l’escalier suite et (presque) fin

Une fenêtre météo, c’est le moment dont il faut profiter absolument.

C’est donc ce que je viens de faire : samedi et dimanche, 5 à 7 degrés dans la journée à Revleumont, et la nuit 3,5°, 4°. Tout juste ce qu’il fait pour faire mon béton, le placer et en fermant la porte, conserver quelques degrés de plus dans la maison pour favoriser la prise.

Résultat, les dix marches de la deuxième volée sont coulées, remplies, nivelées et occupées à durcir, si pas encore à sécher.


Félicitations à Jacques qui m’a donné la bonne quantité de béton : 0,59 m³ à peu de chose près, donc j’ai fait venir deux big bag de mélange, gravier + sable (du Rhin pour partie) et le ciment à proportions pour doser à 350 kg/ m³. J’ai vidé un big bag et entamé le second pour faire la dernière bétonnière. Donc environ 0,56 m³ à mon estimation. Pas mal. Sachant que ma semelle fait « environ » 12 cm, mais ça, je vais (peut-être) le mesurer après décoffrage.

Nous avons donc organisé un chantier, Christine et moi, pour faire ce béton. Amener la bétonnière près du sac, acheter (vendredi soir) deux seaux de maçon en caoutchouc, attribuer à un bout de fer du diamètre et de la longueur souhaité le titre d’aiguille, et samedi matin, dégeler le tuyau pour amener l’eau de la caravane jusqu’à la maison.


Donc samedi matin vers 10h00, tout était en place et nous commençons, en dosant un peu à l’aveuglette : une pelle, ça pèse combien, ça vaut combien de litres de mélange sable gravier ? Finalement, la main se fait, et le dosage d’une brouette à l’autre ne doit pas être si différent.


Ajouter  – quand même, par précaution même si je suis optimiste – une petite dose d’antigel a chaque tournée, et en 20 minutes, voila une brouette, plus ou moins six seaux de béton, de quoi remplir un peu moins d’une marche.

Quelques heures plus tard, quand le soir de samedi tombe, la septième marche est remplie, et tassée.

Dimanche matin, dès 10 h 00, la bétonnière tourne encore, et vers 13h00, la dixième marche est pleine. Le béton placé hier est déjà dur, ce qui facilite l’accès aux dernières marches en haut de l’escalier. Encore deux seaux de sable pour remplir et lisser le dessus des marches avec une bonne dose de ciment et de compactuna, et voilà, il n’y a plus qu’à attendre.


L’examen (d’autoconstructeur) est passé je suis en délibé jusqu’au décoffrage.

Je me dois de citer encore les noms de quelques personnes, dont j’ai reçu abondance de conseils  et d’encouragements : Rémi, bien sur, Odile et Benoit, Jean Marie, David et tous ceux que j’oublie  (ha oui, bien sur, Quentin…)

Après la mise en ordre du chantier, quelques petites interventions sur le terrain : déplacer la neige, ouvrir des sentiers, parce que si- j’en crois la météo, il va geler cette semaine, et dimanche prochain, si je n’ai pas pris mes précautions, la couche de neige se transformera en couche de glace, une vraie  patinoire.

Vous allez me dire : dimanche prochain, c’est relâche, puisqu’il faut attendre le 1er janvier 2011 pour envisager de décoffrer ?

He bien je ne renonce pas à continuer l’électricité pendant que le béton sèche ! et puis il parait que trois semaines, c’est beaucoup plus qu’il n’en faut.
Alors, qui vivra verra
…/…

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