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au suivant

samedi, janvier 10th, 2009

Puisque ni les pages d’or ni le bouche à oreille ne nous ont conduit à la perle rare, il faudra bien emprunter d’autres chemins. Il nous reste :

 

– Les coordonnées du prof d’une nièce, un féru de techniques de construction permettant de mettre la construction basse énergie ou même passive à la portée de tous : rendez-vous dans un mois ;

 

– Et la référence d’un bureau bruxellois qui a été remarqué par une revue que nous avons achetée, qui a commis ceci :

de l’intérieur

vue sur la forêt

vue sur la forêt

blotti dans la forêt en haut d’une pente,

et vue de l’extérieur

entrée et ouverture sur la forêt

entrée et ouverture sur la forêt

(pour en voir plus allez à  habitation privée à Villers-la-ville)

Séduit par l’aspect à la fois brut et raffiné de la conception, par les méthodes constructives rigoureuses et respectueuses et de l’environnement et des besoins de l’habitant, je vais voir.

 

Je suis enchanté du premier contact, pourtant je suis encore réticent à solliciter un architecte qui devra venir de loin pour accompagner ma construction. Faire plus d’une heure de route dans chaque sens me semble un obstacle assez grand our que l’hésitation me retienne encore. Le frein est assez fort pour que je continue à chercher.

 

Toujours dans le souci de trouver dans une situation géographiquement proche, je consulte par internet la liste des architectes du département des Ardennes. Quelques coordonnées me séduisent, en particulier une adresse à Givet: un nom accompagné d’un lien vers un site http://www.qga.be  sur lequel je trouve des explications séduisantes et des réalisations assez variées dans un rayon raisonnable autour de notre terrain pour que je tente ma chance.

 

Rendez-vous pris, il faudra encore que le concept de maison passive fasse son chemin dans mon esprit. Ce n’était pas ma visoin de départ.

…/…

 

 

 

 

 

 

Quel architecte ?

vendredi, janvier 9th, 2009

 Quel sont les rôles et les missions de l’architecte ?

En Belgique, il est obligatoire de faire appel à un architecte, non seulement pour l’établissement des plans, mais également pour le contrôle des travaux. La mission de l’architecte ne se limite pas au dessin des plans. Il répond à un programme et un budget. Il conçoit le projet dans ses détails techniques et intervient dans tous les stades de la construction du bâtiment jusqu’à sa mise en service. L’architecte peut d’autant mieux remplir sa mission qu’il suit l’opération de bout en bout

Il faut savoir que le permis de bâtir ne sera délivré que si l’architecte chargé de ce contrôle est repris sur le formulaire de demande de bâtir que signe le maître de l’ouvrage. L’architecte, quand à lui, signale qu’il est chargé de l’établissement des plans et/ou du contrôle des travaux légalement imposé et s’engage, en cas de mission complète, à faire part au collège des bourgmestre et échevins de toute décharge prématurée de contrôle de l’exécution des travaux. Dans ce cas, il est nécessaire de choisir un autre architecte pour terminer la mission.

 

 

Partant du principe que la construction  devra être suivie de bout en bout par un maître d’œuvre, à mon sens ce ne sera pas de pure forme. Et si je dois collaborer avec un architecte, j’aime mieux que ce soit avec quelqu’un qui partage avec moi des concepts essentiels sur le travail que nous allons mener à bien en commun.

 

Le choix de l’architecte est libre sous réserve bien évidemment d’être régulièrement inscrit à l’ordre des architectes dont il dépend. Le contrat qui lie le maître ouvrage et l’architecte est un contrat de louage d’ouvrages qui peut se définir comme le contrat par lequel une personne s’engage à exécuter un travail de manière indépendante moyennant un prix ou un honoraire.

 

 

Vous voyez donc combien le choix de ce collaborateur peut être capital. Aussi pour ne pas me tromper, je me résous à en consulter plusieurs.

 

Mais comment trouver des architectes à qui demander une entrevue pour les tester ?

Ma première démarche consiste à chercher près du lieu où se fera la construction. Les pages d’or pourraient me donner des indications. Je tâche de les recouper en cherchant dans mes connaissances quelqu’un qui connaît quelqu’un… L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours me donne une adresse près de la botte du Hainaut.

Téléphone : cet architecte est à la tête d’un bureau spécialisé dans la construction de bâtiments industriels, une maison de vacances ne fait pas partie de ses programmes, il me refile le nom d’un ses copains de promotion.

 

Première visite à quelqu’un qui a établi son bureau à la campagne, qui respire le grand air, qui semble avoir de l’expérience. Le premier abord est décevant : il habite une grande bâtisse traditionnelle rénovée dans le genre actuel, très mal orienté, froide et noire dans la partie professionnelle. De quoi me faire douter de son intérêt pour une maison bioclimatique. Quand je lui parle de suivre moi-même le chantier en faisant appel aux différents corps de métier nécessaires, il sourit gentiment. Je ne parle donc même pas d’autoconstruction, j’ai la sensation qu’il ne comprendrait pas le mot. Je lui donne mon budget : il prend sa calculette et me donne la surface du bâtiment qu’il pourrait me proposer 60 m² de la cave au grenier. Un « carré » de 5 mètres sur 6 sur deux niveaux dans lequel il faudrait loger de petites pièces standard.

Envolés mes rêves d’espace modulable à volonté, extensible en fonction du nombre de participants à la fête, il faudra rentrer dans le concept cuisine – salle de bain – garage et tant pis pour les visiteurs éventuels.

La déception ne se lit pas sur mon visage, je n’ai pas encore assimilé le concept qui m’est présenté, je n’arrive pas à faire le lien avec ce que je porte en moi comme espoirs et projets.

Retour la case départ : un coup de fil pour renoncer à cette collaboration et je me tourne vers l’adresse suivante.

 

Ici, l’accueil est meilleur, plus d’écoute. L’autoconstruction est pensable mais visiblement celui-ci n’est pas extrêmement intéressé par le bioclimatisme, même s’il en applique certaines recettes, et il n’a que je sache, pas d’expérience dans l’encadrement d’un « castor ».

 

Passons donc au suivant : une adresse à Liège. Un profil intéressant, une âme d’artiste, un savoir faire pour économiser les sous de son client, mais il habite un peu loin pour que je croie à un suivi constant et sans difficulté supplémentaire.

 

Au suivant donc.

…/… A suivre

une maison passive?

jeudi, janvier 8th, 2009

Au-delà de ces préliminaires, nous nous sommes mis en quête d’un architecte.

Pourquoi passer par un architecte pour une conception aussi simple, me direz-vous, si vous n’êtes pas au fait de nos conditions belges ?

D’abord parce que c’est obligatoire. En Belgique, il n’y a pas de permis de construire sans mission complète d’un architecte.

Alors, puisqu’il le faut, autant choisir celui qui nous conviendra le mieux.

 

A ce stade, rien n’est défini sauf les exigences minimales : une maison qui supporte notre absence (ce n’est pas a priori notre résidence permanente) sans sentir le moisi ni le renfermé, une maison qui accepte de se réchauffer correctement quand nous l’habitons, mais qui ne vide pas notre tirelire quand nous n’y sommes pas, une maison qui cohabite avec les arbres qui nous entourent mais qui nous permet de nous réfugier au chaud dans un douillet cocon de civilisation quand les intempéries nous font regretter le soleil.

Et enfin une maison qui se laisse construire, aussi grande que possible pour notre minuscule tirelire, une maison qui grandisse avec nos idées et notre famille, une maison qui porte notre empreinte à nous.

 

Nous nous mettons en quête du collaborateur idéal. Un architecte qui connaît les techniques modernes de construction bioclimatique, qui accepte de travailler avec un autoconstructeur et qui ne prend pas au tragique les valses hésitations qui ne manqueront pas, j’en suis presque certain.

 

Plusieurs visites sont nécessaires avant de découvrir le correspondant qui nous convient. A chaque contact je me rends compte de ce que je ne veux pas comme type de collaboration. Pourtant certains de ces archi sont extrêmement enthousiasmants. Développant leurs idées, ils nous apprennent à quoi il faut faire attention pour arriver au bout de notre projet.

 

Le dernier est le bon : ils nous explique – et nous convainc – que ce qu’il nous faut, c’est un maison passive, et que ça cadre avec notre budget et nos exigences. Une isolation maximum, en autoconstruction ça ne coûte pas plus cher qu’une construction normale, puisqu’en contrepartie, la maison ne sera pas chauffée de manière traditionnelle. Une ventilation dynamique, ça permet d’éviter qu’en notre absence, l’humidité – et le froid qui l’accompagne – ne puisse s’installer à l’intérieur.

 

Mais je reviendrai sans doute sur ces arguments qui finissent pas nous convaincre, et nous signons : l’étude de notre projet peut commencer dès la fin des vacances. La première esquisse nous plait,

 

Vue en élévation du plan proposé, à partir du centre du terrain.

Vue en élévation du plan proposé, à partir du centre du terrain.

 

 Conception Quentin Goulard, Architecte – http://www.qga.be

Nous l’amendons, l’avant projet est bouclé début décembre et le dossier de demande de PU s’achève cette semaine. Lundi nous le signons et allons le déposer au service de l’urbanisme de la commune de Cerfontaine.

A lundi donc

 

…/… A suivre