Archive for the ‘solution’ Category

Encore une question de fumée

lundi, janvier 13th, 2014

 

De retour après quelques mois de silence passés à profiter du confort de ma maison passive, je me permets de vous faire part du courrier suivant  échangé sur :

http://www.bricozone.be/fr/

 

Message de Benoit

Bonjour Chomich,

 Nous souhaiterions installer un foyer dans notre future maison passive.

J’aimerais votre retour d’expérience sur le sujet et principalement sur la manière de rendre tout cela étanche.

Je me dis que plusieurs solutions se présentent mais ne vois pas celle à mettre en oeuvre:

– foyer avec tube métallique jusqu’au sommet de l’habitation –> comment faire l’étanchéité en toiture?  La buse sera a 150°C impossible de passer la cellulose de la toiture ni de mettre du tape….

– avoir des boisseaux (+isolation) qui descendent jusqu’au rez de chaussée et y faire une jonction entre tube métallique du poêle et le boisseau…j’ai l’impression que ce n’est pas simple non plus vu la température….au alors juste avec du plâtre?

– boisseaux (+isolation) jusqu’au sol et y faire la jonction avec platre?

 Je ne vois pas de solution de mousse étanche et ok à haute température….

Pourriez vous m’expliquer votre configuration?
Merci pour votre aide
Bonne journée
Cordialement

Benoit

 

Bonjour Benoit

La structure de ma maison est en béton cellulaire, ce qui facilite la réalisation, mais même si vous êtes en Ossature Bois, c’est possible. J’ai choisi (mais aussi, j’ai la possibilité) de sortir à travers  le mur en dessous du toit en traversant l’isolation à l’horizontale pour éviter une étanchéité dans le toit (bac acier). Mais il existe des solutions étanches (à l’eau)  pour traverser les toitures.

La traversée de l’isolant se fait avec un conduit « double peau » (deux tubes séparés par une couche d’isolant), ce qui va vous amener à utiliser du 200 au moins pour traverser l’isolant. C’est mon cas.

Mon isolant dans le mur (comme dans le toit) est constitué de  35 cm d’épaisseur de ouate de verre, moins sensible je pense à la chaleur que la cellulose: Il faudra sans doute prévoir pour vous une épaisseur plus grande de protection du conduit, vous devrez peut être bien utiliser un conduit extérieur de 250 mm? S’il n’existe pas de double conduit dans la dimension voulue, c’est pas grave : on peut très bien construire soi-même un double tube avec de l’isolant (laine de roche, habituellement) entre les deux parois..

Le joint entre la maçonnerie et le tube est réalisé avec une pate d’argile résistant à la chaleur (je dois chercher le nom et la marque du produit, je vous le communiquerai plus tard)

Ça doit marcher à travers une plaque de platre/fermacel)

La température de fumées n’est pas gigantesque (petit poêle, avec récupération de chaleur au foyer), mais la pâte résiste, dans mon souvenir à plus de 500 °. L’étanchéité à l’air est assurée. Je doute que le platre résiste autant, il va se rétrécir autour du tube.

Bonne réflexion, et franc succès avec votre étanchéité

 

Bonjour Chomich,
Merci pour ce retour rapide!
Ma construction est une massive/passive mais avec de la cellulose en toiture (au lieu du PU).
Si je comprends biens une solution serait de faire la jonction avec le mur au lieu de le faire en toiture.
Le feu à bois tolère le double coude?
Est ce que je dois tout prévoir en métal pour évacuation des fumées ou il est conseillé de garder un maximum en boisseau enduits.
Quel a été votre choix pour le foyer? Aviez vous osé le surdimensionner? J’ai 240m² (2 étages + combles) donc max 4kw de puissance au PHPP est ce qu’il est conseillé de prévoir 6kw?
Concernant les joints entre les sections de tubage sont ils fiables? Les retours d’installateurs que j’ai vus sont : cela passera le blower door mais ne tiendra pas….
Cela me laisse très dubitatif sur la solution!
Pour la prise d’air à l’extérieur quelle est la solution retenue dans votre cas? au travers du mur externe au pied du foyer? Pas de sensation de froid par cette prise directe externe (je pense a une feu froid qd il ne serait pas utilisé?)

Merci d’avance pour votre aide
Bonne journée

 

bonjour Benoit

j’ai retrouvé le nom du produit utilisé

 

Fermit gmbh 53360 vettelschoss

Feuerfester kessel-kitt « froschmarke fur kessel, öfen und herde

 

Oui, bien, ça peut vieillir un peu comme tous les produits d’étanchéité; on en reparlera dans 10-15 ans.

Mais la caractéristique de l’étanchéité (à l’air, à l’eau c’est le contraire) c’est qu’elle s’améliore avec le temps (accumulation de poussières fines dans les interstices les plus fins, qui se colmatent naturellement)

D’autres questions aux quelles je n’apporte aucune réponse qualifiée : je ne suis pas fumiste.

Le feu a bois tolère le double coude?

À mon sens et selon mon expérience, c’est une configuration fréquente. Chez moi, j’ai mis deux angles de 45 °, donc pas un vrai double coude : depuis la mise en route du poêle, j’ai « ramoné » deux fois, sans avoir aucun dépôt dans le conduit.

 

Est ce que je dois tout prévoir en métal pour évacuation des fumées ou il est conseillé de garder un maximum en boisseau enduits.
Une fois à l’extérieur, le matériau du conduit est de peu d’importance, des boisseaux front l’affaire, il ne faut plus isoler. Et ce sera probablement moins couteux de construire en terre cuite que de continuer en métal.

 

Quel a été votre choix pour le foyer? Aviez vous ose le surdimensionner?

Aucun surdimensionnement, heureusement ! La puissance de mon offenseite est largement suffisante, sans oublier que 80 % de la chaleur produite passe dans la production d’eau chaude. C’est la principale utilité de ce poêle. Quand il fait trop chaud en hiver, on ouvre les fenêtres!

 

Pour la prise d’air à l’extérieur quelle est la solution retenue dans votre cas?

Deux conduits de 90 en PVC alimentent le poêle en air extérieur,  prise directe dans le mur derrière le poêle, soit +/- 30 cm de conduit. Les tubes sont parfois un peu froids au toucher, je n’ai pas poussé plus loin mes investigations. Si vous craignez un pont thermique à cet endroit, un simple manchon isolant doit atténuer le phénomène

Ne jamais oublier que le chauffage d’une maison passive, même s’il est indispensable, n’est qu’un appoint!

Bonne chance dans la suite de votre réalisation.

Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

problèmes d’étanchéité

mercredi, novembre 14th, 2012

Un correspondant Unknown me demande en MP :

« Autre question, comment cela se passe avec le passage des cables électrique? car l’électricien doit faire des saignées dans les murs, il faut donc mettre le parevapeur après le passage de celui-ci. Comment, alors, fait-on pour bien étanchéifier les cables fixés au sol? »

Chaque fois qu’un cable (un une autre conduite d’air ou d’eau) traverse une membrane d’étanchéité, il doit être entouré d’un manchon, une matière souple imperméable qui entoure la circonférence du cable et se prolonge à plat sur la paroi traversée.

On peut utiliser pour ça des produits sophistiqués en caoutchouc,

ou bien simplement un ruban adhésif de bonne qualité qui enserre le cable et se répand sur la membrane,

ou bien on perce un trou de plus petit diamètre dans la membrane si elle est assez souple et on scelle la partie qui se resserre sur le cable avec un bon adhésif

Avant de me lancer dans l’évaluation de l’infiltrométrie, c’était une grande question à mon sens : quelle sera la résistance des rouleaux de scotch qu’on répand généreusement dans une maison étanche ? Combien de mois cela va-t-il rester efficace?

Si vous vous demandez quelle est la durée d’un pareil scellement, on a récemment démonté des maisons passives en Allemagne en place depuis 15 ans, les adhésifs de l’époque (et on ne peut pas dire qu’on n’a pas progressé dans ce domaine) étaient toujours efficaces, parfois même plus, les microfissures étant bouchées par des poussières déposées !

Le problème est donc de réduire au minimum le passage des cables de l’espace protégé dans l’espace non protégé. Si on travaille dans une ossature bois, on passe les cables sous le pare vapeur  et on les fait entrer dans des blochets dits étanches, on en trouve maintenant à peu près partout, de qualité variable sans doute.

Le principe est que la paroi du blochet est assez souple pour se rétracter autour du cable.

Si l’étanchéité est assurée par le plafonnage comme chez moi, les cables sont posés dans les saignées  et recouverts de platre. Le passage d’un étage à l’autre devant la membrane de PE entourant les hourdis se fait dans le platre.

J’ai distribué les cables sous la chape au dessus des hourdis, ils se trouvent dans l’espace protégé à ce niveau. Je les ai encastrés dans les saignées prévues pour alimenter chaque blochet en les faisant passer à la base du mur, la couche de polyéthylène faisant à chaque fois office de joint, et le platre posé dessus a assuré l’étanchéité de tous ces passages. Puis les cables sont rentrés dans les blochets dans un scellement au platre. Comme il n’y a pas de sollicitation à ce niveau, le joint platre / gaine de cable reste étanche. S’il le fallait on pourrait ajouter un joint de silicone (il en existe de nos jours qui résistent bien au temps.

C’est mon expérience, je suppose que d’autres, professionnels expérimentés, pourraient rajouter des précisions utiles, mais avec ça, j’ai pu me débrouiller.

Passeurs d’énergie

mardi, octobre 9th, 2012

Comme l’an dernier à pareille époque, j’ai participé à l’assemblée générale de l’asbl des passeurs d’énergie.

C’est quoi, ce truc ?

Passeurs d’énergie est une association qui veut mettre en contact les citoyens avec des citoyens, sans passer par un machin ou une science requise en préalable.

Si j’ai envie de faire quelque chose dans le domaine de l’énergie, quel meilleur moyen de choisir ce que je peux faire que de demander à ceux qui l’ont déjà fait, avec quel succès, quelles erreurs et quelle satisfaction. Quoi de plus utile que le partage d’expérience.

Malheureusement nous ne sommes pas encore très nombreux. Juste une centaine d’expériences sont partagées dans tous les domaines où on peut grappiller de quelques watts à des milliers de kwh par an.

 

Alors j’en appelle à tous ceux qui ont fait quelque chose et qui sont disposés à en parler : présentez votre réalisation, ou même seulement vos idées si vous n’êtes pas encore arrivé au bout de votre projet.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (4)

jeudi, juillet 26th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à expliquer une partie des quoi ?

Reste le plus fondamental : une maison passive.

Première question à l’architecte qui nous en parle : « c’est quoi ça pour un truc ? »

Et nous commençons par les premières définitions : une maison passive est une maison qui consomme très peu, une maison « qu’on en chauffe pas », oui du moins tellement peu que pendant nos trois jours d’absence, elle reste à température égale, et surtout sèche. Pour qui construit une maison dans un bois, l’atmosphère humide est le problème principal. Si construire une maison passiver me promet une atmosphère saine, sèche et tempérée, je signe des deux mains.

Nous voilà donc partis pour étudier un programme complet qui nous permettra de construire cette fameuse maison qu’on chauffe avec l’équivalent d’un fer à repasser.

Aspect n° un : l’isolation. Une isolation poussée à peu près au niveau d’un « K12 » (oui, je sais que cette définition ne signifie plus grand chose, mais il y a trois ans, c’était un point de repère) et cela s’accompagne d’un bilan énergétique dans lequel même la chaleur produite par les habitants doit être prise en compte parce qu’elle n’est pas négligeable. Mais la différence essentielle avec toute autre maison isolée, c’est l’absence totale de ponts thermiques. C’est d’ailleurs ce qui rends presque impossible la rénovation à la norme maison passive, hélas.

Aspect n° deux : l’étanchéité. Une maison étanche à l’air, ça se construit selon certaines normes, certaines méthodes en vue d’un résultat contrôlables. Il faut apprendre que le béton est étanche, mais pas la mousse de PU. Puis il y a l’étanchéité à l’air et étanchéité à l’eau : le plastique résiste à l’air et à l’eau, le plâtre résiste à l’air mais pas à l’eau, le ¨PU résiste à l’eau mais pas à l’air…

Aspect n° trois : la VMC avec échangeur de chaleur, pour moi la clé ou la solution de mes questionnements. C’est cette machine qui permet la conservation de la chaleur ET le maintient d’un air dépourvu d’humidité excédentaire, grâce au contrôle des flux d’air neuf et usé.

Arrivons à la conclusion : une maison passive est une maison

  • Qui se chauffe avec 15 kwh/m²/an. Soit pour ce que je projette, environ un gros stère de bois… pour une température constante de 21 °.
  • Et qui répond à la norme d’étanchéité de 0,6 volume à n50 -1.
  • De plus, ce qui me plait, c’est que la consommation totale d’énergie primaire ne doit pas dépasser les 120 kwh/m²/an, toutes utilisations confondues

Aucun impératif de matériau ni de forme (sauf peut être que les murs extérieurs exposés plombent le bilan thermique). La norme maison passive laisse au constructeur le champ libre quant aux moyens à utiliser pour atteindre le résultat. C’est ici qu’interviennent les choix qui mettront en avant l’impact de la construction sur l’environnement.

Mais on en reparlera !

…/…

Certifiée!

mardi, février 28th, 2012

Ma maison est passive!

c'est beau, non?


Certifiée
Dans 10 ans, faudra refaire un Blower door test. D’ici là, je me chauffe et je chauffe mon eau sanitaire avec 1 stère et demi de bois par an.

électricité, fin (peut-être)

mardi, février 7th, 2012

J’ai du laisser en suspend la fin de la connexion complète de mon réseau électrique avant de partir me balader au bout du monde.
Quand j’ai mis la VMC en route et que j’ai mis la clé sous la porte pour deux mois, deux lignes résistaient obstinément à mes tentatives de raccordement.
Deux problèmes dus au fait que j’ai été un peu rapide et inconséquent en prenant les photos des cables qui ont depuis disparu sous la dalle ou dans les murs. Deux ou plutôt quatre câbles tirés pour éclairer la seconde chambre au sous-sol.
Dans la plus part des cas, j’ai prévu des télérupteurs pour m’éviter les va et vient et autres inverseurs, tout en me permettant de multiplier les points d’allumage.
Un inverseur permet de câbler trois points d’allumage au maximum. Avec un télérupteur, je peux dépasser les quatre en cas e besoin. Et c’est ce que j’ai prévu dans le salon, dans l’entrée, et au sous sol dans la chambre et le couloir.
Mais voila, pour relier le télérupteur il faut deux câblages : l’un vers la lampe, l’autre vers la série des points d’allumage. Et je me suis battu pour retrouver les bonnes connexions.

merci à entraidelec pour le schema
Ca peut sembler tout bête, mais une fois que je me suis retrouvé avec une botte de fils qui sortaient du sol devant le tableau, et que j’ai dû commencer à connecter les lignes que j’avais –je le croyais innocemment- si bien repérées, je me suis rendu compte que mes marquages étaient parfois déficients ou même équivoques.

Et j’ai commencé à me battre pour savoir quelle était l’extrémité qui devait amener le courant à la série de prises, à la lampe ou aux points d’allumage de la ligne M ou de la ligne N, puisque j’ai tout monté en circuits mixtes.
Ma dernière trouvaille a donc été de repérer, parmi les cables qui me restaient, et à l’aide de mon seul testeur, lesquels desservant les lampes devaient se brancher sur le télérupteur, et lesquels devaient desservir les points d’allumage. Heureusement que j’avais déjà repéré les prises. Seul le marquage du circuit lumière était équivoque.

C’est maintenant chose faite, mon tableau est complet et définitivement refermé.
Et je peux éclairer toute la maison.

quand on en tient un bon

lundi, octobre 24th, 2011

Il vaut mieux ne pas le lacher.
C’est par Quentin Goulard que j’ai eu les coordonnées de Jean Delire, qui a fait le test d’infiltrométrie.
Dans la jungle des professionnels de ce domaine, conseillers, techniciens, vendeurs ou installateurs de quelque chose, il est réellement difficile d’orienter la sélection de la personne qui conviendra pour le travail qu’on souhaite faire exécuter. J’ai donc fait confiance à l’homme de l’art. Je n’ai qu’a me féliciter de choix.
L’offre de prestation était assez nette et concise, mais je n’ai pas non plus demandé » de détails superflus : je savais ce dont j’avais besoin : test d’étanchéité et recherche éventuelle des fuites dans un bâtiment juste fini. Les moyens sont connus : utilisation d’une porte soufflante, repérage des fuites par fumée et/ou par thermographie si la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur le permet. L’offre comportait une prestation de 4 heures, avec un supplément si on devait continuer à chercher plus longtemps, quoi de plus normal.
À l’heure dite, M. Delire arrive avec son matériel, prise de contact assez sympa, il est évident que nous, aussi bien que Quentin, sommes sur des charbons ardents.
Il faut savoir que ma méthode de construction, dans laquelle l’étanchéité est assurée par la couche de platre, le plafonnage, interdit les tests préalables. Impossible de se faire une idée de la qualité de la construction, tant que les plâtres ne sont pas terminés, aucun scellement n’aura d’efficacité sur les fuites d’air, puisque la surface des murs en béton cellulaire est une « passoire » de ce point de vue. Passoire à très petits trous, sans doute, mais quand même, extrêmement perméable au regard des exigences du PHPP.
Et je n’ai bien sur pas de membrane d’étanchéité, le transfert de vapeur à travers la maçonnerie va s’autoréguler, puisque c’est principalement la ventilation de l’espace intérieur qui agira sur le taux d’humidité de l’ambiance de la maison.

Donc, nous sommes trois à surveiller les faits et gestes de notre technicien qui s’affaire à installer la porte, les capteurs de pression intérieure, extérieure, le moteur de l’aspiration et même le suivi sur le pc portable qui va enregistrer le test.
Je crois que ma plus grande « angoisse » concernait avant tout la capacité du poêle pour lequel j’ai reçu des assurances, mais pas encore le certificat PHI, a assurer l’étanchéité à l’air suffisante. Et si je m’étais mal fait comprendre, avec le fournisseur de l’est de l’Allemagne après duquel je me le suis procuré ? si ce n’était pas du tout un poêle destiné à une maison passive ? aie, aie, aie !
Quentin reprend les mesures de la maison,, qui diffèrent assez fortement des plans d’origine, puisque j’ai mélangé les mesures extérieures et intérieures, et que j’ai ajouté allègrement 20 cm sur chaque dimension. Je me retrouve avec un volume de 373 m³, alors que le plan n’en prévoyait que 343. Pratiquement 10 % .
Quelle importance, direz-vous, 10 % ça rentre encore dans les tolérances.
Hé bien, ça change quand on sait que l’étanchéité se mesure par le rapport du volume d’air qu’il faut ajouter ou enlever par unité de temps.
Donc la limite de 0,6 volume se traduit par une perte acceptable de 224 m³ par heure.
Le ventilateur se met en route. Le tableau de contrôle affiche la puissance développée et la quantité d’air brassée correspondante. Les chiffres montent au fur et à mesure de la mise en pression. Ils se stabilisent à 240.
240 m³ d’air renouvelé pour 373 m³ d’air contenu dans le bâtiment. Juste trop, il va falloir faire la chasse aux « trous » et tenter de réduire les pertes.
15 m³ ca représente un trou de 6 cm². Habituellement il n’y a pas un seul grand trou, mais beaucoup de petits.
On commence à chercher. Mr. Delire jette un coup d’œil circulaire et se dirige d’abord vers le poêle qui trône au milieu du séjour. Une main passe dans le bas, devant la grille décorative : c’est de là que vient le courant d’air.
J’ai vidé le cendrier il y a quelques minutes, pour éviter que les cendres restantes ne risquent de s’envoler. Et dans ma précipitation j’ai repoussé le tiroir sans le bloquer complètement.
Je reprends ma manœuvre, je relève la manette, le joint se compresse… et le régime du ventilateur change aussitôt : 192 m³, 0,52 volumes !
Merci à un technicien qui a aussi le filing ! Ca nous a évité de longues recherches.

test d’infiltrométrie

mardi, octobre 18th, 2011

S’il y a une chose qui peut etre stressante lors de la construction d’une maison passive (ou meme avec un BBC, l’étanchéité est aussi exigeante) c’est la validation de l’étanchéité à l’air.
Quand on a compris le pourquoi et le niveau d’exigence que représente ce test, on stresse quand même un peu.
J’ai passé la nuit à me dire que tant pis si c’est raté, j’espère seulement que je pourrai corriger er rattraper la sauce.
Verts 9h00, mon architecte arrive, suivi de près du testeur.

Bonjour, premier tour de piste : a quoi ressemble le batiment, est-ce que les données des plans sont toujours valables ? un recalcul rapide permet de se rendre compte que le volume théorique de 340 m³ est dépassé. Les mesures prises par Quentin permettent de relever le chiffre à 373,42 m². C’est important parce que les calculs se font sur base de ce volume.
Pendant ce temps Jean Delire monte la porte soufflante dans la porte d’entrée, installe son matériel, table, ordinateur, et le test peut commencer.

Première mise en pression. Alors le niveau 0,6 nous donne droit à 224 m³ l’écran de contrôle du testeur nous donne une valeur de 244.

Aïe ! il y a un trou d’environ 6 cm² a découvrir et a refermer.
Notre testeur s’avance dans la pièce et se dirige tout droit vers le poêle : ça vient de la en bas. Le tiroir du cendrier n’est pas bien fermé. Je viens de vider les cendres (pour éviter que la dépression ne les fasse voler, le cas échéant) et je n’ai pas repoussé à fond.

Immédiatement le chiffre change au cadrant : 190 m³ ce qui signifie 0,52.
On peut immédiatement crier victoire, le reste du test n’est plus qu’une formalité.

Les mesures en continu vérifient les valeurs de départ :

En dépression, le niveau d’étanchéité est de 0,52 volume/heure sous 50 Pa, en surpression, il est de 0,53.
La certification passive n’est plus qu’une question de patience.

du vent mais pas de pluie

mercredi, août 10th, 2011

J’en profite pour avancer dans le bardage du mur sud.

Maintenant que la coursive est quasiment terminée, je me trouve juste à trois mètres sous le toit et la façade s’est tout d’un coup réduite à quelque chose de quasi normal.

J’ai enfin fini les découpes qui entourent les fenêtres du rez de chaussée sud, la pose du bardage sur les murs peut continuer.

Je monte donc mon indispensable étagère de stockage qui me sert d’échafaudage depuis si longtemps, sur la toute nouvelle coursive et je me trouve a hauteur d’appui pour poser encor quelques lames de mélèze au dessus des fenêtres. Demain je remonte encore de quelques crans pour continuer vers le haut, en profitant de ce que le soleil doit m’accompagner quelques heures. On verra où nous arrivons à deux.

Le seul problème de cette « face sud », c’est sa longueur. Pour couvrir les 12 m de celit, je dois passer deux lames et demie de mélèze, il faut donc que je puisse clouer sur chaque latte et donc mon échafaudage devrait faire 12 m de long, ce qu’il ne fait pas. Je travaille don en escalier : plus haut d’un coté, puis je monte de l’autre et ainsi de suite.

Le résultat même si ce n’est pas encore terminé, me plait.

Ps : elle est pas mal, la terrasse, non ?