu’il puisse mettre ses meubles.