Archive for the ‘conception’ Category

Il y’a-t-il plus de danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

jeudi, février 7th, 2013

on en a déjà parlé lors de la visite des pompiers que j’ai reçue l’an denier, mais maintenant on dispose des résultats de l’enquête qui était en cours à cette époque:

y’a-t-il plus de danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

problèmes d’étanchéité

mercredi, novembre 14th, 2012

Un correspondant Unknown me demande en MP :

« Autre question, comment cela se passe avec le passage des cables électrique? car l’électricien doit faire des saignées dans les murs, il faut donc mettre le parevapeur après le passage de celui-ci. Comment, alors, fait-on pour bien étanchéifier les cables fixés au sol? »

Chaque fois qu’un cable (un une autre conduite d’air ou d’eau) traverse une membrane d’étanchéité, il doit être entouré d’un manchon, une matière souple imperméable qui entoure la circonférence du cable et se prolonge à plat sur la paroi traversée.

On peut utiliser pour ça des produits sophistiqués en caoutchouc,

ou bien simplement un ruban adhésif de bonne qualité qui enserre le cable et se répand sur la membrane,

ou bien on perce un trou de plus petit diamètre dans la membrane si elle est assez souple et on scelle la partie qui se resserre sur le cable avec un bon adhésif

Avant de me lancer dans l’évaluation de l’infiltrométrie, c’était une grande question à mon sens : quelle sera la résistance des rouleaux de scotch qu’on répand généreusement dans une maison étanche ? Combien de mois cela va-t-il rester efficace?

Si vous vous demandez quelle est la durée d’un pareil scellement, on a récemment démonté des maisons passives en Allemagne en place depuis 15 ans, les adhésifs de l’époque (et on ne peut pas dire qu’on n’a pas progressé dans ce domaine) étaient toujours efficaces, parfois même plus, les microfissures étant bouchées par des poussières déposées !

Le problème est donc de réduire au minimum le passage des cables de l’espace protégé dans l’espace non protégé. Si on travaille dans une ossature bois, on passe les cables sous le pare vapeur  et on les fait entrer dans des blochets dits étanches, on en trouve maintenant à peu près partout, de qualité variable sans doute.

Le principe est que la paroi du blochet est assez souple pour se rétracter autour du cable.

Si l’étanchéité est assurée par le plafonnage comme chez moi, les cables sont posés dans les saignées  et recouverts de platre. Le passage d’un étage à l’autre devant la membrane de PE entourant les hourdis se fait dans le platre.

J’ai distribué les cables sous la chape au dessus des hourdis, ils se trouvent dans l’espace protégé à ce niveau. Je les ai encastrés dans les saignées prévues pour alimenter chaque blochet en les faisant passer à la base du mur, la couche de polyéthylène faisant à chaque fois office de joint, et le platre posé dessus a assuré l’étanchéité de tous ces passages. Puis les cables sont rentrés dans les blochets dans un scellement au platre. Comme il n’y a pas de sollicitation à ce niveau, le joint platre / gaine de cable reste étanche. S’il le fallait on pourrait ajouter un joint de silicone (il en existe de nos jours qui résistent bien au temps.

C’est mon expérience, je suppose que d’autres, professionnels expérimentés, pourraient rajouter des précisions utiles, mais avec ça, j’ai pu me débrouiller.

en urgence

vendredi, août 3rd, 2012

une réponse à quelqu’un qui doit l’utiliser incessamment, parce que les plafonneurs vont arriver!

ce schéma indique comment assurer l’étanchéité à l’air lorsque le volume protégé englobe plusieurs niveaux, séparés par un plancher plafond de hourdis. (meme situation si le plancher plafond est composé d’une autre matière, comme des poutres de bois….)

il faut se souvenir que le béton non lissé, comme celui des hourdis, et les chapes en stabilisé, n’assurent pas une étanchéité à l’air suffisante. actuellement, seuls le plafonnage au platre, les dalles de béton lissé, les matières plastiques (feuille de polyéthylène) sont capables de retenir l’air de manière à assurer une étanchéité aux normes passives.

Cine-tele-revue

jeudi, août 2nd, 2012

me fait de la pub!

 

dans le numéro 31 du 02/08/2012 de Cine-tele-revue, la page 101 parle de ma maison passive.

merci à Antonella Soro pour sa redaction concise et documentée qui vous donnera un bon aperçu de notre travail.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (4)

jeudi, juillet 26th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à expliquer une partie des quoi ?

Reste le plus fondamental : une maison passive.

Première question à l’architecte qui nous en parle : « c’est quoi ça pour un truc ? »

Et nous commençons par les premières définitions : une maison passive est une maison qui consomme très peu, une maison « qu’on en chauffe pas », oui du moins tellement peu que pendant nos trois jours d’absence, elle reste à température égale, et surtout sèche. Pour qui construit une maison dans un bois, l’atmosphère humide est le problème principal. Si construire une maison passiver me promet une atmosphère saine, sèche et tempérée, je signe des deux mains.

Nous voilà donc partis pour étudier un programme complet qui nous permettra de construire cette fameuse maison qu’on chauffe avec l’équivalent d’un fer à repasser.

Aspect n° un : l’isolation. Une isolation poussée à peu près au niveau d’un « K12 » (oui, je sais que cette définition ne signifie plus grand chose, mais il y a trois ans, c’était un point de repère) et cela s’accompagne d’un bilan énergétique dans lequel même la chaleur produite par les habitants doit être prise en compte parce qu’elle n’est pas négligeable. Mais la différence essentielle avec toute autre maison isolée, c’est l’absence totale de ponts thermiques. C’est d’ailleurs ce qui rends presque impossible la rénovation à la norme maison passive, hélas.

Aspect n° deux : l’étanchéité. Une maison étanche à l’air, ça se construit selon certaines normes, certaines méthodes en vue d’un résultat contrôlables. Il faut apprendre que le béton est étanche, mais pas la mousse de PU. Puis il y a l’étanchéité à l’air et étanchéité à l’eau : le plastique résiste à l’air et à l’eau, le plâtre résiste à l’air mais pas à l’eau, le ¨PU résiste à l’eau mais pas à l’air…

Aspect n° trois : la VMC avec échangeur de chaleur, pour moi la clé ou la solution de mes questionnements. C’est cette machine qui permet la conservation de la chaleur ET le maintient d’un air dépourvu d’humidité excédentaire, grâce au contrôle des flux d’air neuf et usé.

Arrivons à la conclusion : une maison passive est une maison

  • Qui se chauffe avec 15 kwh/m²/an. Soit pour ce que je projette, environ un gros stère de bois… pour une température constante de 21 °.
  • Et qui répond à la norme d’étanchéité de 0,6 volume à n50 -1.
  • De plus, ce qui me plait, c’est que la consommation totale d’énergie primaire ne doit pas dépasser les 120 kwh/m²/an, toutes utilisations confondues

Aucun impératif de matériau ni de forme (sauf peut être que les murs extérieurs exposés plombent le bilan thermique). La norme maison passive laisse au constructeur le champ libre quant aux moyens à utiliser pour atteindre le résultat. C’est ici qu’interviennent les choix qui mettront en avant l’impact de la construction sur l’environnement.

Mais on en reparlera !

…/…

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (3)

mercredi, juillet 25th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à parles des motivations.

J’ai commencé à expliquer une partie des pourquoi.

Reste les « quoi ».

J’ai commencé ma réflexion en pensant bâtir un pied à terre de vacances, puisque j’ai jeté mon dévolu sur un terrain situé dans une zone de loisirs.

L’exigence était : un espace valable aussi bien pour deux que pour 20 personnes. Dans mon idée, un pied à terre qui pourrait abriter des séjours en couple dans la forêt d’Ardenne, mais qui me permettrait aussi à l’occasion de recevoir tous mes enfants et petits enfants pour un jour un weekend ou une période de congé au soleil.

Sur cette définition de base, il se greffe quelques conditions : une maison qui n’est pas habitée en permanence doit rester sèche quand on ne l’habite pas. De plus il ne faut pas que je passe deux jours à la chauffer quand j’y viens, pour la laisser se refroidir quand je pars.

Donc une maison  intégrée à son environnement, de préférence bioclimatique, utilisant en priorité les moyens disponibles sur place et renouvelables. Dans une forêt, le bois est un plus. Mais le soleil, l’eau de pluie, etc concourent à en faire un lieu éconologique.

Pas de chance, le premier architecte chez qui je présente mon projet me laisse comprendre que je n’y connais rien : vous voulez orienter votre maison au sud pour y mettre des panneaux solaires ? mais vous n’allez quand même pas construire pour dix ans, et lier votre maison à une technique qui aura son temps. Ce n’est qu’une mode, ça va passer.

Le second chez qui je parle d’autoconstruction me demande : vous voulez vous réserver une partie du travail ? vous comptez faire les peintures ?

Autant dire que défendre un projet qui soit en même temps exigeant au niveau de l’habitabilité et peu agressif à celui de l’empreinte écologique, n’est pas une mince affaire. Je me suis souvent senti dans la peau d’une bête curieuse, une espèce à part, qui ne veut pas donner son argent pour de bonnes paroles.

J’ai aussi fréquenté les constructeur hyper écolo : « on va construire en paille, c’est un matériau naturel », mais la paille est d’origine ordinaire, pleine d’engrais et de pesticides, et elle est enfermée dans des caissons de bois standard dont l’origine n’est pas certifiée. J’ai comme un doute.

L’ossature bois me tentait, mais il fallait prévoir un chantier d’une dizaine de jours à huit personnes. L’autoconstruction est loin.

Finalement j’ai opté pour le béton cellulaire. Une certaine énergie grise, mais quand même beaucoup moins que la brique ou le béton de ciment, et l’avantage d’un produit qui peut être manipulé seul, meme pour les blocs les plus denses.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 »

mardi, juillet 24th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, que je n’ai pas organisé de chantier paille ou enduisage argile, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours. Je suis fan de http://econology.fr , même si je ne suis pas toutes les directions que j’y trouve.

Je commencerai par résumer  l’historique : les étapes des travaux aujourd »hui terminés.

Les premières approches : achat du terrain, choix de l’architecte, décision de construire passif et obtention du permis d’urbanisme ont duré une bonne année.

Puis j’ai commencé par abattre et dessoucher moi même 15 ares de taillis bouleau charme sapin, en achetant une tronçonneuse et en louant une mini pelle. Par contre pour le terrassement dans un terrain schisteux en pente de 15 %, j’ai fait appel à un terrassier du coin, qui a fait ça à merveille et ultra rapidement. Premier coup de pelle à la pentecôte 2009.
Comme je devais sur ce sol faire un radier, j’ai fait livrer les 15 m³ de béton, puis j’ai réceptionnée un camion de bloc de béton cellulaire et une palette de verre cellulaire, et j’ai commencé à monter les murs.
J’ai reçu un peu d’aide pour la pose des linteaux (mes fils pendant une journée) et j’ai fait livrer les hourdis béton et la chape de compression, puis un second camion de béton cellulaire que j’ai recommencé à empiler moi-même.

Encore une livraison de TJI pour la charpente, avec deux palettes de cellit. Je suis allé chercher une camionnette de toles et j’ai placé la toiture juste avant la première neige, début décembre.

A la saison suivante, j’ai commencé la préparation de l’isolation extérieure des murs en posant des poutres couvertes d’une couche de cellit (comme pour le toit, mais sans toles) pendant que je laissais le menuisier placer les fenêtres en tunnel, triple vitrage, chassis bois à double coupure thermique et trois joints, deux grandes fenêtres à frappe et le reste en oscillo-battant. Au mois d’aout, les coffrage pour l’insufflation de l’isolant étant terminés, j’ai fait  placer la ouate de verre dans les murs et le toit, pendant que je me hâtais de poser les réseaux d’eau et d’électricité pour pouvoir attaquer les plafonnages avant l’hiver.

Chose faite, les mois froids ont été consacrés au séchage des parois. Placement du système solaire thermique pour l’ecs, et du compresseur pour l’utilisation de l’eau de pluie par mon plombier, tout en continuant moi-même les branchements électriques : montage du tableau, placement des prises, interrupteur et luminaires. Dernière intervention extérieures : les chapes et le carrelage que j’ai fait faire, pour une question de timing, pendant que je m’occupais de la pose du bardage à l’extérieur : des lames de mélèze alpin huilé.

Deux ans après les premiers coups de pelle, je pouvais rentrer dans une maison encore en chantier, mais déjà habitable et quasi passive, puisque la VMC a été installée avant l’été, en même temps que le poêle bouilleur qui vient en soutien du chauffage de l’eau sanitaire pendant les périodes sans soleil de novembre, décembre et janvier.

Test d’infiltrométrie à la fin de l’été, je me suis payé une absence que quelques semaines pour rentrer en catastrophe le dossier de certification passive le 29 décembre 2011.

Depuis j’ai installé mon domicile dans ma maison passive de vacances en Ardennes.

http://maisonpassive.choppin.be/

A suivre …/..

les capteurs thermiques

samedi, mars 31st, 2012

je viens de recevoir le message suivant :
08h39
pulsar
Bonjour Chomich ,
(je saute quelques lignes pour en arriver à la question : )
il y a un sujet pour lequel vous n’avez pas donné beaucoup de détails ( à moins que je ne les ai ratés ?? si oui corrigez-moi ) ,

c’est le poste des panneaux solaires ( à tubes ) que vous avez placé.
je n’ai pas vu d’info sur le calcul /dimensionnement qui vous a conduit à installer cette surface-puissance -là ,
raison du choix tubes contre panneaux plans, pourquoi ce fournisseur- là , marque du matos, etc , prix ? satisfaction après l’ hiver et maintenant début de printemps
( sans vouloir paraître trop intrusif , )

Pour répondre à cette question, je vais me défausser sur mon installateur qui a fait lui-même les calculs, mais je crois que j’en connais une partie :
l’avantage des capteurs à tube est double
– d’une part ils sont légèrement plus performants, surtout sous nos climats, et le montage à très forte inclinaison majore le rendement hivernal, quand le soleil est bas sur l’horizon, -ou du moins en demi-saison, quand il n’apparait que de rares heures de la journée:
– d’autre part, ils ont le grand avantage de mobiliser une faible quantité d’eau, puisque la chaleur est accumulée dans un corps métallique qui chauffe l’eau par contact rapide, et donc la vidange automatique est facilitée.
le chene au nord

Parce que la vidange automatique me semble un plus : l’eau, comme fluide caloporteur, n’est pas sous pression permanent, elle n’est injectée dans le circuit à l’extérieur du volume protégé que quand elle peut être chauffée, il n’y a donc aucune nécessité d’y rajouter un antigel, même par -15° au cœur de l’hivers, l’installation ne craint pas le froid.
Et quand en plein été, le rendement dépasse de loin les possibilités d’absorption, un système verre métal sera plus tolérant qu’un autre à une éventuelle surchauffe.
Quand au matériel, il s’agit pour les tubes d’une production d’origine extrême orientale (entendez, de chine, oui, j’ai honte, mais voilà, il faut faire des choix, et j’avais confiance dans la fabrication du lot importé d’où sont extraits mes tubes). La réserve d’eau chaude est par contre une production européenne, le système Solaris m’a séduit par le fait qu’il ne contraint pas à entretenir une réserve d’eau chaude à autre température. Et permet de se contenter de la production solaire même quand elle n’atteint que 45 °: aucun risque sanitaire, la réserve sert à une production instantanée, l’eau ne stagne jamais à basse température avant d’être utilisée aux besoins sanitaires, donc aucun risque de légionellose ou autre saleté..

avec la météo de ces derniers jours, le printemps doit être superbe dans le bel endroit où vous avez construit ..

Oui, ces derniers jours, il a fallu veiller à éviter la surchauffe, la production quotidienne dépassait les 20kwh. Il faut dire que même si la maison est bâtie en plein bois, elle dispose d’un espace dégagé qui favorise un ensoleillement du matin au soir. J’en ai profité au maximum, surtout qu’avec le changement dheure, c’est justement la semaine où les jours rallongent 🙂 !

Il va de soi que je joindrai les calculs en m², kwh et degrés quand j’aurai plus de précision, mais voilà déjà un avant gout de mes motivations pour ce système.

poele bouilleur ?

jeudi, mars 22nd, 2012

Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..

J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).

Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.