Posts Tagged ‘VMC2f en pratique’

aujourd’hui il pleut

lundi, août 8th, 2011

Sur le front des travaux, ce sera une accalmie …

A l’extérieur, parce qu’il y a encore assez de travail à l’intérieur.

Hier j’ai reçu la visite de Ronnie et Annemie, qui sont venu voir comment je me suis débrouillé avec mon réseau de VMC. Ils m’ont donné les dernières consignes pour les montages que je ne parvenais pas à résoudre (placement des bouches sur les arrivées de tubes, placement des silencieux, placement des raccords souples (qui doivent encore être livrés, et mise en route de l’Unité centrale.

Nous avons discuté du fonctionnement du puits canadien, puisque je n’ai pas encore posé le bypass. Je ferai fonctionner l’installation avec le PC en continu jusqu’au moment où. Et c’est là que se joue le véritable calcul.

Aucune moyenne inférieure de température journalière (de nuit) n’est supérieure à 12 °. Les moyennes supérieures de température journalière (de jour) ne sont supérieures à 14 ° que d’avril à septembre. Les moyennes de température supérieure ne sont jamais enregistrées au-delà de 23 °. Donc la fermeture du PC (et donc le blocage du bypass en position air atmosphérique) ne se justifie que pendant les mois de printemps et d’été pendant la journée. C’est justement dans ces périodes qu’on a tendance à couper la VMC  pour profiter de l’ambiance et de l’atmosphère de la forêt.

La conclusion rapide est : pas de bypass sur mon installation, il ne sera de toute façon jamais amorti. Maintenant, je vais tenter le test pendant 12 mois pour me rendre compte si mon raisonnement tient la route.

D’ailleurs, même s’il est impayable, je crois que je l’utiliserais s’il m’apporte du confort supplémentaire. Mais j’en doute de plus en plus.

En attendant de me remettre à la VMC, j’ai passé la journée à placer un WC intégré dans la toilette du rez de chaussée. Derrière la porte (qui n’est pas terminée, pas de serrure ni de cadre au chambranle ) l’espace  est assez vaste pour que la pièce reçoive non seulement cette affectation mais surement aussi celle de rangement pour des tas de trucs qui n’ont pas trouvé leur place dans l’armoire balais de la cuisine, comme les rallonges de la table de la salle a manger, les réserves de produits d’entretien et de Papier hygiénique ou la collection de BD, mais ça, ce n’Est pas absolument original.

 

Par ailleurs, si je me suis assez bien tu en toutes les langues ces dernières semaines, c’est que j’ai reçu un avis

M’informant que mon blog  au lieu de répandre la bonne parole,  se sentait investi d’un pouvoir malin.

Avec Antoine nous lui avons tordu le cou et je souhaite que cela ne vous a pas découragé de vous tenir au courant de l’évolution de ma construction.

D’autant qu’une ritournelle ancienne va enfin prendre fin : quand nous aurons la terrasse ?…

Parce que nous l’avons la terrasse, presque terminée. En construisant les bases de la coursive, j’ai jeté en même temps celle de la terrasse qui permet de sortit au rez de jardin sans passer par une marche de 50 cm de haut.

Le résultat est saisissant. Ce bois a passé deux ans à l’air, il est tout a fait acclimaté au Revleumont, il se place quasi sans problème. Les solives qui supportent la terrasse sont placées à 50/60 cm, et chainées tous les 80 cm au maximum.

Résultat, un ensemble souple et stable, exactement ce qui donne le confort d’une terrasse. il faudra encore terminer les cotés et adapter quelques marches par devant pour y accéder sans sauter 50 cm à chaque fois.

passive positif-négatif

mercredi, février 23rd, 2011

J’ai déjà dit ici que Ronny et Annemie Reygel sont venu à Cerfontaine pour nous expliquer comment monter le réseau de la VMC.

Ça a été l’occasion d’un petit bout d’explication et de discussion sur le principe et les effets de la maison passive.

Ronny est « tombé dans la marmite » très jeune, puisque cela fait maintenant 15 ans qu’il s’intéresse aux énergies alternative et qu’il en a fait son métier.

Sa maison est très basse consommation sans avoir satisfait aux caractéristiques de la maison passive. Il est très engagé dans le domaine, mais pas ‘intégriste’ pour un sou. Dans tous les cas selon lui,  il faut tenir compte des couts et trouver l’équilibre raisonnable entre performance énergétique et possibilité de mise en œuvre.

Il a pu nous donner aussi son appréciation de l’influence de la VMC dans une maison. Le point le plus remarquable étant le faible taux d’humidité, que les distributeurs proposent de compenser avec des équipements aussi simples ou sophistiqués que peut le souhaiter le client.

Mais pour nous le problème se pose différemment, puisque c’est justement cette caractéristique qui nous a fait opter pour d’abord pour la maison passive, et en conséquence pour la VMC2f. Dans une forêt, l’air est toujours humide et même le puits canadien ne va pas l’assécher. En effet dans les 50 m de parcours de l’air en sous sol jusqu’au moment d’être introduit dans la maison, l’air se réchauffe en hivers et si le taux d’humidité diminue, la quantité d’eau en suspension ne diminue pas. L’air qui entre dans l’espace protégé n’est donc pas dépourvu d’humidité. Et en été quand le puits canadien est « bypassé » pour que la VMC puise l’air directement dans la forêt, cet air n’est toujours pas sec, la forêt est un milieu habituellement plus humide que le reste des territoires environnants.

Un autre aspect de la VMC est l’importance de la propreté du système pour éviter les problèmes connus par les climatisations mal saines.

Ce sujet est souvent source de peurs d’autant moins rationnelles qu’elles affectent un domaine dans lequel nous sommes, pour la plupart d’entre nous, très sensibles : la santé.

Pourtant, quoi de plus simple que de nettoyer une ou deux fois par an, et plus souvent si on le souhaite ou si on en sent le besoin, un réseau de canalisation qui a été conçu pour cela. Encore faut-il le concevoir dans cette optique. Et c’est la qu’intervient un « truc » simplissime= entre chaque accès aux canalisations, d’une bouche de ventilation à l’autre, un fil (une cordelette) est positionnée en attente lors du montage. Au moment du nettoyage on y attache une « brosse » , un écouvillon de dimensions appropriées, et une nouvelle cordelette, puis on tire. On récupère la brosse et on laisse la nouvelle cordelette en place jusqu’à la prochaine intervention. Pas besoin d’appareillage sophistiqué ou surpuissant, pas besoin de main d’œuvre spécialisée, on fait ça avec le nettoyage de printemps, et le reste du temps on profite des bienfaits de la ventilation.

J’aurai encore d’autres réflexions à ajouter, mais je ne voudrais pas lasser…