Archive for the ‘VMC’ Category

Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

Le radiateur de ma salle de bain

jeudi, octobre 4th, 2012

réponse à une question reçue sur bricozone:

Pietje : Explicite un peu la dérivation, il me viens une idée.  Bon sang, mais c’est bien sur !

Délaissant –pour le moment- la publication de mes comptes de construction en attendant d’être certains que la TVA de phillippeville les approuvera, je réponds à une autre question, qui vient de m’être posée sur bricozone : comment fonctionne mon sèche serviette dans la salle de bain ?

La caractéristique de mon système de fourniture d’ECS est de ne pas exiger un ensoleillement parfait, ni forcément d’appoint pour être cependant utilisable : la température de la réserve à eaux mortes de mon sanicule Rotex peut varier de 35° (que j’estime un minimum pour apprécier que l’eau est « chaude » : elle est au moins tiède et permet de prendre une douche courageuse) jusqu’à 85° (au-delà, si la réserve d’eau se met à bouillir, ça peut poser des problèmes).

Je rappelle que le principe est la production d’eau chaude instantanée, par passage dans une réserve d’eau chaude, dite eau morte, donc sans risque sanitaire. Même si la légionellose se développait dans mon sanicube, l’ECS que j’utilise ne sera jamais contaminée.

Il s’en suit que je fais l’appoint de chaleur par mon poele bouilleur quand le soleil se cache obstinément plusieurs jours de suite, ou quand je désire augmenter la température de ma réserve d’eau chaud pour procéder à certaines opérations : lessives, par exemples, la MàL est alimentée en eau chaude, come le lave vaisselle.

Par contre, le problème inverse se pose. Pour éviter aux capteurs à tube de rester exposés de longues heures à des températures élevées (j’ai mesuré 175° maximum cet été), j’ai du prévoir un système d’utilisation de l’eau chaude excédentaire. Comme j’ai abandonné toute idée de piscine sur mon terrain, j’ai betement prévu un radiateur à l’extérieur de la maison, qui chauffe la forêt, renforçant simplement l’action du soleil quand il est extrêmement généreux.

J’ai donc dans mon sanicule trois circuits : l’un pour l’eau chaude sanitaire, le second pour disperser l’apport de chaleur du poele bouiller et le troisième… pour ce radiateur. Sans compter bien sur le circuit de chauffage par les panneaux solaires,  mais qui lui n’est pas sous tube dans la réserve d’eau morte.

Le circuit de radiateur de dispersion nous a fait tilter, mon plombier et moi. Dans certains cas, cette circulation d’eau chaude pourrait bien être utile à l’intérieur de la maison. Et voila le problème d’appoint de chaleur de ma maison passive résolu.

Quand je veux augmenter la température intérieure parce que les qualités passives de la maison ne suffisent plus à maintenir mes 21° de moyenne, je mets en marche un radiateur sèche serviette sur ce circuit  de dispersion, mais cette fois dans la maison. Dans la pièce où l’on aime le plus avoir chaud vu qu’on y est peu couvert, et où l’aspiration importante permettra de recycler immédiatement cette chaleur par l’échangeur de la VMCdf.

Si la production d’eau chaude par le soleil laisse à désirer, je peux toujours lui donner un coup de main avec mon poele. Le radiateur fonctionne a partir d’une température minimum atteinte par le sanicube, habituellement 50 °, et fait monter facilement la température de la salle de bain à 23-24°. L’aspiration recycle cette température dans l’aspiration de l’air vicié qui passe dans la VMC, échange sa chaleur avec l’air entrant en provenance du puits canadien (10-12°), et fournit donc à l’entrée de l’air neuf une température d’environ 21°. Le tour est joué : l’appoint de chaleur dans la maison est réglé tout simplement.

Si je ne désire plus chauffer la maison, je remonte la limite de mise en route du circulateur du radiateur sèche serviette, a l’extrême je peux même le couper et envoyer l’excédent de chaleur vers le radiateur extérieur (je n’ai pas du faire cela l’hivers dernier !)

Froid, moi ? Jamais !

vendredi, février 3rd, 2012

J’ai une VMC double flux dans une maison passive. ça vaut le thermolactil de mon enfance.
Considérations – non scientifique par manque de mesures exactes – sur l‘efficacité de la ventilation double flux associée au puits canadien.
Mercredi matin, je ferme ma porte sur ma maison qui après le week-end est bien chaude – 20 ° dans le séjour – et je laisse la VMC en position « abwesend » puisque je ne reviendrai que vendredi soir. – Ha, oui, ma VMC Paul parle allemand, naturlich. – C’est un régime qui réduit la vitesse du renouvèlement de l’air en fonction du fait que les sources de pollution intérieure sont absentes – je veux parler de moi en tant qu’habitant, ainsi que de ma respiration et de mon usage inconsidéré de l’eau chaude provoquant des émissions de vapeur d’eau, etc…
L’air frais vient du puits canadien – 45 m le long à 2 m de profondeur en diamètre 200 mm – et entre donc dans l’échangeur à une température constante de 10 à 12 °. Là, il entre en contact avec l’air vicié qui va être expulsé et récupère 92 % de la chaleur ambiante. Si je calcule bien, ça me fait (20 ° – 10 °) * 92 %, une température d’admission de l’air frais de +/* 19 °. La différence de température entre l’air frais entrant dans l’échangeur et l’air neuf partant dans le réseau de distribution est sensible quand je pose la mais sur les deux tubes. Evaluation imprécise, mais pourtant exacte.

Donc un degré de perdu à chaque renouvèlement du volume total de la maison soit environ 350 m³, et je ne suis pas dans la maison pour compenser cette perte. Il ne faut pas oublier qu’un habitant est évalué à une puissance de chauffe de 2 kw par jour, sans compter la déperdition des appareils électriques utilisés, même si les miens sont ultra économes, de classe A à AAA.
Nous vivons, comme toute l’Europe, une période froid inhabituel. À Bruxelles, j’ai mesuré des minima de 12 ° sous zéro ces deux dernières nuits. Je n’ai pas enregistré les températures à Cerfontaine, mais ça ne peut pas être beaucoup mieux au fond des bois.
En arrivant vendredi soir, mon optimisme au sujet de ma maison passive était tempéré de prudence : ça doit marcher, mais quand il fait froid comme ça, la température a quand même du en prendre un sacré coup. Je m’apprête à allumer le poele avant de retirer mon pull.
He bien pas du tout ! le thermomètre du salon indique 18°5. Je vais quand même devoir allumer le poêle, parce que l’eau du ballon sanitaire n’est qu’a 36 °.
Je suppose que le soleil qui a brillé pendant ces deux jours, récupéré par les fenêtres à triple vitrage exposées au sud a pu contribuer à la faible perte de température.
Mais l’essentiel, c’est quand même l’isolation, qui diminue considérablement les pertes de chaleur.
La maison passive remplit donc pour moi l’objectif : arriver après quelques jours d’absence dans une atmosphère ni trop froide ni trop humide. C’est fait !

la pieuvre

lundi, octobre 24th, 2011

Bien qu’elle n’ait que 4 tentacules, ma « pieuvre » m’impressionne.
Pieuvre c’est le nom que je donne affectueusement à l’entrelacement de tubes qui raccorde l’unité centrale de la VMC2f (ventilation mécanique controlée à double flux) aux différentes entrées et sorties d’air.
Il s’agit de tubes protégés par un épais matelas – enveloppé d’aluminium pour qu’ils restent souples – matelas qui doit assurer une fonction de silencieux, ou du moins d’amortissement des bruits, en même temps qu’un role d’isolant.

Les deux tubes les plus à gauche sont ceux qui relient l’appareil à l’air extérieur. Celui qui est le plus près du mur conduit l’air du puits canadien jusqu’à l’entrée d’air frais, celui qui passe par devant conduit l’air vicié et refroidi vers la sortie et l’expulsion à l’extérieur.
De l’autre coté, vers la droite le tube qui longe le mur introduit dans le circuit l’air neuf réchauffé, alors que celui qui se contorsionne à coté rassemble l’air usé, encore bien chaud pour le conduire vers l’échangeur.

Tout cela s’est trouvé « miraculeusement » adapté à partir du moment où j’ai installé deux coudes pour permettre la connexion des tubes situés sur le devant de la machine, en effet l’épaisseur du manchon isolant m’interdisait de les emboiter directement dans les entées dédiées.
Cette faible distance entre le silencieux isolant et l’entrée dans la machine permet de se rendre compte de l’efficacité de la dite machine : à droite l’air usé chaud entre dans l’échangeur, on sent bien que ce tube est chaud, par contre après échange, l’air est expulsé par le coude situé sur la gauche de l’image, qui lui, est sensiblement froid. Je ne rejette donc quasi pas de chaleur à l’extérieur, bien que le débit actuel ne soit pas négligeable.

La mise en route a été instantanée : dès que j’ai reçu ce lundi le module de commande et que je l’ai raccordé, la machine s’est mise en route en mode forcé. Je vais la laisser un moment fonctionner – à petite vitesse c’est-à-dire « lüfterstufe 1 » – le temps d’assainir l’air que je devais jusqu’à maintenant ventiler manuellement en ouvrant les fenêtres tous les jours, aléatoirement et selon une efficacité incontrolable.

Au niveau du bruit, c’est « audible » dans l’espace technique bien sur à coté de la machine, et aussi près de la plus grosse bouche dans le salon –un peu trop à mon gout, mais c’est aussi une question de réglage, je l’espère.

aujourd’hui il pleut

lundi, août 8th, 2011

Sur le front des travaux, ce sera une accalmie …

A l’extérieur, parce qu’il y a encore assez de travail à l’intérieur.

Hier j’ai reçu la visite de Ronnie et Annemie, qui sont venu voir comment je me suis débrouillé avec mon réseau de VMC. Ils m’ont donné les dernières consignes pour les montages que je ne parvenais pas à résoudre (placement des bouches sur les arrivées de tubes, placement des silencieux, placement des raccords souples (qui doivent encore être livrés, et mise en route de l’Unité centrale.

Nous avons discuté du fonctionnement du puits canadien, puisque je n’ai pas encore posé le bypass. Je ferai fonctionner l’installation avec le PC en continu jusqu’au moment où. Et c’est là que se joue le véritable calcul.

Aucune moyenne inférieure de température journalière (de nuit) n’est supérieure à 12 °. Les moyennes supérieures de température journalière (de jour) ne sont supérieures à 14 ° que d’avril à septembre. Les moyennes de température supérieure ne sont jamais enregistrées au-delà de 23 °. Donc la fermeture du PC (et donc le blocage du bypass en position air atmosphérique) ne se justifie que pendant les mois de printemps et d’été pendant la journée. C’est justement dans ces périodes qu’on a tendance à couper la VMC  pour profiter de l’ambiance et de l’atmosphère de la forêt.

La conclusion rapide est : pas de bypass sur mon installation, il ne sera de toute façon jamais amorti. Maintenant, je vais tenter le test pendant 12 mois pour me rendre compte si mon raisonnement tient la route.

D’ailleurs, même s’il est impayable, je crois que je l’utiliserais s’il m’apporte du confort supplémentaire. Mais j’en doute de plus en plus.

En attendant de me remettre à la VMC, j’ai passé la journée à placer un WC intégré dans la toilette du rez de chaussée. Derrière la porte (qui n’est pas terminée, pas de serrure ni de cadre au chambranle ) l’espace  est assez vaste pour que la pièce reçoive non seulement cette affectation mais surement aussi celle de rangement pour des tas de trucs qui n’ont pas trouvé leur place dans l’armoire balais de la cuisine, comme les rallonges de la table de la salle a manger, les réserves de produits d’entretien et de Papier hygiénique ou la collection de BD, mais ça, ce n’Est pas absolument original.

 

Par ailleurs, si je me suis assez bien tu en toutes les langues ces dernières semaines, c’est que j’ai reçu un avis

M’informant que mon blog  au lieu de répandre la bonne parole,  se sentait investi d’un pouvoir malin.

Avec Antoine nous lui avons tordu le cou et je souhaite que cela ne vous a pas découragé de vous tenir au courant de l’évolution de ma construction.

D’autant qu’une ritournelle ancienne va enfin prendre fin : quand nous aurons la terrasse ?…

Parce que nous l’avons la terrasse, presque terminée. En construisant les bases de la coursive, j’ai jeté en même temps celle de la terrasse qui permet de sortit au rez de jardin sans passer par une marche de 50 cm de haut.

Le résultat est saisissant. Ce bois a passé deux ans à l’air, il est tout a fait acclimaté au Revleumont, il se place quasi sans problème. Les solives qui supportent la terrasse sont placées à 50/60 cm, et chainées tous les 80 cm au maximum.

Résultat, un ensemble souple et stable, exactement ce qui donne le confort d’une terrasse. il faudra encore terminer les cotés et adapter quelques marches par devant pour y accéder sans sauter 50 cm à chaque fois.

Tubage

vendredi, juillet 8th, 2011

Entre quelques journées consacrées à la pose du bardage, j’ai pris le temps, un jour de pluie, de mettre en place le réseau de la VMC

Réseau si l’on peut dire puisqu’il n’y a que deux conduites : la  pulsion et l’aspiration

la  pulsion part du local technique pour arriver, avec deux bouches intermédiaires dans l’espace sommeil, jusqu’au coin supérieur au sud ouest de séjour. Soit une quinzaine de mètres de tube en 120 mm de diamètre.

pour l’aspiration, c’est tout aussi simple la conduite part de la cuisine (une bouche d’aspiration et une prise dans la hotte aerolock) passe par la toilette de rez de chaussée (un prise d’air dans ce local, descend dans le coin de l’escalier et rentre dans la salle de bain ou il y a encore une dernière bouche d’aspiration avant l’arrivée dans le local technique,. Là, la conduite doit mesurer royalement 8 metres en tenant compte des coudes pour les changements de direction.

Le montage est assez facile, les pièces s’emboitent parfaitement, il n’y a pas de possibilité d’erreur ou d’inversion.

Juste une perceuse pour fixer les colliers, une disqueuse pour couper les bonnes longueurs de tube, un mètre et un niveau pour respecter autant que se peut les alignements, et en quelques heures, deux jours de travail pour moi, le tour est joué.

Le point d’attention supplémentaire, c’est la propreté méticuleuse de l’intérieur des tubes.

Je dois encore poser et raccorder l’unité centrale, placer les conduites de liaison avec l’extérieurs (aspiration par le puits canadien avec bypass, expulsion à coté, et rendrez)vous est prie avec l’intallateur pour dans 3 semaines, pour la mise en route.

A bientot pour d’autres aventures…/…

la hotte

mercredi, mars 23rd, 2011

Élément essentiel dans une cuisine, la hotte a évidemment pour but de retirer de la cuisine principalement les odeurs, et accessoirement les graisses répandues dans l’ambiance générale de la maison, en l’occurrence la pièce de vie puisque que ma cuisine n’en est pas séparée physiquement (pas de mur, nous avons opté pour un type d’habitation où le volume global se module suivant les besoins).

Habituellement on place au-dessus de la zone de cuisson  un puissant extracteur d’air qui aspire largement les vapeurs et émanations provoquées pendants les quelques dizaines de minutes consacrées à la préparation des plats, et les rejette à l’extérieur. Je cite :

Réutilisation contre évacuation

Une hotte qui est installée en mode réutilisation – ou recyclage – est, d’un point de vue énergétique, plus intéressante : l’air de la cuisine n’est pas rejeté dehors mais est toujours renvoyé, après filtrage, dans la pièce. L’inconvénient est qu’on ne se débarrasse pas des vapeurs de cuisson. Ce genre de hotte est facile à installer mais exige un remplacement régulier du filtre à charbon actif.

Une hotte avec extraction d’air évacue l’air chaud de la cuisine vers l’extérieur, ce qui n’est pas vraiment intéressant en hiver car de l’air froid de l’extérieur est injecté à l’intérieur pour permettre un bon fonctionnement de la hotte. L’avantage est que toute la vapeur (humide) de cuisson est efficacement évacuée. Ce genre de hotte exige certaines connaissances pour pouvoir l’installer mais elle reste plus simple à entretenir.

Dans une maison conventionnelle, aucune importance d’expulser momentanément un grand volume d’air, puisque de toutes façon, la ventilation n’est ni contrôlée ni provoqué. La perte importante de calories ne se remarque pas, puisque l’appel de chaleur rendu nécessaire par cette perte est immédiatement compensé par le système de chauffage.

Dans une maison passive, le problème se pose autrement : la ventilation est contrôlée, les entrées et les sorties d’air sont équilibrées par un système centralisé. Il y a alors trois possibilités pour gérer ce flux d’air vicié.

Le plus logique à mon sens est d’intégrer l’évacuation des vapeurs de cuisine à la ventilation générale, moyennant quelques conditions pour éviter de faire subir à l’échangeur de chaleur les agressions dues à la « qualité » de l’air extrait de la cuisine.

Une autre solution est de considérer que la cuisson des aliments n’occupe qu’une tranche réduite de la journée et qu’il est tout a fait tolérable de déséquilibrer la ventilation pendant quelques dizaines de minutes, pour évacuer directement cet air chargé de vapeurs, d’odeurs et de graisses. Le problème à ce moment est de connecter une hotte traditionnelle sur une évacuation contrôlée qui peut se fermer de façon suffisante pour ne pas handicaper le système à double flux en dehors des temps d’utilisation.

J’ai reçu la proposition d’un système :

Une troisième solution, je l’aborde parce qu’elle est celle qui est le plus communément recommandée, mais à laquelle je ne crois pas vraiment, c’est la hotte à recyclage avec filtration a charbon actif.

Outre la contrainte d’utiliser des filtres particulièrement sophistiqués et -probablement- couteux, je crains de devoir reprocher à ce système une efficacité assez faible au niveau de l’évacuation, tant des graisses que des odeurs et de la vapeur d’eau.

Vous me direz : le charbon actif absorbe les odeurs (hum), les graisses sont prises au piège du filtre de laine d’acier, (d’accord), et la vapeur d’eau est un bienfait avec une VMC DF qui assèche l’atmosphère.

Sur ce dernier point j’ai déjà dit que mes craintes sont nulles, je n’aurai pas un air trop sec en forêt.

Quant aux graisses, la hotte à recyclage ne diffère pas d’une hotte conventionnelle, la qualité de la filtration dépend de l’état d’entretien des filtres.

Et quant aux odeurs, je reste extrêmement septique, je pense que l’extraction est le seul moyen de se débarrasser véritable des composés aromatiques, sauf à les laisser se déposer dans la pièce et à composer une odeur de fond qui persiste en toutes circonstances.

On m’a dit : une hotte traditionnelle expulse entre 3 et 10 fois plus d’air que celle que je compte utiliser.

Oui, mais elle ne fonctionne pas en permanence. La mienne sera branchée 24h/24, comme la VMC

Une hotte sans moteur a l’inconvénient de laisser les vapeurs se dégager tout à l’entour de la zone de cuisson. C’est pour cela que j’ai été séduit par le système que j’ai choisi : un moteur génère autour de la zone de cuisson un rideau d’air qui emprisonne les vapeurs, contraint les graissés à passer dans le filtre métallique et les odeurs à suivre la vapeur d’eau jusqu’à l’échangeur de chaleur. Si j’entretiens mon filtre à graisses de manière correcte (lave vaisselle aussi souvent que nécessaire), mon échangeur de chaleur ne subira pas les assauts des graisses, par contre il va récupérer la chaleur produite par la cuisson des aliments, appoint non négligeable.

Ce système aerolock de Novy semble être secret et abandonné. (pas de lien sur ce produit) Je n’ai pas eu le fin mot de l’histoire, mais je crois qu’il s’agit essentiellement d’un problème commercial : le marché pour ce type de produit doit être fort étroit : il faut une VMC df, donc une maison passive, et il faut comme moi choisir cette troisième voie de renouvèlement de l’air de la cuisine, ce qui n’est pas très courant semble-t-il.


nouvelle récolte de carottes

lundi, mars 21st, 2011

Ce n’est pas la saison, me direz-vous, nous ne sommes qu’au début du printemps.

Aussi bien ces carottes là ne viennent pas de mon jardin mais de mes murs.

J’ai de nouveau sollicité mon terrassier pour venir faire des trous, mais pas avec sa pelle, plutôt avec sa carotteuse.

En effet pour établir mon réseau de distribution et d’extraction d’air a partir de la VMC, je dois traverser des murs, et même une fois la dalle (hourdis plus chape) du rez de chaussée. Une bouche d’expulsion au niveau du living, et deux dans l’espace sommeil. Pour l’extraction, une bouche dans la salle de bain, une dans la toilette du rez de chaussée et deux dans la cuisine (en effet, la hotte aerolock se connecte sur une aspiration de la VMC, tandis que le complément d’extraction de la cuisine se fait pas une bouche complémentaire.

Nous avons donc fait 5 trous dans les murs

Et un dans le sol du rez de chaussée

Vous me direz : les réservation, ça existe ! pourquoi ne pas avoir prévu tout ça avant, évitant ainsi les inconvénients d’un perçage des murs dans une maison déjà habitée ?

He bien tout simplement parce que la VMC a été choisie bien après le début de la construction, et le réseau n’a été fixé qu’il y a environ 6 semaines.

Et ça marche dans ce sens là aussi.

passive positif-négatif

mercredi, février 23rd, 2011

J’ai déjà dit ici que Ronny et Annemie Reygel sont venu à Cerfontaine pour nous expliquer comment monter le réseau de la VMC.

Ça a été l’occasion d’un petit bout d’explication et de discussion sur le principe et les effets de la maison passive.

Ronny est « tombé dans la marmite » très jeune, puisque cela fait maintenant 15 ans qu’il s’intéresse aux énergies alternative et qu’il en a fait son métier.

Sa maison est très basse consommation sans avoir satisfait aux caractéristiques de la maison passive. Il est très engagé dans le domaine, mais pas ‘intégriste’ pour un sou. Dans tous les cas selon lui,  il faut tenir compte des couts et trouver l’équilibre raisonnable entre performance énergétique et possibilité de mise en œuvre.

Il a pu nous donner aussi son appréciation de l’influence de la VMC dans une maison. Le point le plus remarquable étant le faible taux d’humidité, que les distributeurs proposent de compenser avec des équipements aussi simples ou sophistiqués que peut le souhaiter le client.

Mais pour nous le problème se pose différemment, puisque c’est justement cette caractéristique qui nous a fait opter pour d’abord pour la maison passive, et en conséquence pour la VMC2f. Dans une forêt, l’air est toujours humide et même le puits canadien ne va pas l’assécher. En effet dans les 50 m de parcours de l’air en sous sol jusqu’au moment d’être introduit dans la maison, l’air se réchauffe en hivers et si le taux d’humidité diminue, la quantité d’eau en suspension ne diminue pas. L’air qui entre dans l’espace protégé n’est donc pas dépourvu d’humidité. Et en été quand le puits canadien est « bypassé » pour que la VMC puise l’air directement dans la forêt, cet air n’est toujours pas sec, la forêt est un milieu habituellement plus humide que le reste des territoires environnants.

Un autre aspect de la VMC est l’importance de la propreté du système pour éviter les problèmes connus par les climatisations mal saines.

Ce sujet est souvent source de peurs d’autant moins rationnelles qu’elles affectent un domaine dans lequel nous sommes, pour la plupart d’entre nous, très sensibles : la santé.

Pourtant, quoi de plus simple que de nettoyer une ou deux fois par an, et plus souvent si on le souhaite ou si on en sent le besoin, un réseau de canalisation qui a été conçu pour cela. Encore faut-il le concevoir dans cette optique. Et c’est la qu’intervient un « truc » simplissime= entre chaque accès aux canalisations, d’une bouche de ventilation à l’autre, un fil (une cordelette) est positionnée en attente lors du montage. Au moment du nettoyage on y attache une « brosse » , un écouvillon de dimensions appropriées, et une nouvelle cordelette, puis on tire. On récupère la brosse et on laisse la nouvelle cordelette en place jusqu’à la prochaine intervention. Pas besoin d’appareillage sophistiqué ou surpuissant, pas besoin de main d’œuvre spécialisée, on fait ça avec le nettoyage de printemps, et le reste du temps on profite des bienfaits de la ventilation.

J’aurai encore d’autres réflexions à ajouter, mais je ne voudrais pas lasser…

les plans de la VMC

jeudi, février 17th, 2011

Les choses sérieuses commencent pour la VMC 2f. (traduction pour ceux qui le souhaitent : Ventilation Mécanique Contrôlée à Double Flux, il s’agit de ce qu’en Belgique on appelle un systeme D, ce qui signifie le quatrième des 4 systemes de ventilation exigés dans une nouvelle construction)

Samedi nous avons reçu la visite de Rony et Anemie pendant 3 h, ils sont venus nous expliquer comment nous devons monter le réseau d’insufflation et de distribution, où et comment placer les bouches d’air, et se rendre compte par eux-mêmes de la configuration de l’espace à ventiler.

Nous avons déjà reçu la quantité nécessaire de tubes, les raccords utiles et les anneaux de fixation. Rony a expliqué comment assembler les tubes, comment diviser les longueurs et il a insiste de façon appuyée sur la propreté impeccable du réseau, et les possibilités de nettoyage à prévoir régulièrement. Conditions sine qua non pour que la VMC apporte confort et non désagrément. Choses sues, ça va sans dire, mais ça va encore mieux en le disant.

Nous recevrons incessamment l’unité centrale pour que la position du départ des tuyaux puisse se faire logiquement.

La main est à nous, pour poser et assembler ces fameux tubes.

La visite a été fructueuse aussi dans le sens de la simplification : il n’y aura finalement que trois bouches d’insufflation, une au rdc, et deux au sous sol dans l’espace sommeil, puisque nous avons le projet de le diviser ultérieurement en deux.

Les aspirations se feront dans les volumes humides : sdb au sous sol, toilette et cuisine au rdc.

Comme la cuisine est ouverte sur l’espace de vie du rdc, la bouche d’aspiration se situera dans le coin nord est, alors que l’insufflation se fera dans le coin sud ouest, à l’opposé.

Bien sur, il résultera de la VMC une certaine surpression, qui sera un peu plus importante dans l’espace sommeil, dû au volume plus faible, puisque le plafond est actuellement à 2,46 m en sous sol alors qu’au rdc, il varie de 2,65m à 3,40. Cette surpression s’évacue par les écarts prévus en bas des portes, pour arriver à un équilibre qui ne sera rompu que par l’ouverture de l’espace protégé : porte extérieure, ou fenêtre si l’envie nous en prend.

Nous avons aussi résolu – je l’espère – le problème de la hotte. Mon scepticisme face à la technique du recyclage ne laisse pas beaucoup d’alternative. Le fabricant de la VMC, Paul, ne recommande pas le branchement de la hotte sur l’aspiration de la vmc, comme cela aurait été le cas avec une hotte Novy Aérolock, que d’ailleurs le fabricant ne distribue pas de façon courante.

Reste un système dont j’attends la description, qui consiste à utiliser une hotte traditionnelle, et à munir la sortie d’une membrane qui expulse l’air, mais conserve la chaleur. Je n’ai pas plus de détail, mais il semblerait que cala soit possible. Et même pour un prix abordable. L’inconvénient demeure que l’utilisation de la hotte déséquilibre la ventilation. Mais comme la hotte ne fonctionne que peu de temps dans la journée, si elle ne cause pas de déperdition importante de chaleur, le rééquilibrage de la ventilation se produit assez vite. Et de toutes façons, le but  de la VMC n’est pas de maintenir à tout instant un équilibre qui peut être instable, mais d’assurer au cours du temps, un renouvellement de l’air et une expulsion de l’humidité qui laisse l’atmosphère intérieure la plus saine possible.