et maintenant elle monte

 

 

Je me suis trouvé il y a 15 jours au pied du mur, je ne sais si on y a vu le maçon, mais maintenant je n’y suis plus. En suivant les plans et en utilisant le jeu de Lego (mes gros blocs jaunes)  réparti sur toute la surface de la dalle, j’ai commencé a assembler les pièces : un rang de blocs de 30 cm tout au tour de ma maison pour coiffer la ceinture de Perinsul, qui sera noyé dans la couche de PUR à projeter pour l’isolation du sol à l’intérieur.

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Puis on commence le deuxième rang (pas sur la façade sud, qui sera élevée uniquement en blocs de 20, étant donné qu’elle est totalement hors sol). Et entre les deux rangs, une couche de Murfor, une armature légère qui assure la solidarité des blocs et la solidité du mur, noyée dans une épaisse couche de colle (5,7 kg par m²).

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Etendre la colle, poser le murfor, une nouvelle couvhe de colle, poser le bloc arraché au tas le plus proche, le battre avec un maillet de caoutchouc dur pour le mettre à la place la plus juste possible, vérifier au niveau s’il est aligné en longueur, en largeur et en hauteur, éventuellement le déplacer, le replacer si l’équilibre n’est pas correct, ne s’arrêter de l’ajuster ou le replacer que lorsque les trois vérifications coincent la bulle au centre.

C’est là qu’on se rend compte de ce que signifie la tolérance du mm dans la dimension des blocs. Quand on pose à coté l’un de l’autre un bloc qui frise la tolérance la plus faible et un autre qui s’approche de la tolérance maximum, on voit bien la « marche » que cela crée sur le mur.

Un curieux outil est indispensable alors, le « rabot a béton cellulaire », outil hélas introuvable aujourd’hui dans le commerce local.

Je le remplace donc provisoirement par une râpe à plâtre, dont les dents acérées emportent une partie de l’excédent de matière, et je complète le nivellement avec un outil qu’on ne s’attendrait pas à voir sur un chantier de construction : une sarclette de jardin dont j’ai ôté le manche : la lame tranchante arase les excédents qui dépassent la limite horizontale, le tour est joué, on passe au rang suivant.

De rang en rang, nous arrivons en quelques jours à la hauteur du sol (5rangs) sur le mur est : lors de la visite de chantier, l’architecte nous le fait remarquer et propose de passer blocs de 20 pour poser plus facilement l’isolation de cette partie : la méthode d’isolation est différente au dessous et au dessus du sol, sans compter que la partie hors du sol supporte un bardage qui n’existe pas au dessous.

Nous délaissons provisoirement ce coté de la maison, et nous poursuivons par les murs ouest et nord, qui sont montés en blocs de 30 cm (classe c5, densité 650 km par m³) : c’est le travail le plus pénible parce qu’un seul de ces blocs pèse plus de 30 kg (qui a dit que le béton cellulaire, c’est léger ? ) Bien sûr les blocs de 20 cm, en c2, ne pèseront plus autant…

En attendant, les murs sont de plus en plus haut, et pas question de placer un échafaudage (que je n’ai pas d’ailleurs) dans l’espace réduit (de moins en moins) que le laissent les matériaux. Nous procédons alors à un tétris géant, pour amener là où nous en avons besoin, les palettes restantes, certains qui serviront d’escabeau, d’autre de matériau, presque tous les cubes jaunes restant sont déplacés. Vive le transpalette !

Sur le coin ouest de rez de jardin, le plan prévoit une fenêtre que je pensais supprimer par crainte qu’elle soit trop basse, et donc sous le niveau du sol. Mais finalement je la maintiens, en me contentant de la rehausser de 25 cm (l’épaisseur d’un bloc). Arrivé au 11ème « tas » (rangée de blocs), il faut coiffer cette ouverture d’un linteau. Le quel linteau, en 30 cm de large, et de densité correspondante, pèse allègrement son poids (que je n’ai pas exactement déterminé. D’où la nécessité d’une astuce pour le mettre en place. À l’égyptienne…

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img_0496Finalement, après ces dix jours de travail, il ne reste plus que deux ou trois rangs de blocs de 30 cm à monter sur le mur nord. Le travail le plus lourd est fait. Je peux penser à commander les hourdis qui formeront le sol du rez de chaussée.

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