j’ai le plaisir de communiquer le demarrage d’un nouveau chantier.
ho ça va, la Belgique est pleine de chantiers avec la belle saison qui s’annonce.
mais celui-la n’est pas sur la route, il est au village de Waterloo, et il a petit nom
passés au passif
bien venue à vous, dans le monde des passionnés passionnants.
un petit nouveau
18 avril 2012les capteurs thermiques
31 mars 2012je viens de recevoir le message suivant :
08h39
pulsar
Bonjour Chomich ,
(je saute quelques lignes pour en arriver à la question : )
il y a un sujet pour lequel vous n’avez pas donné beaucoup de détails ( à moins que je ne les ai ratés ?? si oui corrigez-moi ) ,
c’est le poste des panneaux solaires ( à tubes ) que vous avez placé.
je n’ai pas vu d’info sur le calcul /dimensionnement qui vous a conduit à installer cette surface-puissance -là ,
raison du choix tubes contre panneaux plans, pourquoi ce fournisseur- là , marque du matos, etc , prix ? satisfaction après l’ hiver et maintenant début de printemps
( sans vouloir paraître trop intrusif , )
Pour répondre à cette question, je vais me défausser sur mon installateur qui a fait lui-même les calculs, mais je crois que j’en connais une partie :
l’avantage des capteurs à tube est double
- d’une part ils sont légèrement plus performants, surtout sous nos climats, et le montage à très forte inclinaison majore le rendement hivernal, quand le soleil est bas sur l’horizon, -ou du moins en demi-saison, quand il n’apparait que de rares heures de la journée:
- d’autre part, ils ont le grand avantage de mobiliser une faible quantité d’eau, puisque la chaleur est accumulée dans un corps métallique qui chauffe l’eau par contact rapide, et donc la vidange automatique est facilitée.

Parce que la vidange automatique me semble un plus : l’eau, comme fluide caloporteur, n’est pas sous pression permanent, elle n’est injectée dans le circuit à l’extérieur du volume protégé que quand elle peut être chauffée, il n’y a donc aucune nécessité d’y rajouter un antigel, même par -15° au cœur de l’hivers, l’installation ne craint pas le froid.
Et quand en plein été, le rendement dépasse de loin les possibilités d’absorption, un système verre métal sera plus tolérant qu’un autre à une éventuelle surchauffe.
Quand au matériel, il s’agit pour les tubes d’une production d’origine extrême orientale (entendez, de chine, oui, j’ai honte, mais voilà, il faut faire des choix, et j’avais confiance dans la fabrication du lot importé d’où sont extraits mes tubes). La réserve d’eau chaude est par contre une production européenne, le système Solaris m’a séduit par le fait qu’il ne contraint pas à entretenir une réserve d’eau chaude à autre température. Et permet de se contenter de la production solaire même quand elle n’atteint que 45 °: aucun risque sanitaire, la réserve sert à une production instantanée, l’eau ne stagne jamais à basse température avant d’être utilisée aux besoins sanitaires, donc aucun risque de légionellose ou autre saleté..
avec la météo de ces derniers jours, le printemps doit être superbe dans le bel endroit où vous avez construit ..
Oui, ces derniers jours, il a fallu veiller à éviter la surchauffe, la production quotidienne dépassait les 20kwh. Il faut dire que même si la maison est bâtie en plein bois, elle dispose d’un espace dégagé qui favorise un ensoleillement du matin au soir. J’en ai profité au maximum, surtout qu’avec le changement dheure, c’est justement la semaine où les jours rallongent
!
Il va de soi que je joindrai les calculs en m², kwh et degrés quand j’aurai plus de précision, mais voilà déjà un avant gout de mes motivations pour ce système.
poele bouilleur ?
22 mars 2012Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..
J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).
Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.
changement d’adresse
16 mars 2012C’est fait. J’habite maintenant
route communale, 1 H
5630 Cerfontaine
C’est désormais mon adresse postale.
Exit l’avenue des Hêtres, 34, qui restera encore quelques temps (années ?) l’adresse cadastrale de ma nouvelle maison. Il faut bien que l’info circule, et dans ce domaine, elle ne va pas très vite.
Il faut dire que je posais un problème à beaucoup de monde – je me suis rendu compte que même si je en suis pas le seul, nous sommes quand même peu nombreux dans ce cas – en disposant de deux accès à la voire publique. Et vouloir en changer officiellement n’est pas une chose facile.
Historiquement, l’affaire a débuté il y a trois ans quand j’ai eu l’autorisation de construire ma maison. Comme je voulais la poser en haut de mon terrain, il me paraissait normal d’accéder au chantier par la route du haut, plutôt que de faire transiter matériaux, matériel et visiteurs par le domaine et un chemin à construire sur ma parcelle.
Raisonnement qui a touché immédiatement les édiles de ma commune puisque j’ai sans délais obtenu l’autorisation d’ouvrir ce nouvel accès.
La où les choses ont commencé à se corser, c’est quand il a fallu donner mon adresse postale. Le numéro 2 se situe à 10 m de chez moi, plus loin. Le numéro 1 n’étant pas utilisé, je me le suis approprié. Mais il n’avait pas d’existence légale (Google ne me retrouve pas, ou seulement de façon approximative, ni la plus part des Gps)
Et les deux autres maisons qui me précèdent dans la rue ne sont pas numérotées, du moins le numéro qui leur est attribué n’a pas la logique que j’aime…. Puisque je voisine avec les numéros 38 et 40,
Je passe sur l’origine de cette anomalie qui tient a des raisons aussi historiques qu’administratives, en lien avec l’incurie de certains et l’insouciance d’autres…
Donc je me suis posé sur la route communale, mais quand j’ai déclaré que je voulais y habiter, je me suis fait répondre que ma maison n’avait pas d’existence légale…
Il a donc fallu procéder à une enquête de police et solliciter l’intervention des copropriétaires du Domaine du Bois du Seigneur et du Revleumont (c’est le nom officielle de l’asbl qui gère les problèmes communs aux habitants du quartier) pour que ma maison porte enfin un numéro !
Et maintenant c’est fait. Heureusement, parce que mon facteur – ma factrice – commençait à se faire des cheveux blancs.
Maison passive et autoconstruction
16 mars 2012A voir
Plateau : Maison passive et design autoconstruite à Vaux sur Sûre
Après avoir autoconstruit leur 1ère maison en 2009, Jeremy et Caroline ont voulu réitérer l’expérience mais cette fois, dans un style totalement différent ! Ici place au contemporain et aux économies d’énergies puisque leur nouvelle maison est passive et design. Cédric et Virginie vous feront découvrir l’habitation de ces fans de l’autoconstruction !
Brik’expert : Se chauffer aux énergies renouvelables
Bois, solaire thermique ou encore la géothermie, les énergies renouvelables sont de plus en plus utilisées comme techniques de chauffage. Mais quelle énergie choisir ? Et quels sont les coûts d’installation ? Tentative de réponse dans ce brik’expert.
cette émission qui est peut être encore à voir sur le site de la rtbf, démontre encore une fois que la construction autonome est avant tout une affaire de décision individuelle.
Etre du milieu, avoir travaillé dans la bâtiment ou dans le bois, ça aide, c’est sur.
Mais finalement la somme de connaissances nécessaires à une autoconstruction est disponible de nos jours, à la portée de chacun.
Et pour qui a une brique dans le ventre, c’est possible.
Même quand on s’imagine avoir deux mains gauches et dix pouces comme dit le présentateur !
Certifiée!
28 février 2012Fonctionnement normalisé !
25 février 2012Depuis la mise en route du radiateur sèche serviette de la salle de bain qui est sensé fournir l’appoint complémentaire de chaleur par la salle de bain où se trouve une bouche d’aspiration (air aspiré plus chaud que la température moyenne de la maison = échange de chaleur amélioré = air pulsé plus chaud que si on n’avait pas chauffé la salle de bain… Bon pour ceux qui pédalent, je la referai encore, tant je trouve ca génial) depuis cette mise en route dis-je, j’avais un souci de circulation. Comme l’arrivée de l’eau venant du ballon tampon se fait par le plafond, il manque dans le circuit un purgeur qui permettrait de maintenir le tout en pression.

Et donc, depuis mardi ce purgeur a été placé. Il a fallu un peu de temps pour que la température du radiateur monte correctement, (le purgeur automatique prend son temps pour évacuer l’air qu’il collecte) mais maintenant c’est fait : il est régulièrement autour de 40 ° avec un ballon entre 50 et 60 °.
Avec ça, il fait 21 ° dans la salle de bain, 20, ° dans le séjour et 18 dans les chambres. L’idéal donc.
Hier nous avons eu un peu de soleil. Et je me suis inquiété (pour rien, je crois)
Les pompes se sont mises en route correctement, mais à chaque démarrage, la température des tubes diminuait : mise en route vers 70°, ils descendent très vite en dessous de 50, et même de 40 °. Je m’affolais en me disant qu’ils ne s’arrêtaient pas correctement. Finalement je me suis demandé si c’est la température en haut du ballon ou celle en bas qui compte pour la régulation ? la température du bas était aux environs de 30 °.
Ce qui m’amène à repenser que le poêle chauffe principalement le haut du ballon, ce qui fait une telle différence entre les deux zones : quand le ballon chauffe au soleil, la différence entre le haut est le bas du ballon est plus faible, il faut que je pense (à vérifier).
Autre remarque : est-ce que je suis juste quand je pense que le robinet d’arrêt central de la clarinette qui contrôle la pression des circuits doit être ouvert, pour que la pression du circuit radiateur profite aussi de la pression installée dans le circuit du poêle bouilleur.

Ce circuit est particulièrement petit : j’avais à un moment 2 bars de pression, j’ai fait sortir un quart de litre et la pression est directement tombée à 1,4 bar.
Voilà l’état de l’installation qui a produit 8,9 kwh d’eau chaude hier.
K30 ou maison passive
23 février 2012Trop de vulgarisation peut conduire à de mauvaises compréhensions nuisibles. Je pense que c’est ce qui se passe entre le K30 actuellement visé comme bonne norme d’isolation et les 15 kwh/m².an de la maison passive.
Beaucoup de gens, enthousiasmés à l’idée de réduire à presque rien leur consommation de chauffage, K30, pourquoi ne pas augmenter l’isolation de ma construction, et arriver ainsi à un K15, j’aurai une maison passive.
Hélas, les chiffres sont souvent trompeurs. Il y a 15 et 15 !
En réponse à un post sur un forum d’econologie.com
je répondais il y a déjà presque deux ans
« Ce n’est pas le Kxx qui détermine le caractère d’une maison passive.
C’est la consommation (en Kwh/m²/an) et l’étanchéité à l’air (0,6 vol/h sous 50Pa) ainsi que la résistance à la surchauffe.
La confusion vient de ce que le chiffre 15 est le nombre de base pour la consommation d’une maison passive (en kw/m² de surface au sol et /an)
En réalité, une maison passive aura bien souvent un K inférieur à 15, mais elle aura surtout un équipement de contrôle de la ventilation et de récupération de la chaleur qui permettra de rester en dessous de la limite en besoin de chauffage. »
Visiblement, la confusion persiste !
C’est vrai que grossièrement, la capacité d’isolation des parois de la maison passive conduit à un K de 15 ou probablement un peu moins (chez moi j’arrive à K12 en suivant le calcul conventionnel.
Mais ça ne signifie en rien que la consommation d’énergie suivra !
En effet, si le test d’infiltrométrie donne un résultat intéressant, pas le 0.6 vol/h N50, mais déjà 1, ce qui correspond à l’exigence BBC, la consommation en énergie pour le chauffage passe déjà à 17 kwh/m²an. Et si l’étanchéité est peu soignée, qu’elle correspond à une valeur courante, pas les 10 vol/h d’un bâtiment années ‘50, mais seulement déjà 3 vol/h, la consommation en énergie pour le chauffage monte déjà à 28 kwh/m².an ! %Malgré l’effort d’isolation qui donne un K15 !
Je trouve donc très important de faire comprendre aux bâtisseurs en général, maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre, entrepreneurs ou chefs d’équipe, maçons, couvreurs, plafonneurs, électriciens, etc, que le contrôle des besoins en chauffage dépend tout autant de l’étanchéité à l’air que du soin apporté à l’isolation des parois.
Et je n’ai encore rien dit des ponts thermiques, qui peuvent influencer encore plus les besoins en chauffage !
Donc je résume (à la grosse louche, les decimales sont négligées) pour un petit 150 m²:
-oui, je sais, 150 m² ça la fait pas, 280 ce serait mieux, mais là je suis plus dans la course…
Isolation ancienne K80, étanchéité à l’air 10 vol/h, consommation annuelle 4500 l mazout
Isolation courante K45, étanchéité à l’air 5 vol/h, consommation annuelle 1500 l mazout plus l’ECS
Isolation soignée K30, étanchéité à l’air BBC 1 vol/h, consommation par an 800 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité à l’air bâclée 3 vol/h consommation par an l’équivalent de 400 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité passive 0,5 vol/h, consommation 15 kwh/m²an, par an 2000 kwh 400 € d’éléctricité, 150€ de bois….
Juste pour voir que finalement, repenser le système constructif ça peut devenir bon pour le portefeuille.
pour moi, avec mes 130 m², j’en suis à 1 bon stère et demi de bois depuis l’été dernier, chauffage et eau chaude ensemble. mais il reste encore un mois d’hivers, quand même.
Cloisons
20 février 2012Encore un grand pas a été franchi. Nous avons réussi à déterminer le bon aménagement de l’espace sommeil, et j’ai monté les cloisons qui le séparent en trois :
Au bas de l’escalier la grande armoire de bureau que nous avons trouvé chez Troc, crée notre « cuarto matrimonial » en étant intégrée dans la cloison qui le sépare du reste. Contre la paroi nord sud est installé une grande garde-robe (une armoire à vêtements, si vous préférez).
J’ai ainsi créé un couloir qui longe la salle de bain, donnant accès à l’espace de rangement et conduisant à la chambre ouest. Les grands placards sont bien nécessaires dans une maison qui n’a ni cave ni grenier. Ni même (encore) de garage ou de cabane de jardin.. excepté la carcasse de la caravane qui occupe encore le centre du terrain.
Donc le reste du sous-sol est constitué par une « grande chambre » de 5,50m/5.50m. J’y installerai un dortoir pour les enfants, et entretemps, la pièce servira aussi de bureau ou d’atelier. Et le long de la paroi nord sud qui sépare les deux chambres, j’ai construit un placard que je fermerai avec les portes de la grande garde-robe de chêne que je ne savais où placer. Le fond et les cotés n’avaient pas grand intérêt, mais les deux immenses portes cirées depuis de nombreuses générations seront du plus bel effet sur un mur blanc.
Il ne me reste plus qu’à poser les portes ;o) travail de précision, je ne compte pas m’en sortir de sitôt, parce qu’entre temps, il a fallu intervenir sur les capteurs thermiques. Pour une raison encore mystérieuse, un joint serti a lâché lors du grand gel 15 degrés sous zéro durant la première quinzaine de février) et il a fallu le remplacer ce week-end.
Et comme en plus de ça, la distribution d’eau sur le domaine est interrompue, pour cause de fuites générales dans de nombreux compteurs, il y a des risques de surchauffe dans mon poêle, que je surveille come le lait sur le feu. En effet, l’appoint d’eau froide en cas de dépassement de la température d’eau est connecté au réseau de distribution, sensé être plus stable que l’approvisionnement en eau de pluie ! je pense que je me suis trompé dans la confiance que je peux faire à l’INASEP (le distributeur d’eau ici en Wallonie)
Bien, cette fois-ci je me passerai de photos, mais je me rattraperai quand les vacances de mi-trimestre seront terminées. Pour l’instant, les journées sont assez bien occupées par la présence de mes trois petites filles bruxelloises. Semaine rose !
au-delà du k30, rentable ?
18 février 2012J’ai suivi la discussion sur bricozone avec attention, mais je n’ai pas trouvé la place pour intervenir entre « pro » à tout crin et « anti » sans doute encore plus passionnés.
A croire que dès qu’on touche à la construction, on déclenche des reflexes conditionnés et des émotions cachées. Passionnant
)
Moi, j’ai construit passif. Construction autonome… ( autoconstruction comme on dit) parce que j’avais trop de temps et pas assez d’argent pour faire tout faire, ce qui m’a évité les problèmes d’entrepreneur qui voudrait bien mais qui ne sait pas, ou qui sait mais qui n’arrive pas à faire exécuter ce qu’il sait par ses ouvriers,,,
Au départ, je pensais seulement à une construction adaptée à son milieu (environnement boisé) plutôt bioclimatique, mais je voulais
- ne pas devoir attendre 24 h pour qu’il fasse bon dans la maison après une absence de trois jours
- ne pas devoir éponger des tonnes d’eau sur les murs à cause de l’humidité ambiante
- ne pas dépenser des sommes folles pour chauffer les petits oiseaux

L’architecte auquel j’ai présenté mes exigences m’a dit : maison passive.
Ha bon en v’la une autre, c’est quoi ça la maison passive ? J’ai tout appris sur le tas en construisant moi-même suivant ses conseils… et mes propres recherches. Il y a tout ce qu’il faut sur le net et dans les salons, les rencontres avec des gars allumés par la chose…
Méfiant toujours, j’ai fait mettre dans le contrat avec l’architecte : certification passive souhaitable, mais non exigée. Je ne voulais pas qu’il me fasse rajouter des frais inutiles et un surcout inabordable pour moi.
Des chiffres :
Surface : deux niveaux de 65 m² intérieur (total 130 m²)
Budget 110000 euros en autoconstruction, équivalent à 150000 si j’avais fait appel à des entreprises.
L’architecte a appliqué son pourcentage sur ce prix équivalent, c’est devenu un forfait comprenant :
projet et introduction du permis d’urbanisme
cahier des charges
suivi de chantier (autant et même plus de visites que j’en avais besoin)
calcul PHPP et introduction du dossier de demande de prime.
Construction « en dur » (dalle flottante, béton cellulaire, plancher de hourdis béton, toiture bac acier) avec isolation de 30 cm de ouate de verre, triple vitrage et chassis passifs (Uw 0.6 facteur solaire 0,7, le plus gros poste de la construction, réellement plus cher, mais plus efficace que du double vitrage, ça met en valeur tous les autres efforts d’isolation) VMC DF Paul installée par mes soins (récupération de la chaleur à 92% selon certifications), ECS solaire thermique avec réserve Sanicube, plus un petit poêle bouilleur Ofenseite (consacré à 90 % au chauffage de la réserve d’eau en l’absence de soleil).
Le chauffage d’appoint consiste en un sèche-serviette dans la salle de bain, branché sur l’accumulateur d’eau chaude.
Test d’étanchéité à 0,52 volume/heure sous 50 Pa, K calculé selon les anciens formulaires de la région wallonne K12, consommation selon le PHPP 12,8 kwh/m².an.
Alors, le passif plus cher ? pas à ce que j’en crois, mais bon… ce n’est que mon opinion. et je ne vais pas reconstruire à coté de la mienne une maison traditionnelle k30 pour pouvoir comparer.
Et je suis certain qu’en faisant moi-même, je ne suis ni plus ni moins expérimenté qu’un entrepreneur qui construit sa première maison passive. Juste que les techniques utilisées sont adaptées au travail d’un homme seul sans grand outillage.
Ce que j’ai appris en le faisant c’est que l’isolation permet de ne pas produire des calories qu’on disperse dans l’environnement. Mais surtout (Vanma ne me contredira pas), que l’isolation c’est conserver la température intérieur par contrôle de la ventilation (étanchéité à l’air au moins aussi importante que lutte contre la fuite des calories).
Alors, la maison passive, seule solution d’avenir ?
Peut être qu’avec l’expérience accumulée, on réussira à simplifier les techniques, les rendre abordables à chacun -dans une ou deux générations de constructeurs ;-( – peut-être qu’on trouvera des solutions moins dépendantes des fournitures (j’ai toujours peur d’une panne générale d’électricité, même si j’en consomme peu, je ne peux pas être autonome dans de domaine)
Dernière constatation, qui vaut quand même son prix, le confort. Il faut l’avoir vécu pour le croire. C’est réellement une autre façon d’habiter, il ne faut pas y croire, il faut l’expérimenter.
Désolé si j’ai été long, et encore je suis loin d’avoir tout dit
