Archive for the ‘second oeuvre’ Category

Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

le héron

vendredi, novembre 16th, 2012

Ce matin, là, j’avais un heron

Il n’est pas sur la photo, il ne m’a pas attendu, mais je suis super enthousiaste à l’idée que ma 4eme lagune pourrait être un abri à héron !

Quatrième lagune puisque je construis mon lagunage en commençant par la fin.

La troisième lagune, c’est le marais avec des plantes hygrophiles. Il a été rempli de terre quand le terrassier est venu façonner l’ensemble, et depuis plusieurs mois, il s’écoule dans la mare qui a fini par se remplir avec les pluies de septembre-octobre !

Pour le moment il ne s’agit que d’eau de pluie, les effluents des eaux usées n’arriveront que quand j’aurai terminé les 1ère et deuxième lagunes.

La deuxième est raccordée des deux cotés, effluent dans le marais, alimentation par le déversoir de la première. Il s’agit d’une lagune d’eau libre qui à terme se couvrira d’algues et de lentilles d’eau, fermentation aérobie. Elle sera remplie quand la première fonctionnera, à moins que les pluies ne l’alimentent d’ici là.

La première, je suis en train de la remplir de cailloux. Ils accueilleront un massif de typhas qui doivent épurer les premiers effluents de la fosse septique.

Quand elle sera remplie et qu’il y aura un fond d’eau, je raccorderai la fosse septique et je planterai les typhas. La saison est assez mal choisie, mais si j’ai la chance de terminer avant la fin de l’année, il reste encore quelques belles journées de végétation pour permettre la reprise. La véritable filtration ne commencera qu’au printemps, comme dans tous les lagunages qui utilisent la phytoépuration.

la faille de mon système de chauffage ECS

dimanche, octobre 7th, 2012

Je me suis flatté il y a peu de l’ingéniosité de mon système de chauffage ECS.

J’en suis toujours aussi content, à une nuance près. Je viens de le dépanner pour le deuxième fois en deux ans.

Un système tellement idéal qui tombe en panne ? je crois que j’ai mis le doigt sur une faiblesse du sanicube de Rotex.

Il faut savoir que l’ »ordinateur » de ce système est piloté à l’aide de 4 sondes de température :

Une donne la température des capteurs solaires (dans mon cas des tubes). Tant que les tubes ne sont pas assez chauds selon l’algorithme de régulation, il n’y a pas de circulation d’eau dans le système.

La seconde donne la température de l’eau au retour des capteurs, elle permet de controler l’efficacité de la chauffe et la puissance développée par le système. A mon sens elle a surtout un role informatif.

La troisième mesure la température dans le haut de la cuve a eaux mortes, et la dernière donne la température du bas de la même cuve. On en déduit la stratification du système, et ces températures sont les indicateurs qui permettent la mise en route de la circulation.

Ces capteurs de température fonctionnent sur la température de l’air, ils ne sont pas plongés dans l’eau. Pire, le séjour dans l’eau les détruits.

Pas de problème, Rotex a trouvé la solution : un tube descend tout au fond de la cuve, les deux capteurs sont introduits dans cet espace, a des hauteurs différentes et donnent la température de l’air en contact avec les différentes hauteurs de l’eau.

Il sen suit que ce tube ne peut pas recevoir d’eau.

Malheureusement cela peut arrive, hélas, trois fois hélas (ou plutôt deux fois hélas successivement à quelques mois d’intervalle. Il s’en suit que en voyant la régulation du système partir en vrille, j’ai du me rendre compte que la sonde du bas de la cuve trempait dans l’eau, de l’eau qui avait coulé sur le couvercle, et avait pénétré dans le tube ad hoc !

Il a donc fallu changer la sonde qui refusait tout service, mais auparavant, j’ai du aussi vice le tube contenant les sonde, et pas en le retournant, puisqu’il est fixé au corps de la cuve !

J’ai utilisé une éponge au bout d’un fil pour assécher le fond du tube. Je suis assez content de mon invention, puisque maintenant tout est rentré dans l’ordre. Mais depuis la deuxième intervention, j’ai rajouté un couvercle.

Et pour éviter que cela ne se reproduise, j’ai modifié le système, j’ai ajouté un chapeau à ce tube, en espérant qu’il restera sec désormais.

Le radiateur de ma salle de bain

jeudi, octobre 4th, 2012

réponse à une question reçue sur bricozone:

Pietje : Explicite un peu la dérivation, il me viens une idée.  Bon sang, mais c’est bien sur !

Délaissant –pour le moment- la publication de mes comptes de construction en attendant d’être certains que la TVA de phillippeville les approuvera, je réponds à une autre question, qui vient de m’être posée sur bricozone : comment fonctionne mon sèche serviette dans la salle de bain ?

La caractéristique de mon système de fourniture d’ECS est de ne pas exiger un ensoleillement parfait, ni forcément d’appoint pour être cependant utilisable : la température de la réserve à eaux mortes de mon sanicule Rotex peut varier de 35° (que j’estime un minimum pour apprécier que l’eau est « chaude » : elle est au moins tiède et permet de prendre une douche courageuse) jusqu’à 85° (au-delà, si la réserve d’eau se met à bouillir, ça peut poser des problèmes).

Je rappelle que le principe est la production d’eau chaude instantanée, par passage dans une réserve d’eau chaude, dite eau morte, donc sans risque sanitaire. Même si la légionellose se développait dans mon sanicube, l’ECS que j’utilise ne sera jamais contaminée.

Il s’en suit que je fais l’appoint de chaleur par mon poele bouilleur quand le soleil se cache obstinément plusieurs jours de suite, ou quand je désire augmenter la température de ma réserve d’eau chaud pour procéder à certaines opérations : lessives, par exemples, la MàL est alimentée en eau chaude, come le lave vaisselle.

Par contre, le problème inverse se pose. Pour éviter aux capteurs à tube de rester exposés de longues heures à des températures élevées (j’ai mesuré 175° maximum cet été), j’ai du prévoir un système d’utilisation de l’eau chaude excédentaire. Comme j’ai abandonné toute idée de piscine sur mon terrain, j’ai betement prévu un radiateur à l’extérieur de la maison, qui chauffe la forêt, renforçant simplement l’action du soleil quand il est extrêmement généreux.

J’ai donc dans mon sanicule trois circuits : l’un pour l’eau chaude sanitaire, le second pour disperser l’apport de chaleur du poele bouiller et le troisième… pour ce radiateur. Sans compter bien sur le circuit de chauffage par les panneaux solaires,  mais qui lui n’est pas sous tube dans la réserve d’eau morte.

Le circuit de radiateur de dispersion nous a fait tilter, mon plombier et moi. Dans certains cas, cette circulation d’eau chaude pourrait bien être utile à l’intérieur de la maison. Et voila le problème d’appoint de chaleur de ma maison passive résolu.

Quand je veux augmenter la température intérieure parce que les qualités passives de la maison ne suffisent plus à maintenir mes 21° de moyenne, je mets en marche un radiateur sèche serviette sur ce circuit  de dispersion, mais cette fois dans la maison. Dans la pièce où l’on aime le plus avoir chaud vu qu’on y est peu couvert, et où l’aspiration importante permettra de recycler immédiatement cette chaleur par l’échangeur de la VMCdf.

Si la production d’eau chaude par le soleil laisse à désirer, je peux toujours lui donner un coup de main avec mon poele. Le radiateur fonctionne a partir d’une température minimum atteinte par le sanicube, habituellement 50 °, et fait monter facilement la température de la salle de bain à 23-24°. L’aspiration recycle cette température dans l’aspiration de l’air vicié qui passe dans la VMC, échange sa chaleur avec l’air entrant en provenance du puits canadien (10-12°), et fournit donc à l’entrée de l’air neuf une température d’environ 21°. Le tour est joué : l’appoint de chaleur dans la maison est réglé tout simplement.

Si je ne désire plus chauffer la maison, je remonte la limite de mise en route du circulateur du radiateur sèche serviette, a l’extrême je peux même le couper et envoyer l’excédent de chaleur vers le radiateur extérieur (je n’ai pas du faire cela l’hivers dernier !)

enfin sauf!

vendredi, juin 29th, 2012

Enfin à l’abri des chutes !

Je viens de terminer l’installation de la rambarde qui clôture la coursive sud au dessus de la  terrasse.

Nous allons enfin pouvoir utiliser cet espace favori au soleil, et considérer que la facade sud a pris son aspect quasi définitif.

un amoureux du béton

vendredi, juin 29th, 2012

J’ai fait livrer 4 m³ de béton pour les deux dalles qui vont compléter les abords : l’une le long de la façade ouest, qui permettra de recueillir la base de l’escalier provenant de la coursive sur, 32 petits mètres carrés, et la seconde au nord, au fond du parking, pour supporter la base de la cabane de 15 m² qui servira de remise pour le matériel de jardin, pour nos vélos,  et sans doute pour un atelier pour moi. Avec, sur le coté un trottoir couvert pour accueillir les poubelles hors de la vue (avec le tri sélectif, il faut de la place), et peut –être aussi une petite réserve de bois de feu (pas trop, un stère et demi par an, ça ne prend pas trop de place).

Je reste toujours circonspect quant à l’utilisation du béton. Le ciment est un gouffre énergétique, et même si les très hautes températures nécessaires à sa fabrication permettent d’éliminer par incinération et décomposition quasi complète des composés hautement nocifs, j’estime qu’il ne faut pas en abuser.

D’un autre coté le béton, pierre artificielle, permet des réalisations inégalables et les techniques finalement assez simples de sa mise en œuvre, même si son utilisation ordonnée et rationnelle est tout un art. je comprends que ce produit puisse soulever l’enthousiasme

Et c’est ce que j’ai senti chez le technicien de Gédimat qui est venu nous livrer jeudi dernier. Tout à notre disposition pour nous faciliter le travail (quoique le volume ne soit pas tellement important-) JM  a le sens de produit. La journée chaude qui s’annonçait et la nécessité de nous permettre, à Christine et moi, d’avoir plus de facilité pour le répartir et le régler, l’ont d’abord amené à nous proposer un produit plus liquide, ce qui m’a permis de me rendre compte que la répartition est nettement plus aisée, et le lissage plus facile.

Puis au moment de terminer, le petit conseil à l’amateur que je suis : pour du béton non vibré, le tassement et l’égalisation sont plus facile en utilisant pour ce faire, un tuyau de plastique qu’on « vibre » à la surface de la dalle, les cailloux les plus gros s’enfoncent, le lait de ciment remonte et grace à la composition un peu liquide du produit, le lissage se fait tout seul/ Il n’y aura pas de piège à la surface de la dalle qui risquerait de retenir des flaques d’eau ou empêcheraient de lisser correctement.

En une heure de temps, tout est fini. Déversement, épandage au râteau, réglage à la latte, finition au tuyau. Il ne reste plus qu’a attendre la prise, et comme le soleil commence à se montrer, dès que la surface est consistante, une bâche permet de limiter l’évaporation. Dès le soir, la surface encore humide me permet de me rendre compte d’une bonne prise et d’une magnifique (à mon gout) surface lisse. Aujourd’hui, pas de bâche, le crachin qui suit l’orage d’hier soir permet un séchage à l’abri du dessèchement.

À raison d’un cm par jour, la dalle sera solide dans deux semaines.

Au travail

mercredi, juin 13th, 2012

Jour heureux à marquer d’une pierre blanche

Après la ruée vers les nouveaux espaces que nous avons connue pour le weekend de pentecôte, qui nous a vus à 18 occuper la maison, le jardin et le barbecue,

Nous voila ce weekend à la tête d’une confortable moisson de plantes toutes plus personnalisées les unes que les autres.

François a délaissé le chat de Denis pour venir conduire à bon port une foultitude de plants fraternellement préparés pour le jour béni où je pourrais enfin planter après le passage du terrassier !

C’est chose faite, nous avons occupé notre dimanche à mettre ne place les diverses productions : seringa, mahonia, cognassier du japon, hosta, laurier tin, rhubarbe, oseille, pivoine, lysimaque…

J’ai aussi déplacé quelques plantes qui habitaient déjà ici : sédum, oreilles d’ours, iris originaires d’Auch, buxus en place depuis trois ans le long de la caravane, et même quelques fougères, hôtes naturels de la foret, qui comblent bien les trous encore visibles dans les massifs… résultat : un parterre qui séparera l’esplanade du barbecue de la lagune supérieure à tiffa.

Au niveau supérieur, au fond de la pelouse qui longe la terrasse devant les chambres, un massif de rhododendron, et un bouquet d’hortensias viennent de prendre place, on aura encore des fleurs cette année sans doute.

Quelle joie de pouvoir enfin  « chipoter » sur le terrain que nous avons acheté dans cette intension. Nous voila enfin sinon au bout de notre rêve, du moins en bonne voie de lui donner de la consistance.

Peu à peu, le jardin  prend forme, nous nous y voyons déjà !

les capteurs thermiques

samedi, mars 31st, 2012

je viens de recevoir le message suivant :
08h39
pulsar
Bonjour Chomich ,
(je saute quelques lignes pour en arriver à la question : )
il y a un sujet pour lequel vous n’avez pas donné beaucoup de détails ( à moins que je ne les ai ratés ?? si oui corrigez-moi ) ,

c’est le poste des panneaux solaires ( à tubes ) que vous avez placé.
je n’ai pas vu d’info sur le calcul /dimensionnement qui vous a conduit à installer cette surface-puissance -là ,
raison du choix tubes contre panneaux plans, pourquoi ce fournisseur- là , marque du matos, etc , prix ? satisfaction après l’ hiver et maintenant début de printemps
( sans vouloir paraître trop intrusif , )

Pour répondre à cette question, je vais me défausser sur mon installateur qui a fait lui-même les calculs, mais je crois que j’en connais une partie :
l’avantage des capteurs à tube est double
– d’une part ils sont légèrement plus performants, surtout sous nos climats, et le montage à très forte inclinaison majore le rendement hivernal, quand le soleil est bas sur l’horizon, -ou du moins en demi-saison, quand il n’apparait que de rares heures de la journée:
– d’autre part, ils ont le grand avantage de mobiliser une faible quantité d’eau, puisque la chaleur est accumulée dans un corps métallique qui chauffe l’eau par contact rapide, et donc la vidange automatique est facilitée.
le chene au nord

Parce que la vidange automatique me semble un plus : l’eau, comme fluide caloporteur, n’est pas sous pression permanent, elle n’est injectée dans le circuit à l’extérieur du volume protégé que quand elle peut être chauffée, il n’y a donc aucune nécessité d’y rajouter un antigel, même par -15° au cœur de l’hivers, l’installation ne craint pas le froid.
Et quand en plein été, le rendement dépasse de loin les possibilités d’absorption, un système verre métal sera plus tolérant qu’un autre à une éventuelle surchauffe.
Quand au matériel, il s’agit pour les tubes d’une production d’origine extrême orientale (entendez, de chine, oui, j’ai honte, mais voilà, il faut faire des choix, et j’avais confiance dans la fabrication du lot importé d’où sont extraits mes tubes). La réserve d’eau chaude est par contre une production européenne, le système Solaris m’a séduit par le fait qu’il ne contraint pas à entretenir une réserve d’eau chaude à autre température. Et permet de se contenter de la production solaire même quand elle n’atteint que 45 °: aucun risque sanitaire, la réserve sert à une production instantanée, l’eau ne stagne jamais à basse température avant d’être utilisée aux besoins sanitaires, donc aucun risque de légionellose ou autre saleté..

avec la météo de ces derniers jours, le printemps doit être superbe dans le bel endroit où vous avez construit ..

Oui, ces derniers jours, il a fallu veiller à éviter la surchauffe, la production quotidienne dépassait les 20kwh. Il faut dire que même si la maison est bâtie en plein bois, elle dispose d’un espace dégagé qui favorise un ensoleillement du matin au soir. J’en ai profité au maximum, surtout qu’avec le changement dheure, c’est justement la semaine où les jours rallongent 🙂 !

Il va de soi que je joindrai les calculs en m², kwh et degrés quand j’aurai plus de précision, mais voilà déjà un avant gout de mes motivations pour ce système.

poele bouilleur ?

jeudi, mars 22nd, 2012

Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..

J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).

Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.

K30 ou maison passive

jeudi, février 23rd, 2012

Trop de vulgarisation peut conduire à de mauvaises compréhensions nuisibles. Je pense que c’est ce qui se passe entre le K30 actuellement visé comme bonne norme d’isolation et les 15 kwh/m².an de la maison passive.
Beaucoup de gens, enthousiasmés à l’idée de réduire à presque rien leur consommation de chauffage, K30, pourquoi ne pas augmenter l’isolation de ma construction, et arriver ainsi à un K15, j’aurai une maison passive.
Hélas, les chiffres sont souvent trompeurs. Il y a 15 et 15 !
En réponse à un post sur un forum d’econologie.com
je répondais il y a déjà presque deux ans
« Ce n’est pas le Kxx qui détermine le caractère d’une maison passive.
C’est la consommation (en Kwh/m²/an) et l’étanchéité à l’air (0,6 vol/h sous 50Pa) ainsi que la résistance à la surchauffe.
La confusion vient de ce que le chiffre 15 est le nombre de base pour la consommation d’une maison passive (en kw/m² de surface au sol et /an)
En réalité, une maison passive aura bien souvent un K inférieur à 15, mais elle aura surtout un équipement de contrôle de la ventilation et de récupération de la chaleur qui permettra de rester en dessous de la limite en besoin de chauffage. »
Visiblement, la confusion persiste !
C’est vrai que grossièrement, la capacité d’isolation des parois de la maison passive conduit à un K de 15 ou probablement un peu moins (chez moi j’arrive à K12 en suivant le calcul conventionnel.
Mais ça ne signifie en rien que la consommation d’énergie suivra !
En effet, si le test d’infiltrométrie donne un résultat intéressant, pas le 0.6 vol/h N50, mais déjà 1, ce qui correspond à l’exigence BBC, la consommation en énergie pour le chauffage passe déjà à 17 kwh/m²an. Et si l’étanchéité est peu soignée, qu’elle correspond à une valeur courante, pas les 10 vol/h d’un bâtiment années ‘50, mais seulement déjà 3 vol/h, la consommation en énergie pour le chauffage monte déjà à 28 kwh/m².an ! %Malgré l’effort d’isolation qui donne un K15 !
Je trouve donc très important de faire comprendre aux bâtisseurs en général, maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre, entrepreneurs ou chefs d’équipe, maçons, couvreurs, plafonneurs, électriciens, etc, que le contrôle des besoins en chauffage dépend tout autant de l’étanchéité à l’air que du soin apporté à l’isolation des parois.
Et je n’ai encore rien dit des ponts thermiques, qui peuvent influencer encore plus les besoins en chauffage !
Donc je résume (à la grosse louche, les decimales sont négligées) pour un petit 150 m²:
-oui, je sais, 150 m² ça la fait pas, 280 ce serait mieux, mais là je suis plus dans la course…
Isolation ancienne K80, étanchéité à l’air 10 vol/h, consommation annuelle 4500 l mazout
Isolation courante K45, étanchéité à l’air 5 vol/h, consommation annuelle 1500 l mazout plus l’ECS
Isolation soignée K30, étanchéité à l’air BBC 1 vol/h, consommation par an 800 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité à l’air bâclée 3 vol/h consommation par an l’équivalent de 400 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité passive 0,5 vol/h, consommation 15 kwh/m²an, par an 2000 kwh 400 € d’éléctricité, 150€ de bois….
Juste pour voir que finalement, repenser le système constructif ça peut devenir bon pour le portefeuille.
pour moi, avec mes 130 m², j’en suis à 1 bon stère et demi de bois depuis l’été dernier, chauffage et eau chaude ensemble. mais il reste encore un mois d’hivers, quand même.