ouate de laine de verre insufflée

J’ai donc choisi de remplir mes caissons d’isolation extérieure en ouate de laine de verre supafil ®.

Au départ j’avais envisagé la cellulose, mais le coefficient lambda de ce produit ne me donnait pas –avec l’épaisseur envisagée des caissons – la performance nécessaire des parois pour arriver au 15 kWh/m².an du PHPP. Le λ admis pour le PHPP est pour la Ouate de Cellulose 0,04 et pour la Ouate de laine de verre  0,034 W/mK.

En appliquant U : e (épaisseur) / λ (Lambda) j’avais pour la cellulose Up = 0,088 et pour la ouate de verre Up = 0,080. Cette simple petite différence me permettait de ramener le Besoin de chaleur de chauffage annuel de 16 à 15 kWh/m².an et donc de satisfaire aux critères maison passive.

Donc

Méthode utilisée: Méthode mensuelle Certification standard passif: Critères respectés ?
Besoin de chaleur de chauffage annuel: 15 kWh/(m2a) 15 kWh/(m2a) oui

Au lieu de

Méthode utilisée: Méthode mensuelle Certification standard passif: Critères respectés ?
Besoin de chaleur de chauffage annuel: 16 kWh/(m2a) 15 kWh/(m2a) non

De plus la ouate de laine de verre est plus légère : 32,540 kg / m³ dans mon cas.

Et dernier avantage, non des moindres, l’entreprise que j’ai choisie n’exigeait pas de moi des caissons étanches entre eux. Au contraire, la communication entre les murs et le toit m’a permis d’être certain d’éviter tout pont thermique entre les murs et le toit. Du sol au sol, le matelas de flocons blancs est continu.

Parmi les autres aspects comparatifs, j’ai

produit recyclé pour les deux (sauf que :cellulose 100 %, laine de verre, 60% ?)

énergie grise – Ouate de cellulose en panneaux : 160 kWh/m3 – matelas de laine de verre 250 kWh/ m³ c’est sans doute moins pour les deux produits en vrac insufflé mais je n’ai pas trouvé les données comparables.

Résistance au feu : la cellulose est Classée au feu M1 par PV du CSTB, ce qui veut dire qu’elle est autoextingible. La laine blanche Supafil atteint la réaction au feu A1 selon les normes Européennes, elle est incombustible.

Perméabilité à l’eau : la cellulose ne peut être mouillée. La ouate de laine de verre n’est pas sensible à l’eau.

Additifs : la cellulose est protégée par des sels de bore – je dirai un jour ce que je pense du borax…. La laine de verre contient jusqu’à 2 % de silicones.

Lieu de production et circuit de distribution : les deux produits viennent d’Allemagne, et les placeurs à choisir provenaient d’un rayon de plus de 100 km de Cerfontaine.

Tout bien compris, la qualité du rapport avec l’artisan me semblait primordiale. J’ai finalement opté pour le meilleur rapport qualité prix, et je dois dire que l’équipe qui effectue l’insufflation me donne satisfaction.

Le plus impressionnant c’est la rapidité du procédé. Entre mardi matin 10h et jeudi 13h, 70 m³ de cette ouate ont trouvé leur placer dans les murs et le toi, à l’aide de la machine

Et des hommes

Encore une étape passée

À suivre …/…

8 Responses to “ouate de laine de verre insufflée”

  1. aude dit :

    whaw !

  2. QGA dit :

    Pour la laine de verre supafil, il me semble qu’elle est composée de 98 % de laine de verre recyclé (et non 60 %).
    Pour la cellulose, je ne sais pas quelle est la part de sel de bore, mais ça représente au moins 1 % non ?

  3. Michel dit :

    renseignements pris…

    emmanuel30 le 19/04/2007 in http://forums.futura-sciences.com/habitat-bioclimatique-isolation-chauffage/140641-sel-de-bore-prix.html
    La ouate de cellulose ** est protégée par 5 % de sel de bore et 5% d’acide borique.
    Je ne connais pas la différence entre les deux mais dans l’entreprise ou je travaille « centrale nucléaire » l’acide borique est manipulé à diverses occasions.
    Pour l’instant il n’est pas classé CMR (risque : cancer-mutation- reproduction)
    Cependant le SCAT (service central d’appui en santé au travail) à rendu un avis défavorable à cause du risque possible d’altération de la fertilité et du risque possible pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant « mutagène ».

  4. Mathieu Berquet dit :

    Bonjour,
    D’abord bravo pour votre projet.
    Je me demandais comment vous fixez vous poutres en façade sur le départ en bas du mur ? Avez vous fixé une lisse basse ?
    Merci
    Mathieu

  5. Michel dit :

    bonjour et merci pour le commentaire
    dans l’article les caissons (bis)http://maisonpassive.choppin.be/?p=635 de mai, on voit assez bien le montage que j’ai utilisé: les poutres sont fixées verticalement au mur, puis contreventées par un lattis recouvert de Celit (on aurait pu mettre le celit puis le lattis…)
    les caissons sont fermés en bas par une plaque d’osb qui sert seulement à empecher la ouate de s’échapper de sa boite.
    les poutres sont fixées au mur avec des clous Hema, pas de risque que ça bouge, elle sont « suspendues » sur la paroi de béton cellulaire

  6. Benoit dit :

    je publie un commentaire plus ou moins opportun: visiblement je me demande si l’auteur tient compte de ce qu’est qu’une maison passive, ou s’il veut seulement mettre en avant l’utilisation de produit « ecologiques »
    Bonjour,
    Petite erreur, dans votre article, vous calculez le U par un ép/lambda. Or c’est là la formule du R. En réalité U = lambda / épaisseur. A vrai dire, je ne comprends pas comment vous obtenez 0,08 et 0,088.
    autant pour moi, il faudrait lire U = lambda / ep; mais en réalité, on calcule d’abord la valeur R de la paroi, en sommant les valeurs R de chaque couche, puis on fait U = 1/R. Quant au détail du calcul, voir la page « Valeurs U » du formulaire utilisé pour le calcul PHPP.

    Mais le lambda est loin d’être le seul critère.
    Concernant la légèreté de la ouate de LV, est-ce vraiment une qualité à rechercher en toiture?
    Une des grandes qualités visées pour un isolant en toiture est une bonne capacité thermique (chaleur spécifique), qu’on cherchera la plus élevée possible pour augmenter le déphasage, càd une bonne isolation contre les chaleurs estivales. Alors que la cellulose a une capacité thermique de l’ordre de 2000 J/kg K (la fibre de bois fait encore mieux avec 2400), les laines de verre/roche tournent autour de 750-800.
    n’oublions pas la situation de la construction: en pleine forêt, dans un climat assez pauvre en ensoleillement, tempéré, la déphasage est de faible importance. et je rajoute Ouate de laine de verre, pas laine de verre. le comportement de ce produit n’est pas identique à ce fait un matelas traditionnel de laine de verre avec des additifs (colle)
    par contre, pour un auto constructeur, le critère de poids peut avoir une importance primordiale, meme si dans ce cas, j’ai fait appel à une entreprise pour réalise l’insufflation de l’isolant

    Vous avez fermé vos caissons avec un excellent produit: la membrane pro clima intello.
    Je suppose que vous savez comment fonctionne cette feuille aux capacités « intelligentes ».
    Détails ici http://www.proclima.com/co/FRN/fr/intello_sys-html

    Cette membrane de par son ouverture à la diffusion de vapeur d’eau s’accorde particulièrement avec les isolants naturels (cellulose, fibre de bois…) qui réagissent bien à la diffusion de vapeur d’eau, de par leur capacité à stocker puis restituer de la vapeur d’eau. Qualités inexistantes chez un isolant non naturel.
    l’isolant utilisé, supafil, de par sa structure (fils très fins roulés et agglomérés en petites boules) réagit assez bien à la diffusion de vapeur d’eau, meme s’il la retient moins bien que les isolants a base de cellulose. mais surtout la diffusion de vapeur n’est pas un problème considérable dans un espace sous VMCDF: la ventilation double flux gère les échanges de vapeur en meme temps que la récupération de chaleur; il n’y a donc pas lieu de se préoccuper de la capacité de la paroi à « perspirer », transpirer ou toute autre comportement du meme style. Il faut ajouter que l’imperméabilité demandée aux paroi concerne avant tout les mouvements d’air

    « Perméabilité à l’eau ». Je suppose que vous voulez parler de perméabilité à la diffusion de vapeur d’eau. Caractérisée par la valeur µ (mu), elle est =1 et identique entre la laine de verre et cellulose. Par contre ces deux isolants, une fois humides, ou pire trempés, voient leur qualité isolante chuter. C’est donc égalité pour ce critère entre LV et cell.
    je ne parle pas de diffusion de vapeur mais de l’eau liquide: en cas d’incident, tel que fuite d’eau, la cellulose, une fois humidifiée en site, ne seche pas et s’agglomère. ce qui n’est pas le cas de la ouate de laine de verre
    Bien à vous, et bonne fin de chantier.

  7. Romain dit :

    dommage de mettre de la laine de verre ( fibre minérale = amante ) pour votre isolation sachant que celle ci a une dure très limité (15 20 ans ) par rapport à la cellulose et que le coef de transmission surfacique ( déphasage ) et 4 x plus élevé

  8. Michel dit :

    pour Romain:
    dommage de confondre verre et amIante…
    et de ne pas faire la différence entre ouate (fibre de verre recyclée pure) et matelas de laine de verre (fibre de verre, recyclée sans doute avec additifs)

    durée de vie de la cellulose humide? comme je l’ai dit, la ouate de fibre de verre sèche. la cellulose? elle se tasse set pourrit malgré le bore…
    quant au déphasage, dans une maison passive, je ne sais pas trop à quoi il peut servir, puisqu’il n’y a pas de variation de la températrure au cours de la journée.

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