Archive for the ‘théorie’ Category

aujourd’hui il pleut

lundi, août 8th, 2011

Sur le front des travaux, ce sera une accalmie …

A l’extérieur, parce qu’il y a encore assez de travail à l’intérieur.

Hier j’ai reçu la visite de Ronnie et Annemie, qui sont venu voir comment je me suis débrouillé avec mon réseau de VMC. Ils m’ont donné les dernières consignes pour les montages que je ne parvenais pas à résoudre (placement des bouches sur les arrivées de tubes, placement des silencieux, placement des raccords souples (qui doivent encore être livrés, et mise en route de l’Unité centrale.

Nous avons discuté du fonctionnement du puits canadien, puisque je n’ai pas encore posé le bypass. Je ferai fonctionner l’installation avec le PC en continu jusqu’au moment où. Et c’est là que se joue le véritable calcul.

Aucune moyenne inférieure de température journalière (de nuit) n’est supérieure à 12 °. Les moyennes supérieures de température journalière (de jour) ne sont supérieures à 14 ° que d’avril à septembre. Les moyennes de température supérieure ne sont jamais enregistrées au-delà de 23 °. Donc la fermeture du PC (et donc le blocage du bypass en position air atmosphérique) ne se justifie que pendant les mois de printemps et d’été pendant la journée. C’est justement dans ces périodes qu’on a tendance à couper la VMC  pour profiter de l’ambiance et de l’atmosphère de la forêt.

La conclusion rapide est : pas de bypass sur mon installation, il ne sera de toute façon jamais amorti. Maintenant, je vais tenter le test pendant 12 mois pour me rendre compte si mon raisonnement tient la route.

D’ailleurs, même s’il est impayable, je crois que je l’utiliserais s’il m’apporte du confort supplémentaire. Mais j’en doute de plus en plus.

En attendant de me remettre à la VMC, j’ai passé la journée à placer un WC intégré dans la toilette du rez de chaussée. Derrière la porte (qui n’est pas terminée, pas de serrure ni de cadre au chambranle ) l’espace  est assez vaste pour que la pièce reçoive non seulement cette affectation mais surement aussi celle de rangement pour des tas de trucs qui n’ont pas trouvé leur place dans l’armoire balais de la cuisine, comme les rallonges de la table de la salle a manger, les réserves de produits d’entretien et de Papier hygiénique ou la collection de BD, mais ça, ce n’Est pas absolument original.

 

Par ailleurs, si je me suis assez bien tu en toutes les langues ces dernières semaines, c’est que j’ai reçu un avis

M’informant que mon blog  au lieu de répandre la bonne parole,  se sentait investi d’un pouvoir malin.

Avec Antoine nous lui avons tordu le cou et je souhaite que cela ne vous a pas découragé de vous tenir au courant de l’évolution de ma construction.

D’autant qu’une ritournelle ancienne va enfin prendre fin : quand nous aurons la terrasse ?…

Parce que nous l’avons la terrasse, presque terminée. En construisant les bases de la coursive, j’ai jeté en même temps celle de la terrasse qui permet de sortit au rez de jardin sans passer par une marche de 50 cm de haut.

Le résultat est saisissant. Ce bois a passé deux ans à l’air, il est tout a fait acclimaté au Revleumont, il se place quasi sans problème. Les solives qui supportent la terrasse sont placées à 50/60 cm, et chainées tous les 80 cm au maximum.

Résultat, un ensemble souple et stable, exactement ce qui donne le confort d’une terrasse. il faudra encore terminer les cotés et adapter quelques marches par devant pour y accéder sans sauter 50 cm à chaque fois.

pourquoi j’ai changé mon fusil d’épaule

mercredi, avril 6th, 2011

J’ai déjà abordé succinctement le sujet dans le post marbella . Au risque de me repeter, je reprends la réflexion où je l’ai laissée.

J’ai commencé ma construction sans trop savoir vers quoi je me dirigeais. Les premiers plans prévoyaient un poele à bois, plus pour la beauté de la chose que par nécessité intrinsèque.

Et puis une maison en pleine foret et pas de foyer pour bruler du bois, ça fait drole.

Mais la réflexion a tourné court quand j’ai commencé à prospecter les vendeurs de poele pour maison passive. Non seulement je ne trouvais pas de prix abordable, mais même en acceptant d’y consacrer une fortune, je ne trouvais aucun modèle convenant à l’utilisation que je voulais en faire.

Les besoins d’apport de chaleur seront extrêmement limités, les calculs disent 1500 Wh/jour pendant les périodes de froid. Ce que j’ai traduit par l’image du fer à repasser utilisé pendant une heure. Les plus petits poeles à bois hermétiques sont dimensionnés autour de 4 kW, soit une durée d’allumage de 20 minutes en conditions idéales.

J’en ai donc déduit que l’investissement était à la limite du raisonnable et même au-delà. Bien sur, dans le bilan énergétique (Energie primaire) l’utilisation d’une résistance électrique est pénalisée, puisqu’affectée d’un coefficient multiplicateur de 2.8. Mes 1500 Wh/j se transforment tout se suite en 4 kWh, mais tout ça reste encore en dessous des normes du PHI.

J’en étais donc là quand j’ai commencé à utiliser le rotex ®. Et je me suis rendu compte assez vite que la quantité de soleil que je recevrai dans les périodes les plus défavorables est ridiculement faible. Pas de soleil, pas d’eau chaude. Pas d’eau chaude, confort et habitabilité réduite. D’autant que comme je compte utiliser l’alimentation eau chaude pour le lave vaisselle et le lave linge, la consommation totale d’électricité risque de s’en ressentir, même si ce n’est pas pris en compte dans les standards PHI. Et de plus, le système « minimaliste » dont je me suis équipé diminue le confort « hygiène ». Se raser à l’eau froide, passe encore, mais se doucher à 20 °, c’est pas top.

Donc l’intérêt serait de découvrir un système qui permettrait de garder une alimentation en eau chaude quand la ressource de base fait défaut, c’est-à-dire quand le soleil devient aussi minimaliste que mes prévisions.

J’ai donc surfé (merci Hoehel !)  😀 pour trouver des « poêles bouilleurs »

Un poêle bouilleur est un appareil de chauffage qui consacre un partie de sa puissance à chauffer de l’eau dont l’énergie sera utilisée d’une autre façon qu’en rayonnement calorifique.

J’en ai trouvé, particulièrement des rocket stoves. Mais ça ne faisait pâs mon bonheur, puisqu’il s’agit d’un système de chauffage plus proche du poele de masse (accumulateur de chaleur) que d’un réchauffeur d’eau. ?

Finalement je suis tombé sur le site d’une fabrique tchèque dont l’avantage est que – d’après les descriptions techniques – le principal de la chaleur (90%) et attribué au chauffage de l’eau et dont la puissance totale est suffisamment faible pour convenir à mes besoins.

Pas d’expériences, pas de retour, je plonge dans l’inconnu… en limitant la casse, parce que ce poele est extrêmement bon marché par rapport à tout ce que j’ai vu ailleurs.

L’engin a été livré à mon installateur Focaloréco qui viendra le placer la semaine prochaine.

Impeccable, si j’ai encore une période de mauvais temps avant l’été, je pourrai faire le test.

Il reste encore une objection, soulevée par Geneviève, dont l’expérience dans le domaine de l’ECS par panneau thermique n’est plus à faire (son installation, qui vient de rendre l’âme, a dépassé les 25 ans de service).

L’objection est que dans les climats rudes (l’aveyron a un climat rude), il arrive que la température moyenne ne nécessite pas de chauffage, mais que le soleil ne suffise pas à fournir de l’eau chaude…

Et me voilà ramené au problème précédent : je me verrai contraint de mettre en route mon réchauffeur électrique instantané pour la douche, et de me passer d’eau chaude pour le reste. Mais la situation sera – je l’espère – ultra rare !

A suivre donc…/…

 

marbella

dimanche, mars 20th, 2011

Ca sonne comme une plage de la costa del sol, mais c’est le nom de ce qui me tiendra lieu de « fer à repasser »

En effet je viens de prendre une importante décision concernant le chauffage d’appoint de la maison passive.

En constatant que durant les deux mois de novembre et décembre, nous avons eu 4 h d’ensoleillement en 60 jours, force m’est de constater que durant huit longues semaines, je n’aurais eu avec l’appoint électrique, qu’un maigre filet d’eau tiède et beaucoup de difficultés à compenser les deux degrés de différence entre l’air entrant et l’air sortant de ma VMC.

Un ou deux jours avec l’appoint électrique, c’est tout à fait possible, mais huit semaines, ça fait long. Il faudrait donc renforcer les équipements minimum que j’ai prévu (pour l’eau, réchauffeur de passage à 5 l/min, et pour l’air, chaufferette avec une résistance de 1500 w).

Hors la consommation d’électricité devrait à mon sens rester très marginale en ce qui concerne le chauffage. Il est capital de réserver le pétrole à la chimie, l’électricité –on la dit « énergie noble », qu’elle le soit donc- au développement de puissance (le travail, en somme), et la production de chaleur aux ressources qui la produisent directement : soleil, bois, biomasse, etc.
J’ai sur mon terrain plusieurs stères de bois coupé, et là où je suis, c’est un sous produit valorisé comme ils le peuvent par les exploitants forestiers. Cette sorte de bois est inutilisable pour la menuiserie et donc convient tout à fait à cet objectif. Le dégagement de CO2 provoqué par cette combustion sera compensé assez rapidement (dans le siècle qui suit) par la saine gestion de la forêt dans laquelle je construis. Écologiquement, l’empreinte sera minime.

Vous vous en doutez, je viens de décider d’installer finalement un poêle à bois.

Mais pas n’importe lequel. Ma première prospection sur le marché des poêles convenant pour les maisons passive m’avait fort déçu : prix surfait, surdimensionnement des appareils, et limitation des performances à la production d’air chaud.

Le surf a parfois du bon : j’ai fini pas trouver mon bonheur sur un site allemand.

J’ai tapé « poêle bouilleur », et j’ai trouvé parmi les 29000 réponses obtenues, un lien vers le site de ofenseite.com où j’ai trouvé :


Très allemand malgré quelques traductions, moi qui ai des difficultés avec les langues germaniques ( 😉 ), je me suis accroché et j’ai fini par prendre contact. J’ai reçu en retour, avec une proposition de commande, une description détaillée et technique de l’appareil.

Puissance 10 kW, 90 % consacré au chauffage de l’eau, régulation de transfert de chaleur, foyer étanche et , ô surprise, ô bonheur, une certification mais hélas pas encore celle du PHI, Passiv Haus Institut.


Zut et rezut, moi qui croyais me lancer dans l’appel d’offre pour un test d’infiltrométrie, je dois d’abord installer ce poêle et assurer l’étanchéité des conduites !

Entre temps, j’ai avec l’aide de Douglas – ou plutôt Douglas avec mon aide – résolu le problème de la PC (prise de courant en jargon d’installation électrique) qui n’était alimentée que par une phase. Le cable du neutre n’était pas correctement raccordé au « wago » de la connexion précédente dans le circuit ! je pense que je vais faire le tour de mes boites pour inspecter les points faibles que je pourrais avoir laissé derrière moi.


Et à temps perdu, je continue à bichonner la préparation de l’installation de la cuisine pour le 29/03 : placer les robinets double service, vérifier les dimensions de la hotte, la boite de dérivation pour le branchement de la taque à induction… Il ne me restera plus qu’à coller les évacuations d’eau, mais pour cela, j’attends que le monteur soit sur place pour me certifier que je ne devrai pas les déplacer pour qu’il puisse mettre ses meubles.

passive positif-négatif

mercredi, février 23rd, 2011

J’ai déjà dit ici que Ronny et Annemie Reygel sont venu à Cerfontaine pour nous expliquer comment monter le réseau de la VMC.

Ça a été l’occasion d’un petit bout d’explication et de discussion sur le principe et les effets de la maison passive.

Ronny est « tombé dans la marmite » très jeune, puisque cela fait maintenant 15 ans qu’il s’intéresse aux énergies alternative et qu’il en a fait son métier.

Sa maison est très basse consommation sans avoir satisfait aux caractéristiques de la maison passive. Il est très engagé dans le domaine, mais pas ‘intégriste’ pour un sou. Dans tous les cas selon lui,  il faut tenir compte des couts et trouver l’équilibre raisonnable entre performance énergétique et possibilité de mise en œuvre.

Il a pu nous donner aussi son appréciation de l’influence de la VMC dans une maison. Le point le plus remarquable étant le faible taux d’humidité, que les distributeurs proposent de compenser avec des équipements aussi simples ou sophistiqués que peut le souhaiter le client.

Mais pour nous le problème se pose différemment, puisque c’est justement cette caractéristique qui nous a fait opter pour d’abord pour la maison passive, et en conséquence pour la VMC2f. Dans une forêt, l’air est toujours humide et même le puits canadien ne va pas l’assécher. En effet dans les 50 m de parcours de l’air en sous sol jusqu’au moment d’être introduit dans la maison, l’air se réchauffe en hivers et si le taux d’humidité diminue, la quantité d’eau en suspension ne diminue pas. L’air qui entre dans l’espace protégé n’est donc pas dépourvu d’humidité. Et en été quand le puits canadien est « bypassé » pour que la VMC puise l’air directement dans la forêt, cet air n’est toujours pas sec, la forêt est un milieu habituellement plus humide que le reste des territoires environnants.

Un autre aspect de la VMC est l’importance de la propreté du système pour éviter les problèmes connus par les climatisations mal saines.

Ce sujet est souvent source de peurs d’autant moins rationnelles qu’elles affectent un domaine dans lequel nous sommes, pour la plupart d’entre nous, très sensibles : la santé.

Pourtant, quoi de plus simple que de nettoyer une ou deux fois par an, et plus souvent si on le souhaite ou si on en sent le besoin, un réseau de canalisation qui a été conçu pour cela. Encore faut-il le concevoir dans cette optique. Et c’est la qu’intervient un « truc » simplissime= entre chaque accès aux canalisations, d’une bouche de ventilation à l’autre, un fil (une cordelette) est positionnée en attente lors du montage. Au moment du nettoyage on y attache une « brosse » , un écouvillon de dimensions appropriées, et une nouvelle cordelette, puis on tire. On récupère la brosse et on laisse la nouvelle cordelette en place jusqu’à la prochaine intervention. Pas besoin d’appareillage sophistiqué ou surpuissant, pas besoin de main d’œuvre spécialisée, on fait ça avec le nettoyage de printemps, et le reste du temps on profite des bienfaits de la ventilation.

J’aurai encore d’autres réflexions à ajouter, mais je ne voudrais pas lasser…

solaire thermique

mercredi, février 16th, 2011

Le weekend dernier, Damien et André sont venus installer le rotex et l’armature pour les tubes.

ce mardi, une grosse journée de travail a permis la mise en route de ce rotex :
– branchement des alimentations, remplissage du ballon (500 l d’eau libre)

– bouclage du circuit solaire, et test de mise en pression

– mise en place des tubes : 90 tubes a poser et coller, terminée juste avant la tombée du jour

– finalement, création du premier circuit de puisage, la douche qui vient d’etre raccordée.

Donc aujourd’hui, sous le soleil, je suppose que l’eau du rotex a commencé à chauffer.

Quand atteindra-t-elle la température suffisante pour prendre une douche ? ou pour diffuser un peu de chaleur dans la salle de bain ? nous le saurons vendredi.

pose des derniers capteurs

Le principe du rotex est assez intéressant. J’en ai déjà parlé. Une réserve d’eau « morte » accumule la chaleur.

L’eau chaude est produite à la demande quand on le souhaite…  et que l’eau du ballon est assez chaude.

L’avantage évident est qu’il n’y a  pas de réserve d’eau à maintenir à une température élevée (pour éviter le développement de germes), comme c’est le cas quand on utilise un boiler (cumulus…). Voyez le principe de fonctionnement ici si ça vous intéresse.

Une conséquence « collatérale » de ce système, qui constitue pour moi un avantage indéniable, est que la destination de l’eau chaude peut varier : production d’ECS instantanée, ou production de chaleur par circulation dans un radiateur, si l’on a assez de chaleur disponible. Ce n’est sans doute pas évident comme avantage dans la configuration habituelle d’une habitation  principale, mais pour ma « maison passive de vacances », ça me permet de compenser le manque de production de chaleur due à l’activité des habitants pendant mes absences. En effet, l’apport de chaleur du a l’activité humaine intervient dans le calcul des besoins de chauffage de la maison passive. Avec l’éventuel surplus d’eau chaude que je ne dépense pas, je peux rééquilibrer gains et pertes, et ne pas revenir après huit jours dans une atmosphère sèche sans doute, mais refroidie.

Un autre avantage de ce système est que la réserve étant à pression atmosphérique – puisque l’eau du circuit de distribution a une autre origine – et cela permet de gérer le remplissage et la vidange du circuit de chauffe par drain back automatique. Dès que la température de consigne du ballon est atteinte, ou au contraire, quand le manque de chaleur solaire ne permet pas la récupération de calories, le circuit extérieur se vide dans le ballon, où l’eau se maintient à température utile soit chaude, soit hors gel.

Une longue journée de travail, puisqu’ayant commencé vers 7h30, il est 19h30 quand nous serrons les derniers écrous.  Il faut dire que André venant de Tournai, il vaut mieux rentabiliser le voyage !

plafond fini

dimanche, septembre 26th, 2010

Plafond fini… enfin presque

J’ai posé aujourd’hui le dernier morceau de gyplat au plafond du rez de chaussée.

Dernière vis

Encore une étape franchie dans la poursuite de l’étanchéité à l’air.

Pourquoi du gyplat ? parce que ça se plafonne, que le rendu final sera bien meilleur et que finalement, manipuler des plaques de 2,00 m sur 0,40 m, c’est BEAUCOUP plus facile que des morceaux de gyproc de 2,50 m sur 0.60 ou 1,20 m

Puis il me restera à procéder au plafonnage complet de toutes les parois qui doivent être étanches :  +/- 300 m² de murs

Mais avant ça, il me reste encore pas mal de choses à faire passer dans ces murs : les tuyaux d’alpex pour la distribution d’eau de pluie et d’eau froide et chaude, du moins dans le parcours à l’intérieur de la salle de bain et de la cuisine,  et bien sur toujours et encore l’électricité, qui est loin d’être terminée.

Quand j’aurai tout cablé, il faudra sceller les boites au plâtre avec le passage des fils sans entrée d’air. Pour les connexions, on attendra que les chapes soient coulées.

…/…

le salon de la maison passive

vendredi, septembre 17th, 2010

Il est un peu tard pour en faire la pub, mais ceux que ça interesse assez y sont allés. les autres n’auraient pas fait le déplacement, et c’est très bien ainsi

10 au 12 sept. 2010 : Le salon PassiveHouse ’10

Le Passive House ’10 aura lieu du 3 au 12 septembre 2010. Cette année encore, il est organisé par la Plate-forme Maison Passive asbl et la Passiefhuis-Platform vzw. Symposium, journée professionnelle et salon grand public sont au programme (vers le site de l’événement).

Du vendredi 10 au dimanche 12 septembre le salon proprement dit ouvrira ses portes à Tour & Taxis (Bruxelles). Alors que la journée du vendredi est destinée aux professionnels, le grand public pourra profiter du salon tout le week-end (samedi et dimanche).

Le salon PassiveHouse se consacre exclusivement aux économies d’énergie dans le bâtiment (maisons passives et très basse-énergie) ; il est considéré comme le plus grand salon de ce genre au Benelux. 120 exposants y montreront leurs produits ou services.

Je suis donc allé passer quelques heures à Tour et Taxis, avec un objectif très pointu : faire mon choix (ou du moins l’éclairer) parmi les VMC, pour savoir enfin comment elle va se présenter : il est temps que je me décide, perce que même si elle reste contenue dans l’enveloppe protégée, elle va quand même m’obliger à faire des trous et des aménagements dans et contre mes murs. Il faut bien faire passer le réseau des tubes de ventilation.

J’ai donc parcouru divers stands

Et j’y ai vu une profusion d’appareils capables de me contenter, je cite

GES de Genvex

Comfo D de stork-aire

Paul atmos

Helios

Ventilatie VRU de Solarcompany

HRU de Codumé

Donc reste à distinguer par les capacités réelles d’échange de chaleur, la simplicité de fonctionnement et l’adaptation à ma maison

Ce que je vais examiner en demandant des études d’implantation à ceux qui voudront bien me répondre.

Autre chose m’a frappé à ce salon: la présence de plus en plus de constructeurs, bureaux d’architecture présentant des solutions finies pour construire des maisons au standard passif, comme si enfin le concept devenait quelque chose à prendre au serieux.

« on peut faire son business la-dedans. « 

Un peu de fumée sans feu

mercredi, août 11th, 2010

C’est comme le monstre du Loch Ness, si ce n’est qu’on verra un jour sa queue.

Lu dans le bulletin de Livios :  Un peu de fumée sans feu

Le sujet des risques accrus d’un éventuel incendie dans une maison passive refait surface en cette période de vaches maigres pour l’info. Toujours cette fameuse étude en cours dont on commence à distiller des parties peut-être pas tout à fait significatives.

La question de l’influence de l’isolation sur le comportement d’un feu domestique est controversée : l’influence de la ventilation controlée est vue soit comme un frein à la combustion, soit comme un facteur d’accroissement de risque de retour de flamme, le fameux ‘back draft’ — littéralement : tirage en retour — qui correspond à une explosion de fumées.

C’est le but de cette étude sur les conséquences de l’isolation accrue des maisons passives : déterminer en quoi l’importance de l’isolation d’une maison passive pourrait constituer un accroissement de risque. Mais bien souvent, les détracteurs parlent d’ossature bois, ou de matériaux dits naturels » en disant maison passive, ce qui fausse le débat.

Si je crois dans le système, je vais répandre la bonne parole disant que la maison passive ne provoque aucun accroissement de danger, au contraire.

Si au contraire j’ai peur de l’influence que ce système constructif pourrait avoir sur mon mode de vie ou ma manière d’habiter, je vais en dire tout le mal possible et tenter d’en démontrer  (sur base de mes émotions) tous les « dangers », particulièrement pour les soldats du feu dont le dévouement –réel- servira de –mauvaise- raison à dénoncer ce que je hais.

Passons.

J’ai donc avec l’insufflation de l’isolant dans la structure bois, terminé le gros œuvre.

Du moins si j’excepte les gouttières qui seront posées fin de cette semaine, et le bardage – pour lequel j’hésite encore- mais est-ce que cela fait parti du gros ou du second œuvre ?

Je commence à penser concrètement à l’étanchéité à l’air. Pour cela, je dois plafonner (i.e. enduire d’une couche de platre de +/- 15 mm toutes les parois en contact avec l’espace extérieur.

Ce qui suppose que toutes les conduites qui doivent passer dans les murs soient en place. A commencer par l’électricité, qui devient l’objectif des semaines qui viennent. A l’aide des plans de selfmatic qui m’a procuré le matériel prêt à poser, et qui retiennent toute mon attention,  j’étudie les schémas,  pas a pas.

J’ai donc commencé ce matin à placer les boites dans les murs partout où doit venir une prise, un interrupteur ou une dérivation. Ici viendra la cuisine :

En quelques heures, j’ai préparé les encastrements de tout le niveau rez de chaussée. J’ai alors commencé à tirer les cables depuis le tableau jusqu’aux boites.

C’est là que ça se complique. Pour assurer l’étanchéité à l’air au niveau des entrées de boites, j’ai commandé des cables VOB au lieu des traditionnels tubes annelés préfilés. Mais tous les cables qui vont passer dans le sol (noyés dans la chape) doivent etre protégés par tubes annelés. Donc – un surcout de la maison passive- je dois enfiler toutes ces portions de cables, et cela m’a demandé de me procurer environ 300 m de tube annelé (en provenance de brico dépôt à Maubeuge). La dépense n’est pas conséquente, mais le travail d’enfilage sera quand meme non négligeable.

Je m’y suis mis cet après midi. Je ferai le point au prochain post sur mon rendement dans cette nouvelle fonction.

ouate de laine de verre insufflée

jeudi, août 5th, 2010

J’ai donc choisi de remplir mes caissons d’isolation extérieure en ouate de laine de verre supafil ®.

Au départ j’avais envisagé la cellulose, mais le coefficient lambda de ce produit ne me donnait pas –avec l’épaisseur envisagée des caissons – la performance nécessaire des parois pour arriver au 15 kWh/m².an du PHPP. Le λ admis pour le PHPP est pour la Ouate de Cellulose 0,04 et pour la Ouate de laine de verre  0,034 W/mK.

En appliquant U : e (épaisseur) / λ (Lambda) j’avais pour la cellulose Up = 0,088 et pour la ouate de verre Up = 0,080. Cette simple petite différence me permettait de ramener le Besoin de chaleur de chauffage annuel de 16 à 15 kWh/m².an et donc de satisfaire aux critères maison passive.

Donc

Méthode utilisée: Méthode mensuelle Certification standard passif: Critères respectés ?
Besoin de chaleur de chauffage annuel: 15 kWh/(m2a) 15 kWh/(m2a) oui

Au lieu de

Méthode utilisée: Méthode mensuelle Certification standard passif: Critères respectés ?
Besoin de chaleur de chauffage annuel: 16 kWh/(m2a) 15 kWh/(m2a) non

De plus la ouate de laine de verre est plus légère : 32,540 kg / m³ dans mon cas.

Et dernier avantage, non des moindres, l’entreprise que j’ai choisie n’exigeait pas de moi des caissons étanches entre eux. Au contraire, la communication entre les murs et le toit m’a permis d’être certain d’éviter tout pont thermique entre les murs et le toit. Du sol au sol, le matelas de flocons blancs est continu.

Parmi les autres aspects comparatifs, j’ai

produit recyclé pour les deux (sauf que :cellulose 100 %, laine de verre, 60% ?)

énergie grise – Ouate de cellulose en panneaux : 160 kWh/m3 – matelas de laine de verre 250 kWh/ m³ c’est sans doute moins pour les deux produits en vrac insufflé mais je n’ai pas trouvé les données comparables.

Résistance au feu : la cellulose est Classée au feu M1 par PV du CSTB, ce qui veut dire qu’elle est autoextingible. La laine blanche Supafil atteint la réaction au feu A1 selon les normes Européennes, elle est incombustible.

Perméabilité à l’eau : la cellulose ne peut être mouillée. La ouate de laine de verre n’est pas sensible à l’eau.

Additifs : la cellulose est protégée par des sels de bore – je dirai un jour ce que je pense du borax…. La laine de verre contient jusqu’à 2 % de silicones.

Lieu de production et circuit de distribution : les deux produits viennent d’Allemagne, et les placeurs à choisir provenaient d’un rayon de plus de 100 km de Cerfontaine.

Tout bien compris, la qualité du rapport avec l’artisan me semblait primordiale. J’ai finalement opté pour le meilleur rapport qualité prix, et je dois dire que l’équipe qui effectue l’insufflation me donne satisfaction.

Le plus impressionnant c’est la rapidité du procédé. Entre mardi matin 10h et jeudi 13h, 70 m³ de cette ouate ont trouvé leur placer dans les murs et le toi, à l’aide de la machine

Et des hommes

Encore une étape passée

À suivre …/…

les caissons (fin)

mardi, juillet 27th, 2010

J’ai mis hier le dernier clou et la dernière vis à l’habillage en bois de ma maison en béton cellulaire.

Lundi prochain, l’équipe qui va insuffler la ouate dans cet espace vient commencer le travail.

En attendant c’est un peu relâche. Et ça fait du bien. Je me rends compte que je dois apprendre à me  ménager des créneaux d’inactivité si je veux gérer un calendrier qui, pour être souple (pas de dead line), n’en comporte pas moins des nœuds incontournables.

Au mois d’avril je disais innocemment (les caissons)
En dehors du temps nécessaire à la préparation du chantier,  il me suffit de 15 minutes pour poser une poutre. Soit théoriquement deux jours de travail.

J’insistai sur le « théoriquement ! », je constate aujourd’hui avec quelle raison.

Parce que dans la réalité, les 15 minutes de mouvements élémentaires nécessaires à la fixation d’une poutre de 2,50 m à hauteur du sol, ne représentent pas, loin de là, le temps investi pour la fixation d’une poutre de 4m située à 2 m du sol.

Même si je constate que la mise en place de l’échafaudage, une fois intégrées les opérations successives, ne me prend finalement qu’une grosse demie heure, on sait que les mouvements à 6,50 m de hauteurs sont moins libres qu’au sol, percer, visser, clouer, porter exige beaucoup plus de temps et d’effort mesuré.

Donc parvenir à couvrir de TJI 1,50 m du mur est en une demi-journée, et compter encore une demi-journée pour latter avant la mise en place des plaques de Celit comme pare pluie, ou encore dans une demi-jouirnée, arriver à poser deux planches de rive et les deux panneaux de celit au dessus d’une fenetre au sud, c’est un bon rendement.

En conclusion, la mise en place de l’ossature bois le long des murs de béton cellulaire représente une deuxième construction, comme une seconde maison à construire autour de la première. Le gros oeuvre d’une maison isolée par l’extérieur, c’est quasi un double travail. Bon a savoir. tout en tenant compte du fait qu’ne construction traditionnelle aurait aussi exigé une double construction, le mur de parement en briques de façade, ça demande aussi du travail.

Dans la suite des couleurs, après le blanc éclatant, la maison a pris une teinte brune qu’elle va conserver jusqu’à ce que j’ai fini de poser le bardage… Ce qui n’est pas pour demain.

Demain, c’est : insuffler la ouate de laine de verre, puis poser la gouttière en haut du mur nord, et à partir de là, commencer les installations électrique et sanitaire, (les tubes encastrés dans les murs et le sol) avant de plafonner toutes les surfaces pour les rendre étanches à l’air.

Ça va nous faire une longue journée, surement jusqu’à l’hiver, avant de pouvoir envisager le premier test d’étanchéité (le fameux blower door test).