attente (n+1)

6 janvier 2012

Voilà, le dossier (de demande de prime à la Région Wallonne) est bouclé.
Il a été posté le dernier jour valable de 2011, j’ai donc reçu hier un accusé de réception m’informant qu’il est à l’étude.
il ne me reste plus qu’à prendre patience en attendant la décision finale.
Sur ce plan là, c’est donc la calme. Plat.
En attendant, mon poele me chauffe et reconstitue l’accumulation de chaleur qui fait l’inertie de la dalle entre le rez de chaussée et le rez de jardin, qui constitue la clé de la conservation de la chaleur par temps nuageux sans soleil, en mon absence. Et on dirait que ça marche
la semaine dernière, en quatre jours d’absence, je n’ai perdu que deux degrés de température moyenne dans la maison, de 21 à 19 °, en ayant laissé la VMC fonctionner normalement (en principe, je devrais la mettre en position « absent » quand je pars pour plusieurs jours, mais j’avais oublié!)

Par contre il me reste pas mal de travail pour terminer l’aménagement intérieur de ma nouvelle demeure.
Le premier étant la division de rez de jardin en pièces par des cloisons légères.
En effet, je sens bien que le rendement de la VMC à ce niveau laisse a désirer. Les deux bouches d’insufflation d’air neuf ne sont pas placées pour un espace unique, et l’absence de cloisons empêche l’air de traverser toute la pièce, il se dirige selon la voie la plus directe, tout droit le long du plafond vers la bouche d’aspiration dans la salle de bain.
Mais comme j’ai déjà placé des placards pour diviser l’espace, et que je ne voudrais pas les démonter, je suis à la recherche d’un montage de cloison qui ne demanderais pas à être accessible des deux cotés. j’avais pensé à un profil sandwich, placoplatre, laine de roche, placoplatre, à fixer sur une latte de bois ou un rail metalstud, mais la Belgique semble réticente à ce produit, distribué en France. Sans compter le prix de base, si je dois encore ajouter un transport international, j’ai peur que ça chiffre.
Je tente donc de me retourner vers une autre solution plus ou moins équivalente, le carreau de platre. Plus lourd, il a l’avantage de demander moins de lattes de montage. Mais il n’est pas non plus distribué en Belgique!
je tourne donc me semble-t-il autour de la quadrature du cercle (ou de l’hexagone, au choix)
Enfin, on a a vu d’autres!

retour sous pression

22 décembre 2011

Pendant que je passais mes journées à marcher dans la pampa patagonienne et les Andes à la recherche de la faune et de la flore sud-américaine, il se passait des choses en Belgique
Après 540 jours de grossesse (crise politique belge 2010-2011), nos hommes (et femmes) politiques ont accouché d’une merveille inespérée: un gouvernement.
nous avons appris la nouvelle lors de nos pérégrinations, puisqu’en argentine, si le gsm ne passe que dans quelques villes, tous les cafés, hotels et restaurants sont équipés de Wifi gratuit;
Nous avons donc aussi été mis au courant des premières mesures prises par nos élites: suppression immédiate de toute forme de subvention et crédit d’impot pour la belle maison passive que nous venons d’achever.
Il faut dire que la pilule est amère: sans cet appoint, pas de plancher dans les chambres, et la réalisation du lagunage risque d’être assez compliquée.
Heureusement une revirement de dernière minute semble nous mettre en position de rattraper le train de justesse. si le dossier est introduit avant le 31/12, nous sauverons la mise.
Mon architecte met les bouchées doubles pour remplir les formalités nécessaires, je cours à la recherche de toutes les pièces justificatives. c’est la course pour le moment.
Pendant ce temps, je suis retourné à cerfontaine. j’ai du constater qu’en un mois et demi d’absence d’habitants et de soleil, la température intérieure est descendue à 10°5, la température effective du puits canadien. Un peu de feu dans le poele bouilleur et en quelques heures, la température remonte sensiblement: en six heures nous atteignons les 18 ° dans le séjour, même si les chambres sont encore à 15°.

standby

7 novembre 2011

Hier soir, j’ai vidé la poubelle et la boite aux lettres, j’ai confié ma clé au voisin et je prends la route.
Prochaine étape Ushuaia.
Retour le mois prochain.
Il faut profiter du printemps pour aller voir les baleines de la péninsule de Valdez, et marcher sur les glaciers du grand sud.

A nous Perrito Moreno !
voir la suite sur choppin.be

automatique

31 octobre 2011

Depuis aujourd’hui, le fonctionnement du poêle bouilleur hermétique qui a pour mission d’apporter à ma maison passive le complément de chaleur dont elle a besoin est devenu automatique.
Ce qui ne signifie pas qu’il s’allume tout seul, non, je ne donne pas dans la science fiction.
Mais simplement que l’asservissement de la commande du circulateur qui transfère la chaleur du serpentin bouilleur est maintenant commandée par le boitier qui se trouve fixé au mur derrière le poêle.

Un allumage a été nécessaire pour régler le thermostat même si la journée ayant été à moitié ensoleillée, le ballon d’eau chaude avec ses 49° n’avait pas réellement besoin d’un coup de pouce.
Lors de l’allumage, j’en profite pour régler en même temps les entrées d’air extérieur. Lors du premier essai, je les trouvais trop larges, le feu s’allumait rapidement et la montée en température a été difficile à régler. Lors du second allumage, le feu a pris beaucoup plus lentement, et cette fois, c’est encore plus lent. Je ne voudrais pas risquer d’étouffer la combustion et de provoquer une production de CO. Même si je suis persuadé que le risque reste minime, j’améliore l’admission d’air frais. Du coup le feu monte plus rapidement, atteint assez vite la température nécessaire à porter l’eau à 50°, et j’enclenche le circulateur.
Le démarrage de l’échange de chaleur fait baisser la température dans le poêle, le circulateur s’arrête, le poêle chauffe de nouveau, le circulateur se réenclenche.

La stabilisation se fait rapidement, la température d’échange monte facilement à 70-80°. Le temps de combustion des deux morceaux de charme que j’ai mis dans le poêle est suffisant pour faire remonter la température du ballon à 70 °. Le poêle s’éteint gentiment pendant que le circulateur s’arrête.
Comme le besoin de chaleur était faible, la température de la pièce est montée d’un cran. Il fait déjà 24 ° dans le salon. J’ai comme l’impression que je vais passer l’hiver en t-shirt !
Un petit coup d’aération -totalement manuelle, pour coup, en ouvrant les fenetres – corrige la surchauffe, et la VMC fera le reste.

la pieuvre

24 octobre 2011

Bien qu’elle n’ait que 4 tentacules, ma « pieuvre » m’impressionne.
Pieuvre c’est le nom que je donne affectueusement à l’entrelacement de tubes qui raccorde l’unité centrale de la VMC2f (ventilation mécanique controlée à double flux) aux différentes entrées et sorties d’air.
Il s’agit de tubes protégés par un épais matelas – enveloppé d’aluminium pour qu’ils restent souples – matelas qui doit assurer une fonction de silencieux, ou du moins d’amortissement des bruits, en même temps qu’un role d’isolant.

Les deux tubes les plus à gauche sont ceux qui relient l’appareil à l’air extérieur. Celui qui est le plus près du mur conduit l’air du puits canadien jusqu’à l’entrée d’air frais, celui qui passe par devant conduit l’air vicié et refroidi vers la sortie et l’expulsion à l’extérieur.
De l’autre coté, vers la droite le tube qui longe le mur introduit dans le circuit l’air neuf réchauffé, alors que celui qui se contorsionne à coté rassemble l’air usé, encore bien chaud pour le conduire vers l’échangeur.

Tout cela s’est trouvé « miraculeusement » adapté à partir du moment où j’ai installé deux coudes pour permettre la connexion des tubes situés sur le devant de la machine, en effet l’épaisseur du manchon isolant m’interdisait de les emboiter directement dans les entées dédiées.
Cette faible distance entre le silencieux isolant et l’entrée dans la machine permet de se rendre compte de l’efficacité de la dite machine : à droite l’air usé chaud entre dans l’échangeur, on sent bien que ce tube est chaud, par contre après échange, l’air est expulsé par le coude situé sur la gauche de l’image, qui lui, est sensiblement froid. Je ne rejette donc quasi pas de chaleur à l’extérieur, bien que le débit actuel ne soit pas négligeable.

La mise en route a été instantanée : dès que j’ai reçu ce lundi le module de commande et que je l’ai raccordé, la machine s’est mise en route en mode forcé. Je vais la laisser un moment fonctionner – à petite vitesse c’est-à-dire « lüfterstufe 1 » – le temps d’assainir l’air que je devais jusqu’à maintenant ventiler manuellement en ouvrant les fenêtres tous les jours, aléatoirement et selon une efficacité incontrolable.

Au niveau du bruit, c’est « audible » dans l’espace technique bien sur à coté de la machine, et aussi près de la plus grosse bouche dans le salon –un peu trop à mon gout, mais c’est aussi une question de réglage, je l’espère.

quand on en tient un bon

24 octobre 2011

Il vaut mieux ne pas le lacher.
C’est par Quentin Goulard que j’ai eu les coordonnées de Jean Delire, qui a fait le test d’infiltrométrie.
Dans la jungle des professionnels de ce domaine, conseillers, techniciens, vendeurs ou installateurs de quelque chose, il est réellement difficile d’orienter la sélection de la personne qui conviendra pour le travail qu’on souhaite faire exécuter. J’ai donc fait confiance à l’homme de l’art. Je n’ai qu’a me féliciter de choix.
L’offre de prestation était assez nette et concise, mais je n’ai pas non plus demandé » de détails superflus : je savais ce dont j’avais besoin : test d’étanchéité et recherche éventuelle des fuites dans un bâtiment juste fini. Les moyens sont connus : utilisation d’une porte soufflante, repérage des fuites par fumée et/ou par thermographie si la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur le permet. L’offre comportait une prestation de 4 heures, avec un supplément si on devait continuer à chercher plus longtemps, quoi de plus normal.
À l’heure dite, M. Delire arrive avec son matériel, prise de contact assez sympa, il est évident que nous, aussi bien que Quentin, sommes sur des charbons ardents.
Il faut savoir que ma méthode de construction, dans laquelle l’étanchéité est assurée par la couche de platre, le plafonnage, interdit les tests préalables. Impossible de se faire une idée de la qualité de la construction, tant que les plâtres ne sont pas terminés, aucun scellement n’aura d’efficacité sur les fuites d’air, puisque la surface des murs en béton cellulaire est une « passoire » de ce point de vue. Passoire à très petits trous, sans doute, mais quand même, extrêmement perméable au regard des exigences du PHPP.
Et je n’ai bien sur pas de membrane d’étanchéité, le transfert de vapeur à travers la maçonnerie va s’autoréguler, puisque c’est principalement la ventilation de l’espace intérieur qui agira sur le taux d’humidité de l’ambiance de la maison.

Donc, nous sommes trois à surveiller les faits et gestes de notre technicien qui s’affaire à installer la porte, les capteurs de pression intérieure, extérieure, le moteur de l’aspiration et même le suivi sur le pc portable qui va enregistrer le test.
Je crois que ma plus grande « angoisse » concernait avant tout la capacité du poêle pour lequel j’ai reçu des assurances, mais pas encore le certificat PHI, a assurer l’étanchéité à l’air suffisante. Et si je m’étais mal fait comprendre, avec le fournisseur de l’est de l’Allemagne après duquel je me le suis procuré ? si ce n’était pas du tout un poêle destiné à une maison passive ? aie, aie, aie !
Quentin reprend les mesures de la maison,, qui diffèrent assez fortement des plans d’origine, puisque j’ai mélangé les mesures extérieures et intérieures, et que j’ai ajouté allègrement 20 cm sur chaque dimension. Je me retrouve avec un volume de 373 m³, alors que le plan n’en prévoyait que 343. Pratiquement 10 % .
Quelle importance, direz-vous, 10 % ça rentre encore dans les tolérances.
Hé bien, ça change quand on sait que l’étanchéité se mesure par le rapport du volume d’air qu’il faut ajouter ou enlever par unité de temps.
Donc la limite de 0,6 volume se traduit par une perte acceptable de 224 m³ par heure.
Le ventilateur se met en route. Le tableau de contrôle affiche la puissance développée et la quantité d’air brassée correspondante. Les chiffres montent au fur et à mesure de la mise en pression. Ils se stabilisent à 240.
240 m³ d’air renouvelé pour 373 m³ d’air contenu dans le bâtiment. Juste trop, il va falloir faire la chasse aux « trous » et tenter de réduire les pertes.
15 m³ ca représente un trou de 6 cm². Habituellement il n’y a pas un seul grand trou, mais beaucoup de petits.
On commence à chercher. Mr. Delire jette un coup d’œil circulaire et se dirige d’abord vers le poêle qui trône au milieu du séjour. Une main passe dans le bas, devant la grille décorative : c’est de là que vient le courant d’air.
J’ai vidé le cendrier il y a quelques minutes, pour éviter que les cendres restantes ne risquent de s’envoler. Et dans ma précipitation j’ai repoussé le tiroir sans le bloquer complètement.
Je reprends ma manœuvre, je relève la manette, le joint se compresse… et le régime du ventilateur change aussitôt : 192 m³, 0,52 volumes !
Merci à un technicien qui a aussi le filing ! Ca nous a évité de longues recherches.

test d’infiltrométrie

18 octobre 2011

S’il y a une chose qui peut etre stressante lors de la construction d’une maison passive (ou meme avec un BBC, l’étanchéité est aussi exigeante) c’est la validation de l’étanchéité à l’air.
Quand on a compris le pourquoi et le niveau d’exigence que représente ce test, on stresse quand même un peu.
J’ai passé la nuit à me dire que tant pis si c’est raté, j’espère seulement que je pourrai corriger er rattraper la sauce.
Verts 9h00, mon architecte arrive, suivi de près du testeur.

Bonjour, premier tour de piste : a quoi ressemble le batiment, est-ce que les données des plans sont toujours valables ? un recalcul rapide permet de se rendre compte que le volume théorique de 340 m³ est dépassé. Les mesures prises par Quentin permettent de relever le chiffre à 373,42 m². C’est important parce que les calculs se font sur base de ce volume.
Pendant ce temps Jean Delire monte la porte soufflante dans la porte d’entrée, installe son matériel, table, ordinateur, et le test peut commencer.

Première mise en pression. Alors le niveau 0,6 nous donne droit à 224 m³ l’écran de contrôle du testeur nous donne une valeur de 244.

Aïe ! il y a un trou d’environ 6 cm² a découvrir et a refermer.
Notre testeur s’avance dans la pièce et se dirige tout droit vers le poêle : ça vient de la en bas. Le tiroir du cendrier n’est pas bien fermé. Je viens de vider les cendres (pour éviter que la dépression ne les fasse voler, le cas échéant) et je n’ai pas repoussé à fond.

Immédiatement le chiffre change au cadrant : 190 m³ ce qui signifie 0,52.
On peut immédiatement crier victoire, le reste du test n’est plus qu’une formalité.

Les mesures en continu vérifient les valeurs de départ :

En dépression, le niveau d’étanchéité est de 0,52 volume/heure sous 50 Pa, en surpression, il est de 0,53.
La certification passive n’est plus qu’une question de patience.

0,52

18 octobre 2011

Test d’infiltrométrie en cours
Volume du batiment recalculé= 379 m³
Limite de renouvèlement d’air * 0.6 = 224m³
Premier test = 192 m³
La valeur limite de 0,6 n’est pas atteinte, avec assez de certitude pour laisser tranquillement le test se dérouler .

Champagne !

comment allumer un feu de bois

13 octobre 2011

par françois

Horrifié par la dernière production de ton blog, je me permets de te donner ma méthode pour allumer un feu de cheminée, sachant bien que tu seras obligé de l’adapter pour allumer un poêle.
J’ai la chance et la patience de disposer d’un stock de brindilles en fagots
(1)
et de buchettes patiemment récoltées lors de mes élagages, entre 1 et 4 cm de diamètre
(2).
Le tout évidemment bien sec. Pour construire mon feu, l’important
(3)
est de faire un échafaudage au dessus du papier, sur lequel je pose quelques brindilles
(4)
et ensuite une dizaine de bûchettes en commençant par les plus petites
(5).
Après avoir enflammé le papier, j’attends que tout ce petit bois ait bien pris pour faire s’effondrer l’échafaudage qui reposait sur les chenets. Si ton échafaudage est auto-combustible, tu n’auras donc plus qu’à te préoccuper d’ajouter une bûche. L’important est que le poids du bois n’étouffe pas le feu du papier et des brindilles.

Étanchéité des chassis

13 octobre 2011

Dans le dernier tour de piste avant le test d’(infiltrométrie, j’ai reçu ce mardi la visite – attendue ! – de mon menuisier et fabricant de fenetres.

Je lui avais demandé de venir faire un dernier réglage de tous les chassis, pour éviter de perdre du temps mardi prochain a tenter de colmater des fuites dans les joints de fenetres. J’ai peur qu’il y ait bien assez d’autres points à régler sur place avec mon pistolet de colle et mon rouleau d’airstop.

Il s’est avéré que deux chassis étaient fortement déréglés :

- celui de la chambre par laquelle nous sommes beaucoup passés pendant les travaux, dont la fourchette de l’oscillo-battant avait entamé un mouvement de descente préjudiciable à son bon fonctionnement,

- et le panneau a translation du coté de la cuisine, qui n’a jamais véritable réussi à se fermer correctement. Il a fallu changer les gaches.

Encore un petit réglage des gonds de la porte d’entrée – bien que celle-là, justement risque de ne pas être testée, sauf à placer la blower door dans une autre ouverture -, et le tour est fini.

Merci M. Vertommen !