attente(n)

Ce week-end, j’ai attendu la livraison du Cellit (arrivé mardi soir), des poutres FJI (livraison reportée à vendredi) et du bois pour le lattage (et pour la terrasse), qui est encore à l’étuvage et qui arrivera vendredi prochain.

non, les derniers blocs ne sont pas sciés en pente: ils seront noyés dans l'isolation

non, les derniers blocs ne sont pas sciés en pente: ils seront noyés dans l'isolation

Après le coup de collier de la semaine passée j’ai posé les derniers blocs sur les deux murs pignons. Pour cela j’ai du acheter au dernier moment un sac de colle. Ne jamais se laisser prendre par la nécessité, c’est que j’ai appris. Comme je n’avais à disposition ni Ytong ni Cellumat, je suis allé au Makro où j’ai trouvé un sac de la marque Knauf. Au-delà de son prix « exorbitant » (+  30 % par rapport aux autres marques et distributeurs), j’ai dû constater que le produit, même s’il est présenté comme colle pour béton cellulaire, n’offre pas les mêmes caractéristiques que les autres. Je ne dis pas que le produit ne soit pas bon  mais il n’est pas adapté à ce que je devais en faire…
Heureusement qu’il ne me restait que 20 blocs à coller, et j’ai utilisé le fond du bassin, mélangé à la poudre de sciage des blocs, pour colmater les derniers (ou sans doute avant derniers) trous repérés dans les murs, suite à l’emploi de blocs ébréchés. C’est un truc que j’emploie depuis un moment, et que j’ai trouvé confirmé dans la littérature parallèle de Xella : si vos murs présentent trop d’imperfections, ou que vous avez laissé apparaître les poignées en bout de ligne de blocs, si vous utilisez une scie à bande (je pense que la récolte des déchets de sciage – sable + colle- doit être plus difficile en cas de sciage à la main), récoltez ce sous produit, mélangez-le pour moitié (ou plus, ou moins) à un reste de colle et servez-vous du mortier produit pour combler les trous. Ça donne à mon sens un meilleur aspect aux murs, et ça évitera de devoir trop  charger au moment du plafonnage. Notez que j’ai aussi utilisé  cette poudre en mélange avec de la chaux pour en faire un enduit qui a des propriétés équivalentes et qui convient tout aussi bien. Pas besoin de faire de la colle pour ça si vous n’avez pas de restes.

colmatage des éclats dans les blocs

Puis nous avons mis de l’ordre dans le chantier, et j’ai fait le compte de ce qui me reste comme matière. A part la palette de blocs de 10 destinée aux cloisons intérieures, j’ai compté une quarantaine de blocs de 30, ceux que j’ai utilisés pour les fondations, et qui me serviront pour réaliser le petit morceau de mur de soutènement, en prolongement à l’ouest de la terrasse, qui n’était pas prévu au plan, mais que la configuration du remblai rend nécessaire.
Je n’ai plus qu’un seul bloc de 20 intact. J’ai récupéré un tas d’un demi m³ de morceaux de blocs sciés, plus ou moins grands, et un big bag de morceaux cassés, plus ou moins gros, ce que Xella accepte de faire revenir en usine contre paiement, pour recycler dans de nouveaux blocs. Je me demande quand même si avant d’envisager un recyclage coûteux, je ne peux pas trouver un mode de réutilisation. En principe, ces morceaux devraient être inertes. Ils sont assez friables, donc pas utilisables comme matériau d’empierrement, mais pour un remplissage ? Je me pose la question.

Il faut dire que j’ai vraiment jonglé avec les morceaux de blocs pour avoir si peu de reste. En réalité, j’avais toujours, sur une palette de 48 blocs, une moyenne de 8 à 10 pièces endommagées, ne serait-ce qu’au niveau des reliefs tenon/mortaise.
Dans la dernière livraison reçue de Marlier, j’ai remarqué des différences notables de dureté des blocs suivant la date de fabrication, les plus secs étant les plus résistants, sans que je puisse constater un lien avec la durée de stockage. Heureusement que les blocs, posés à la colle donc sans être réhumidifiés par du mortier, continuent de durcir une fois mis en place. Le mur entre les deux fenêtres du rez de chaussée, qui n’est solidaire d’aucun changement de direction, semblait bien fragile quand nous y avons posé les linteaux. Mais une fois mis sous la pression verticale du béton armé, et collé depuis déjà deux semaines, ils donnent une tout autre impression de solidité.

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