Froid, moi ? Jamais !

J’ai une VMC double flux dans une maison passive. ça vaut le thermolactil de mon enfance.
Considérations – non scientifique par manque de mesures exactes – sur l‘efficacité de la ventilation double flux associée au puits canadien.
Mercredi matin, je ferme ma porte sur ma maison qui après le week-end est bien chaude – 20 ° dans le séjour – et je laisse la VMC en position « abwesend » puisque je ne reviendrai que vendredi soir. – Ha, oui, ma VMC Paul parle allemand, naturlich. – C’est un régime qui réduit la vitesse du renouvèlement de l’air en fonction du fait que les sources de pollution intérieure sont absentes – je veux parler de moi en tant qu’habitant, ainsi que de ma respiration et de mon usage inconsidéré de l’eau chaude provoquant des émissions de vapeur d’eau, etc…
L’air frais vient du puits canadien – 45 m le long à 2 m de profondeur en diamètre 200 mm – et entre donc dans l’échangeur à une température constante de 10 à 12 °. Là, il entre en contact avec l’air vicié qui va être expulsé et récupère 92 % de la chaleur ambiante. Si je calcule bien, ça me fait (20 ° – 10 °) * 92 %, une température d’admission de l’air frais de +/* 19 °. La différence de température entre l’air frais entrant dans l’échangeur et l’air neuf partant dans le réseau de distribution est sensible quand je pose la mais sur les deux tubes. Evaluation imprécise, mais pourtant exacte.

Donc un degré de perdu à chaque renouvèlement du volume total de la maison soit environ 350 m³, et je ne suis pas dans la maison pour compenser cette perte. Il ne faut pas oublier qu’un habitant est évalué à une puissance de chauffe de 2 kw par jour, sans compter la déperdition des appareils électriques utilisés, même si les miens sont ultra économes, de classe A à AAA.
Nous vivons, comme toute l’Europe, une période froid inhabituel. À Bruxelles, j’ai mesuré des minima de 12 ° sous zéro ces deux dernières nuits. Je n’ai pas enregistré les températures à Cerfontaine, mais ça ne peut pas être beaucoup mieux au fond des bois.
En arrivant vendredi soir, mon optimisme au sujet de ma maison passive était tempéré de prudence : ça doit marcher, mais quand il fait froid comme ça, la température a quand même du en prendre un sacré coup. Je m’apprête à allumer le poele avant de retirer mon pull.
He bien pas du tout ! le thermomètre du salon indique 18°5. Je vais quand même devoir allumer le poêle, parce que l’eau du ballon sanitaire n’est qu’a 36 °.
Je suppose que le soleil qui a brillé pendant ces deux jours, récupéré par les fenêtres à triple vitrage exposées au sud a pu contribuer à la faible perte de température.
Mais l’essentiel, c’est quand même l’isolation, qui diminue considérablement les pertes de chaleur.
La maison passive remplit donc pour moi l’objectif : arriver après quelques jours d’absence dans une atmosphère ni trop froide ni trop humide. C’est fait !

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