les caissons (fin)

J’ai mis hier le dernier clou et la dernière vis à l’habillage en bois de ma maison en béton cellulaire.

Lundi prochain, l’équipe qui va insuffler la ouate dans cet espace vient commencer le travail.

En attendant c’est un peu relâche. Et ça fait du bien. Je me rends compte que je dois apprendre à me  ménager des créneaux d’inactivité si je veux gérer un calendrier qui, pour être souple (pas de dead line), n’en comporte pas moins des nœuds incontournables.

Au mois d’avril je disais innocemment (les caissons)
En dehors du temps nécessaire à la préparation du chantier,  il me suffit de 15 minutes pour poser une poutre. Soit théoriquement deux jours de travail.

J’insistai sur le « théoriquement ! », je constate aujourd’hui avec quelle raison.

Parce que dans la réalité, les 15 minutes de mouvements élémentaires nécessaires à la fixation d’une poutre de 2,50 m à hauteur du sol, ne représentent pas, loin de là, le temps investi pour la fixation d’une poutre de 4m située à 2 m du sol.

Même si je constate que la mise en place de l’échafaudage, une fois intégrées les opérations successives, ne me prend finalement qu’une grosse demie heure, on sait que les mouvements à 6,50 m de hauteurs sont moins libres qu’au sol, percer, visser, clouer, porter exige beaucoup plus de temps et d’effort mesuré.

Donc parvenir à couvrir de TJI 1,50 m du mur est en une demi-journée, et compter encore une demi-journée pour latter avant la mise en place des plaques de Celit comme pare pluie, ou encore dans une demi-jouirnée, arriver à poser deux planches de rive et les deux panneaux de celit au dessus d’une fenetre au sud, c’est un bon rendement.

En conclusion, la mise en place de l’ossature bois le long des murs de béton cellulaire représente une deuxième construction, comme une seconde maison à construire autour de la première. Le gros oeuvre d’une maison isolée par l’extérieur, c’est quasi un double travail. Bon a savoir. tout en tenant compte du fait qu’ne construction traditionnelle aurait aussi exigé une double construction, le mur de parement en briques de façade, ça demande aussi du travail.

Dans la suite des couleurs, après le blanc éclatant, la maison a pris une teinte brune qu’elle va conserver jusqu’à ce que j’ai fini de poser le bardage… Ce qui n’est pas pour demain.

Demain, c’est : insuffler la ouate de laine de verre, puis poser la gouttière en haut du mur nord, et à partir de là, commencer les installations électrique et sanitaire, (les tubes encastrés dans les murs et le sol) avant de plafonner toutes les surfaces pour les rendre étanches à l’air.

Ça va nous faire une longue journée, surement jusqu’à l’hiver, avant de pouvoir envisager le premier test d’étanchéité (le fameux blower door test).

One Response to “les caissons (fin)”

  1. Rocher dit :

    Bonjour j auto construis, je souhaiterais savoir comment avez vous fixé le les lattes et contre lattes sur le béton cellulaire.

    en vous remerciant par avance cordialement

    J’ai utilisé des chevilles en alu avec un clou d’acier (je dois retrouver la marque en fouillant dans mes factures…)

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