un amoureux du béton

J’ai fait livrer 4 m³ de béton pour les deux dalles qui vont compléter les abords : l’une le long de la façade ouest, qui permettra de recueillir la base de l’escalier provenant de la coursive sur, 32 petits mètres carrés, et la seconde au nord, au fond du parking, pour supporter la base de la cabane de 15 m² qui servira de remise pour le matériel de jardin, pour nos vélos,  et sans doute pour un atelier pour moi. Avec, sur le coté un trottoir couvert pour accueillir les poubelles hors de la vue (avec le tri sélectif, il faut de la place), et peut –être aussi une petite réserve de bois de feu (pas trop, un stère et demi par an, ça ne prend pas trop de place).

Je reste toujours circonspect quant à l’utilisation du béton. Le ciment est un gouffre énergétique, et même si les très hautes températures nécessaires à sa fabrication permettent d’éliminer par incinération et décomposition quasi complète des composés hautement nocifs, j’estime qu’il ne faut pas en abuser.

D’un autre coté le béton, pierre artificielle, permet des réalisations inégalables et les techniques finalement assez simples de sa mise en œuvre, même si son utilisation ordonnée et rationnelle est tout un art. je comprends que ce produit puisse soulever l’enthousiasme

Et c’est ce que j’ai senti chez le technicien de Gédimat qui est venu nous livrer jeudi dernier. Tout à notre disposition pour nous faciliter le travail (quoique le volume ne soit pas tellement important-) JM  a le sens de produit. La journée chaude qui s’annonçait et la nécessité de nous permettre, à Christine et moi, d’avoir plus de facilité pour le répartir et le régler, l’ont d’abord amené à nous proposer un produit plus liquide, ce qui m’a permis de me rendre compte que la répartition est nettement plus aisée, et le lissage plus facile.

Puis au moment de terminer, le petit conseil à l’amateur que je suis : pour du béton non vibré, le tassement et l’égalisation sont plus facile en utilisant pour ce faire, un tuyau de plastique qu’on « vibre » à la surface de la dalle, les cailloux les plus gros s’enfoncent, le lait de ciment remonte et grace à la composition un peu liquide du produit, le lissage se fait tout seul/ Il n’y aura pas de piège à la surface de la dalle qui risquerait de retenir des flaques d’eau ou empêcheraient de lisser correctement.

En une heure de temps, tout est fini. Déversement, épandage au râteau, réglage à la latte, finition au tuyau. Il ne reste plus qu’a attendre la prise, et comme le soleil commence à se montrer, dès que la surface est consistante, une bâche permet de limiter l’évaporation. Dès le soir, la surface encore humide me permet de me rendre compte d’une bonne prise et d’une magnifique (à mon gout) surface lisse. Aujourd’hui, pas de bâche, le crachin qui suit l’orage d’hier soir permet un séchage à l’abri du dessèchement.

À raison d’un cm par jour, la dalle sera solide dans deux semaines.

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