Encore les pompiers

Les pompiers sont revenus chez moi, mais cette fois c’est moi qui les ai appelés.

Par pour un feu, d’ailleurs, mais pour une autre de leurs missions habituelles : un essaim d’abeilles a tenté d’élire domicile entre les toles et la sous toiture en haut de la paroi sud.

Samedi, je remarque une activité intense d’insectes volants de ce coté de la maison, sans bien discerner ce qui se passe. J’avais peur qu’ils s’en prennent à la ouate de laine de verre, élément très doux fort recherché par tout qui construit un nid.

Je prends patience, parce qu’un mouvement inhabituel de ces insectes pouvait n’être motivé que par le temps orageux qui nous accablait alors.

Par contre le lendemain matin, alors que je pensais monter sur le toit au lever du jour, je m’en suis bien gardé, parce que le bruit des abeilles en vol ressemblait à a moteur de ventilateur. Déjà quelques centaines (? milliers ?) de ces bestioles s’agitaient en deux points sous la toiture.

Ca devient inquiétant d’autant plus qu’avec le grand week end, il y a pas mal d’enfants dans le quartier.

La matinée n’a pas apporté d’amélioration et comme le bruit augmentait avec la quantité de mouches que j’avais bien déterminées comme « a miel », j’ai donné un coup de fil à un apiculteur de la région,  dont le verdict était sans appel : appelez les pompiers, pas de quartier, l’essaim est irrécupérable, et il y en a probablement dix mille.

10 000 de ces bestioles sous mon toit ? ha là ca va pas la tète ? je suis chez moi là !

J’appelle donc les pompiers de Couvin : « des abeilles vous dites ? où donc, à Cerfontaine ? je vous envoie un service. »

Ça n’a pas trainé, à peine plus d’un quart d’heure plus tard, la camionnette rouge était là, échelle sur le toit, deux hommes à bord. Le constat est vite fait : on va devoir les empoisonner. Impossible de les sortir de là.

L’échelle – une échelle double, pas la grande échelle !- est posée contre le toit, un de homme se déguise en apiculteur = bottes, casque, masque et combinaison, et va répandre un peu de poudre blanche devant les entrées des nids.

En un quart d’heure, l’activité du nid est réduite a peu de choses, alors qu’avant midi, il y avait assez d’abeilles pour que le nuage s’étende devant les deux grandes baies vitrées du séjour.

La consigne est de laisser les lieux en l’état bien tranquille encore un jour par sécurité.

Dans le lendemain, ce lundi, j’ai un autre projet en vue : puisque les cornières que je pensais me procurer pour finir les coins du bardage ne semblent pas disponible, je sacrifie 6 lames de mélèze, je les porte au papa de David qui a une machine a bois assez précise et en une bonne heure de temps, je suis de retour chez moi avec des lames coupées en deux dans la longueur, qui feront à ce que j’espère, des coins acceptables, je pense. C’est dans la nécessité qu’on reconnait ses amis: sans cette aide j’aurais eu bien du mal à scier moi-meme ces planches.

Pas encore de photo de tout ça. Alors je vous ressert une plus ancienne  🙂

la photo n’est plus d’actualité: le pan de mur devant la porte est bardé, et le mur ouest terminé. je suis au sud maintenant. Mais je n’ai pas encore documenté mon reportage. patience, ça vient!

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