Archive for the ‘ECS’ Category

Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

la faille de mon système de chauffage ECS

dimanche, octobre 7th, 2012

Je me suis flatté il y a peu de l’ingéniosité de mon système de chauffage ECS.

J’en suis toujours aussi content, à une nuance près. Je viens de le dépanner pour le deuxième fois en deux ans.

Un système tellement idéal qui tombe en panne ? je crois que j’ai mis le doigt sur une faiblesse du sanicube de Rotex.

Il faut savoir que l’ »ordinateur » de ce système est piloté à l’aide de 4 sondes de température :

Une donne la température des capteurs solaires (dans mon cas des tubes). Tant que les tubes ne sont pas assez chauds selon l’algorithme de régulation, il n’y a pas de circulation d’eau dans le système.

La seconde donne la température de l’eau au retour des capteurs, elle permet de controler l’efficacité de la chauffe et la puissance développée par le système. A mon sens elle a surtout un role informatif.

La troisième mesure la température dans le haut de la cuve a eaux mortes, et la dernière donne la température du bas de la même cuve. On en déduit la stratification du système, et ces températures sont les indicateurs qui permettent la mise en route de la circulation.

Ces capteurs de température fonctionnent sur la température de l’air, ils ne sont pas plongés dans l’eau. Pire, le séjour dans l’eau les détruits.

Pas de problème, Rotex a trouvé la solution : un tube descend tout au fond de la cuve, les deux capteurs sont introduits dans cet espace, a des hauteurs différentes et donnent la température de l’air en contact avec les différentes hauteurs de l’eau.

Il sen suit que ce tube ne peut pas recevoir d’eau.

Malheureusement cela peut arrive, hélas, trois fois hélas (ou plutôt deux fois hélas successivement à quelques mois d’intervalle. Il s’en suit que en voyant la régulation du système partir en vrille, j’ai du me rendre compte que la sonde du bas de la cuve trempait dans l’eau, de l’eau qui avait coulé sur le couvercle, et avait pénétré dans le tube ad hoc !

Il a donc fallu changer la sonde qui refusait tout service, mais auparavant, j’ai du aussi vice le tube contenant les sonde, et pas en le retournant, puisqu’il est fixé au corps de la cuve !

J’ai utilisé une éponge au bout d’un fil pour assécher le fond du tube. Je suis assez content de mon invention, puisque maintenant tout est rentré dans l’ordre. Mais depuis la deuxième intervention, j’ai rajouté un couvercle.

Et pour éviter que cela ne se reproduise, j’ai modifié le système, j’ai ajouté un chapeau à ce tube, en espérant qu’il restera sec désormais.

Le radiateur de ma salle de bain

jeudi, octobre 4th, 2012

réponse à une question reçue sur bricozone:

Pietje : Explicite un peu la dérivation, il me viens une idée.  Bon sang, mais c’est bien sur !

Délaissant –pour le moment- la publication de mes comptes de construction en attendant d’être certains que la TVA de phillippeville les approuvera, je réponds à une autre question, qui vient de m’être posée sur bricozone : comment fonctionne mon sèche serviette dans la salle de bain ?

La caractéristique de mon système de fourniture d’ECS est de ne pas exiger un ensoleillement parfait, ni forcément d’appoint pour être cependant utilisable : la température de la réserve à eaux mortes de mon sanicule Rotex peut varier de 35° (que j’estime un minimum pour apprécier que l’eau est « chaude » : elle est au moins tiède et permet de prendre une douche courageuse) jusqu’à 85° (au-delà, si la réserve d’eau se met à bouillir, ça peut poser des problèmes).

Je rappelle que le principe est la production d’eau chaude instantanée, par passage dans une réserve d’eau chaude, dite eau morte, donc sans risque sanitaire. Même si la légionellose se développait dans mon sanicube, l’ECS que j’utilise ne sera jamais contaminée.

Il s’en suit que je fais l’appoint de chaleur par mon poele bouilleur quand le soleil se cache obstinément plusieurs jours de suite, ou quand je désire augmenter la température de ma réserve d’eau chaud pour procéder à certaines opérations : lessives, par exemples, la MàL est alimentée en eau chaude, come le lave vaisselle.

Par contre, le problème inverse se pose. Pour éviter aux capteurs à tube de rester exposés de longues heures à des températures élevées (j’ai mesuré 175° maximum cet été), j’ai du prévoir un système d’utilisation de l’eau chaude excédentaire. Comme j’ai abandonné toute idée de piscine sur mon terrain, j’ai betement prévu un radiateur à l’extérieur de la maison, qui chauffe la forêt, renforçant simplement l’action du soleil quand il est extrêmement généreux.

J’ai donc dans mon sanicule trois circuits : l’un pour l’eau chaude sanitaire, le second pour disperser l’apport de chaleur du poele bouiller et le troisième… pour ce radiateur. Sans compter bien sur le circuit de chauffage par les panneaux solaires,  mais qui lui n’est pas sous tube dans la réserve d’eau morte.

Le circuit de radiateur de dispersion nous a fait tilter, mon plombier et moi. Dans certains cas, cette circulation d’eau chaude pourrait bien être utile à l’intérieur de la maison. Et voila le problème d’appoint de chaleur de ma maison passive résolu.

Quand je veux augmenter la température intérieure parce que les qualités passives de la maison ne suffisent plus à maintenir mes 21° de moyenne, je mets en marche un radiateur sèche serviette sur ce circuit  de dispersion, mais cette fois dans la maison. Dans la pièce où l’on aime le plus avoir chaud vu qu’on y est peu couvert, et où l’aspiration importante permettra de recycler immédiatement cette chaleur par l’échangeur de la VMCdf.

Si la production d’eau chaude par le soleil laisse à désirer, je peux toujours lui donner un coup de main avec mon poele. Le radiateur fonctionne a partir d’une température minimum atteinte par le sanicube, habituellement 50 °, et fait monter facilement la température de la salle de bain à 23-24°. L’aspiration recycle cette température dans l’aspiration de l’air vicié qui passe dans la VMC, échange sa chaleur avec l’air entrant en provenance du puits canadien (10-12°), et fournit donc à l’entrée de l’air neuf une température d’environ 21°. Le tour est joué : l’appoint de chaleur dans la maison est réglé tout simplement.

Si je ne désire plus chauffer la maison, je remonte la limite de mise en route du circulateur du radiateur sèche serviette, a l’extrême je peux même le couper et envoyer l’excédent de chaleur vers le radiateur extérieur (je n’ai pas du faire cela l’hivers dernier !)

les capteurs thermiques

samedi, mars 31st, 2012

je viens de recevoir le message suivant :
08h39
pulsar
Bonjour Chomich ,
(je saute quelques lignes pour en arriver à la question : )
il y a un sujet pour lequel vous n’avez pas donné beaucoup de détails ( à moins que je ne les ai ratés ?? si oui corrigez-moi ) ,

c’est le poste des panneaux solaires ( à tubes ) que vous avez placé.
je n’ai pas vu d’info sur le calcul /dimensionnement qui vous a conduit à installer cette surface-puissance -là ,
raison du choix tubes contre panneaux plans, pourquoi ce fournisseur- là , marque du matos, etc , prix ? satisfaction après l’ hiver et maintenant début de printemps
( sans vouloir paraître trop intrusif , )

Pour répondre à cette question, je vais me défausser sur mon installateur qui a fait lui-même les calculs, mais je crois que j’en connais une partie :
l’avantage des capteurs à tube est double
– d’une part ils sont légèrement plus performants, surtout sous nos climats, et le montage à très forte inclinaison majore le rendement hivernal, quand le soleil est bas sur l’horizon, -ou du moins en demi-saison, quand il n’apparait que de rares heures de la journée:
– d’autre part, ils ont le grand avantage de mobiliser une faible quantité d’eau, puisque la chaleur est accumulée dans un corps métallique qui chauffe l’eau par contact rapide, et donc la vidange automatique est facilitée.
le chene au nord

Parce que la vidange automatique me semble un plus : l’eau, comme fluide caloporteur, n’est pas sous pression permanent, elle n’est injectée dans le circuit à l’extérieur du volume protégé que quand elle peut être chauffée, il n’y a donc aucune nécessité d’y rajouter un antigel, même par -15° au cœur de l’hivers, l’installation ne craint pas le froid.
Et quand en plein été, le rendement dépasse de loin les possibilités d’absorption, un système verre métal sera plus tolérant qu’un autre à une éventuelle surchauffe.
Quand au matériel, il s’agit pour les tubes d’une production d’origine extrême orientale (entendez, de chine, oui, j’ai honte, mais voilà, il faut faire des choix, et j’avais confiance dans la fabrication du lot importé d’où sont extraits mes tubes). La réserve d’eau chaude est par contre une production européenne, le système Solaris m’a séduit par le fait qu’il ne contraint pas à entretenir une réserve d’eau chaude à autre température. Et permet de se contenter de la production solaire même quand elle n’atteint que 45 °: aucun risque sanitaire, la réserve sert à une production instantanée, l’eau ne stagne jamais à basse température avant d’être utilisée aux besoins sanitaires, donc aucun risque de légionellose ou autre saleté..

avec la météo de ces derniers jours, le printemps doit être superbe dans le bel endroit où vous avez construit ..

Oui, ces derniers jours, il a fallu veiller à éviter la surchauffe, la production quotidienne dépassait les 20kwh. Il faut dire que même si la maison est bâtie en plein bois, elle dispose d’un espace dégagé qui favorise un ensoleillement du matin au soir. J’en ai profité au maximum, surtout qu’avec le changement dheure, c’est justement la semaine où les jours rallongent 🙂 !

Il va de soi que je joindrai les calculs en m², kwh et degrés quand j’aurai plus de précision, mais voilà déjà un avant gout de mes motivations pour ce système.

poele bouilleur ?

jeudi, mars 22nd, 2012

Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..

J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).

Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.

K30 ou maison passive

jeudi, février 23rd, 2012

Trop de vulgarisation peut conduire à de mauvaises compréhensions nuisibles. Je pense que c’est ce qui se passe entre le K30 actuellement visé comme bonne norme d’isolation et les 15 kwh/m².an de la maison passive.
Beaucoup de gens, enthousiasmés à l’idée de réduire à presque rien leur consommation de chauffage, K30, pourquoi ne pas augmenter l’isolation de ma construction, et arriver ainsi à un K15, j’aurai une maison passive.
Hélas, les chiffres sont souvent trompeurs. Il y a 15 et 15 !
En réponse à un post sur un forum d’econologie.com
je répondais il y a déjà presque deux ans
« Ce n’est pas le Kxx qui détermine le caractère d’une maison passive.
C’est la consommation (en Kwh/m²/an) et l’étanchéité à l’air (0,6 vol/h sous 50Pa) ainsi que la résistance à la surchauffe.
La confusion vient de ce que le chiffre 15 est le nombre de base pour la consommation d’une maison passive (en kw/m² de surface au sol et /an)
En réalité, une maison passive aura bien souvent un K inférieur à 15, mais elle aura surtout un équipement de contrôle de la ventilation et de récupération de la chaleur qui permettra de rester en dessous de la limite en besoin de chauffage. »
Visiblement, la confusion persiste !
C’est vrai que grossièrement, la capacité d’isolation des parois de la maison passive conduit à un K de 15 ou probablement un peu moins (chez moi j’arrive à K12 en suivant le calcul conventionnel.
Mais ça ne signifie en rien que la consommation d’énergie suivra !
En effet, si le test d’infiltrométrie donne un résultat intéressant, pas le 0.6 vol/h N50, mais déjà 1, ce qui correspond à l’exigence BBC, la consommation en énergie pour le chauffage passe déjà à 17 kwh/m²an. Et si l’étanchéité est peu soignée, qu’elle correspond à une valeur courante, pas les 10 vol/h d’un bâtiment années ‘50, mais seulement déjà 3 vol/h, la consommation en énergie pour le chauffage monte déjà à 28 kwh/m².an ! %Malgré l’effort d’isolation qui donne un K15 !
Je trouve donc très important de faire comprendre aux bâtisseurs en général, maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre, entrepreneurs ou chefs d’équipe, maçons, couvreurs, plafonneurs, électriciens, etc, que le contrôle des besoins en chauffage dépend tout autant de l’étanchéité à l’air que du soin apporté à l’isolation des parois.
Et je n’ai encore rien dit des ponts thermiques, qui peuvent influencer encore plus les besoins en chauffage !
Donc je résume (à la grosse louche, les decimales sont négligées) pour un petit 150 m²:
-oui, je sais, 150 m² ça la fait pas, 280 ce serait mieux, mais là je suis plus dans la course…
Isolation ancienne K80, étanchéité à l’air 10 vol/h, consommation annuelle 4500 l mazout
Isolation courante K45, étanchéité à l’air 5 vol/h, consommation annuelle 1500 l mazout plus l’ECS
Isolation soignée K30, étanchéité à l’air BBC 1 vol/h, consommation par an 800 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité à l’air bâclée 3 vol/h consommation par an l’équivalent de 400 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité passive 0,5 vol/h, consommation 15 kwh/m²an, par an 2000 kwh 400 € d’éléctricité, 150€ de bois….
Juste pour voir que finalement, repenser le système constructif ça peut devenir bon pour le portefeuille.
pour moi, avec mes 130 m², j’en suis à 1 bon stère et demi de bois depuis l’été dernier, chauffage et eau chaude ensemble. mais il reste encore un mois d’hivers, quand même.

automatique

lundi, octobre 31st, 2011

Depuis aujourd’hui, le fonctionnement du poêle bouilleur hermétique qui a pour mission d’apporter à ma maison passive le complément de chaleur dont elle a besoin est devenu automatique.
Ce qui ne signifie pas qu’il s’allume tout seul, non, je ne donne pas dans la science fiction.
Mais simplement que l’asservissement de la commande du circulateur qui transfère la chaleur du serpentin bouilleur est maintenant commandée par le boitier qui se trouve fixé au mur derrière le poêle.

Un allumage a été nécessaire pour régler le thermostat même si la journée ayant été à moitié ensoleillée, le ballon d’eau chaude avec ses 49° n’avait pas réellement besoin d’un coup de pouce.
Lors de l’allumage, j’en profite pour régler en même temps les entrées d’air extérieur. Lors du premier essai, je les trouvais trop larges, le feu s’allumait rapidement et la montée en température a été difficile à régler. Lors du second allumage, le feu a pris beaucoup plus lentement, et cette fois, c’est encore plus lent. Je ne voudrais pas risquer d’étouffer la combustion et de provoquer une production de CO. Même si je suis persuadé que le risque reste minime, j’améliore l’admission d’air frais. Du coup le feu monte plus rapidement, atteint assez vite la température nécessaire à porter l’eau à 50°, et j’enclenche le circulateur.
Le démarrage de l’échange de chaleur fait baisser la température dans le poêle, le circulateur s’arrête, le poêle chauffe de nouveau, le circulateur se réenclenche.

La stabilisation se fait rapidement, la température d’échange monte facilement à 70-80°. Le temps de combustion des deux morceaux de charme que j’ai mis dans le poêle est suffisant pour faire remonter la température du ballon à 70 °. Le poêle s’éteint gentiment pendant que le circulateur s’arrête.
Comme le besoin de chaleur était faible, la température de la pièce est montée d’un cran. Il fait déjà 24 ° dans le salon. J’ai comme l’impression que je vais passer l’hiver en t-shirt !
Un petit coup d’aération -totalement manuelle, pour coup, en ouvrant les fenetres – corrige la surchauffe, et la VMC fera le reste.

le poele

dimanche, octobre 9th, 2011

Aujourd’hui j’ai testé mon poele.

Je n’avais encore jamais osé, ni éprouvé le besoin de l’allumer.

Je m’en serais encore passé aujourd’hui (il faisait 23 ° ce matin dans le séjour quand je me suis levé) si comme l’annonçait la météo je savais que je n’aurais pas un degré dans mon Rotex.

Et là ça devenait juste, puisque j’avais 36 ° après ma douche.

J’ai donc réuni quelques buches de charme bien sec, un tas de petit bois et un allume feu (ho le vilain geste ! mais je ne suis pas encore très habile pour allumer juste avec du papier)

En une demi-heure, le feu a pris au point de faire monter la température de l’échangeur à 60°. Je mets en route le circulateur, dont l’asservissement n’est pas encore installé, et la température du ballon monte doucement, pendant que celle de l’échangeur du poele diminue.

L’échangeur continue a monter pour se stabiliser à 80°, pendant que le ballon se réchauffe.

En trois quarts d’heure, j’ai brulé trois morceaux de bois, j’ai fait remonter le ballon à 66 °, alors que les tubes restent à 33°. plus que la température de l’air (+/- 12), mais trop peu pour enclencher la circulation du chauffage solaire

j’ai ouvert la fenêtre parce qu’il faisait 25 ° dans le séjour. Ok, de toutes façons, tant que la VMC n’est pas en route, c’est comme ça que j’aère tous les matins.

Ah, le charme d’un feu de bois – mais j’ai oublié de prendre la photo quand les buches brulaient vraiment bien !

tout est bien…

mercredi, avril 13th, 2011


qui finit bien, dit la sagesse des nations.

La question est de savoir seulement quand on est à la fin : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, dit le  proverbe.

Je me demande si la Vie, et par assimilation, la construction autonome qui en est une expression proche de la perfection, n’est pas une simple sinusoïde.

Un jour bon, un  jour moins bon, et tout avance à son rythme. Vallen en opstaan…

La semaine dernière, je commençais à pavoiser parce que j’avais localisé les faiblesses de mon réseau hydraulique, et j’entrevoyais la fin des incertitudes. La réparation fut efficace, du moins tant que je ne me suis pas heurté à un problème plus pointu.

A la fin de la journée de lundi, j’avais entre autres choses, réussi à colmater les fuites des conduites dont je soupçonnais la faiblesse à cause des coudes emballés dans un plastic bleu et de la fragilité de leur joint o-ring. Il faut dire que j’ai probablement mélangé des systèmes proches mais pas réellement compatibles. Chaque marque se donne des normes, pas réellement uniformes.

J’ai simplement remplacé ces pièces par un coude en laiton et un raccord alpex (de la bonne gamme) ½ ‘ / 16 mm. J’attends un peu avant de me lancer dans le platre qui doit assurer l’étanchéité (à l’air) d’être certain que l’étanchéité (à l’eau) est assurée.

J’allais tranquillement prendre un repos bien mérité lorsque j’ai soudain détecté une nouvelle inondation. L’origine est vite localisée : la clarinette d’eau chaude dans la toilette du rez-de chaussée laisse s’écouler des flots ininterrompus. Un nouveau déluge.

Vite fait, je coupe tout. Puis vient le temps des pourquoi. Pourquoi ces joints ont-ils brusquement laché ? pourquoi juste l’eau chaude, pourquoi à cet endroit ?

L’explication provient de l’expérience, pas des normes. Parce que là où les normes me disent que les conduites supportent 90 °, je me rends compte que passés les 80 °, çà le fait plus.

Donc le matin, je démonte et je resserre les joints, je croise les doigts et je crache en l’air, puis je rouvre les vannes : tout tient. Juste qu’il vaut mieux ne pas sollicites 20 l d’eau chaude en continu par un seul pompage.

Après avoir épuisé les questions concernant le réseau de distribution d’eau je m’intéresse aux problèmes électriques. Les infiltrations de la semaines dernière avaient fait sauter tous les circuits du sous-sol. J’ai pu les remettre en service un par un. Cependant tout le réseau sous 30 mA claque chaque fois qu’on tente de brancher quelque chose dessus.

Tant que çà se limite à l’éclairage de la salle de bain, malchance. Mais quand il s’agit des machines, lessiveuse et lave vaisselle, ça devient plus embêtant.

Tout d’un coup illumination. Les lignes sont alimentées, puisque la lampe témoin s’allume, mais à combien ?

L’expérience m’a prouvé qu’il peu parfois manquer une phase sur un circuit, donc je prends un voltmètre comme me l’a montré Douglas la semaine précédente et je l’applique sur la ligne du lave vaisselle. L’échelle 250 V est trop faible, je passe sur l’échelle 500, et l’aiguille monte jusqu’à 400. 400 V ?  mais bien sur, au lieu d’avoir phase et neutre, j’ai deux phases sur cette prise. Je remonte qu’au tableau de distribution, test sur les lignes qui sortent du différentiel 30 mA : trois sur quatre sont alimentées en 400 V Une simple erreur de branchement du peigne, une phase connectée à la place du neutre,  et voilà le travail.

Demain, j’attends le verdict du technicien de Bosch pour me dire si mes machines ont souffert, ou si le fusible thermique qui doit les protéger contre une surtension a rempli son office. Encore une longue nuit à attendre.

Tout çà à cause d’un simple fil croisé !

 

pourquoi j’ai changé mon fusil d’épaule

mercredi, avril 6th, 2011

J’ai déjà abordé succinctement le sujet dans le post marbella . Au risque de me repeter, je reprends la réflexion où je l’ai laissée.

J’ai commencé ma construction sans trop savoir vers quoi je me dirigeais. Les premiers plans prévoyaient un poele à bois, plus pour la beauté de la chose que par nécessité intrinsèque.

Et puis une maison en pleine foret et pas de foyer pour bruler du bois, ça fait drole.

Mais la réflexion a tourné court quand j’ai commencé à prospecter les vendeurs de poele pour maison passive. Non seulement je ne trouvais pas de prix abordable, mais même en acceptant d’y consacrer une fortune, je ne trouvais aucun modèle convenant à l’utilisation que je voulais en faire.

Les besoins d’apport de chaleur seront extrêmement limités, les calculs disent 1500 Wh/jour pendant les périodes de froid. Ce que j’ai traduit par l’image du fer à repasser utilisé pendant une heure. Les plus petits poeles à bois hermétiques sont dimensionnés autour de 4 kW, soit une durée d’allumage de 20 minutes en conditions idéales.

J’en ai donc déduit que l’investissement était à la limite du raisonnable et même au-delà. Bien sur, dans le bilan énergétique (Energie primaire) l’utilisation d’une résistance électrique est pénalisée, puisqu’affectée d’un coefficient multiplicateur de 2.8. Mes 1500 Wh/j se transforment tout se suite en 4 kWh, mais tout ça reste encore en dessous des normes du PHI.

J’en étais donc là quand j’ai commencé à utiliser le rotex ®. Et je me suis rendu compte assez vite que la quantité de soleil que je recevrai dans les périodes les plus défavorables est ridiculement faible. Pas de soleil, pas d’eau chaude. Pas d’eau chaude, confort et habitabilité réduite. D’autant que comme je compte utiliser l’alimentation eau chaude pour le lave vaisselle et le lave linge, la consommation totale d’électricité risque de s’en ressentir, même si ce n’est pas pris en compte dans les standards PHI. Et de plus, le système « minimaliste » dont je me suis équipé diminue le confort « hygiène ». Se raser à l’eau froide, passe encore, mais se doucher à 20 °, c’est pas top.

Donc l’intérêt serait de découvrir un système qui permettrait de garder une alimentation en eau chaude quand la ressource de base fait défaut, c’est-à-dire quand le soleil devient aussi minimaliste que mes prévisions.

J’ai donc surfé (merci Hoehel !)  😀 pour trouver des « poêles bouilleurs »

Un poêle bouilleur est un appareil de chauffage qui consacre un partie de sa puissance à chauffer de l’eau dont l’énergie sera utilisée d’une autre façon qu’en rayonnement calorifique.

J’en ai trouvé, particulièrement des rocket stoves. Mais ça ne faisait pâs mon bonheur, puisqu’il s’agit d’un système de chauffage plus proche du poele de masse (accumulateur de chaleur) que d’un réchauffeur d’eau. ?

Finalement je suis tombé sur le site d’une fabrique tchèque dont l’avantage est que – d’après les descriptions techniques – le principal de la chaleur (90%) et attribué au chauffage de l’eau et dont la puissance totale est suffisamment faible pour convenir à mes besoins.

Pas d’expériences, pas de retour, je plonge dans l’inconnu… en limitant la casse, parce que ce poele est extrêmement bon marché par rapport à tout ce que j’ai vu ailleurs.

L’engin a été livré à mon installateur Focaloréco qui viendra le placer la semaine prochaine.

Impeccable, si j’ai encore une période de mauvais temps avant l’été, je pourrai faire le test.

Il reste encore une objection, soulevée par Geneviève, dont l’expérience dans le domaine de l’ECS par panneau thermique n’est plus à faire (son installation, qui vient de rendre l’âme, a dépassé les 25 ans de service).

L’objection est que dans les climats rudes (l’aveyron a un climat rude), il arrive que la température moyenne ne nécessite pas de chauffage, mais que le soleil ne suffise pas à fournir de l’eau chaude…

Et me voilà ramené au problème précédent : je me verrai contraint de mettre en route mon réchauffeur électrique instantané pour la douche, et de me passer d’eau chaude pour le reste. Mais la situation sera – je l’espère – ultra rare !

A suivre donc…/…