Archive for the ‘théorie’ Category

Il y’a-t-il plus de danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

jeudi, février 7th, 2013

on en a déjà parlé lors de la visite des pompiers que j’ai reçue l’an denier, mais maintenant on dispose des résultats de l’enquête qui était en cours à cette époque:

y’a-t-il plus de danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Pourquoi un poele dans une maison passive

mercredi, janvier 23rd, 2013

Je reçois à l’instant ce commentaire de  yann
Envoyé le 23/01/2013 à 12:25

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi vous avez mis un poel dans une maison passive? Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur mais de récupérer les calories extérieur et de l’activité humaine.
Merci pour votre réponse
Yann

Et j’en profite pour rectifier :

« Le principe de la MP étant justement de ne pas utiliser de moyens de production de chaleur »

Hé bien non, le principe de la maison passive, c’est de limiter l’apport nécessaire en chaleur à 15 kwh/m².an, donc de ne pas exiger un système conscré à cela, pas de le supprimer totalement.

Les calculs effectués par le Passiv Haus Institut  ont conduit à choisir un point d’équilibre : à partir de ce chiffre (15 kwh/m².an) l’investissement consenti pour réduire les besoins en apport d’énergie complémentaire est disproportionné, il est donc nécessaire de prévoir dans une maison passive non pas un système de chauffage, mais la possibilité d’apporter cet appoint.

Moi, j’ai choisi un poêle bouilleur.

D’autres ont optés pour un système intégré Solaire PAC appoint électrique, comme

Combi – Artiklima

Pompe à chaleur – ROTEX Heating Systems

et tant d’autres, je ne vais pas tous les citer!

Au total je dois prévoir de compléter la stabilité thermique de ma maison à l’aide de 15 x 130 soit +/- 2000 kwh par an.

Ce qui représente +/- 200 litres de mazout, 1,5 stère de bois, etc.

En tenant compte que la consommation ainsi calculée sera nécessaire pendant les mois d’hivers, disons de novembre à février, à raison d’une à deux heures de chauffage par jour. Ce qui est, somme toute, assez modéré à mon avis.

Le principal besoin en apport de chaleur est exigé pour la production d’ECS (eau chaude sanitaire). Quand nous avons comme normalement sous nos latitudes, plusieurs semaines continues sans que le soleil apparaisse, l’échange thermique solaire est inactif. la réserve d’eau chaude reste froide! Il faut donc pouvoir y substituer quelque chose. Voila le pourquoi de mon poêle bouilleur.

J’ai opté pour ce système parce que la chaleur rayonnée par mon poêle est faible, proportionnée aux besoins de chauffage, et que si le besoin s’en fait sentir, je peux puiser dans la réserve d’eau chaude sanitaire le petit supplément de chaleur qui me manquerait, en la faisant circuler dans un petit radiateur réservé à la salle de bain.

L’excédent de chaleur produit dans cette pièce aide à réchauffer l’air pulsé par la VMC et se répand donc dans l’ensemble de la maison. Je n’ai pas besoin de chauffage central, j’ai installé sur mon circuit d’eau chaude une petite dérivation qui répond à mon besoin de complément de chaleur.

Il y a bien sur beaucoup d’autre systèmes, mais je laisse à ceux qui les utilisent le soin d’en parler eux-mêmes

problèmes d’étanchéité

mercredi, novembre 14th, 2012

Un correspondant Unknown me demande en MP :

« Autre question, comment cela se passe avec le passage des cables électrique? car l’électricien doit faire des saignées dans les murs, il faut donc mettre le parevapeur après le passage de celui-ci. Comment, alors, fait-on pour bien étanchéifier les cables fixés au sol? »

Chaque fois qu’un cable (un une autre conduite d’air ou d’eau) traverse une membrane d’étanchéité, il doit être entouré d’un manchon, une matière souple imperméable qui entoure la circonférence du cable et se prolonge à plat sur la paroi traversée.

On peut utiliser pour ça des produits sophistiqués en caoutchouc,

ou bien simplement un ruban adhésif de bonne qualité qui enserre le cable et se répand sur la membrane,

ou bien on perce un trou de plus petit diamètre dans la membrane si elle est assez souple et on scelle la partie qui se resserre sur le cable avec un bon adhésif

Avant de me lancer dans l’évaluation de l’infiltrométrie, c’était une grande question à mon sens : quelle sera la résistance des rouleaux de scotch qu’on répand généreusement dans une maison étanche ? Combien de mois cela va-t-il rester efficace?

Si vous vous demandez quelle est la durée d’un pareil scellement, on a récemment démonté des maisons passives en Allemagne en place depuis 15 ans, les adhésifs de l’époque (et on ne peut pas dire qu’on n’a pas progressé dans ce domaine) étaient toujours efficaces, parfois même plus, les microfissures étant bouchées par des poussières déposées !

Le problème est donc de réduire au minimum le passage des cables de l’espace protégé dans l’espace non protégé. Si on travaille dans une ossature bois, on passe les cables sous le pare vapeur  et on les fait entrer dans des blochets dits étanches, on en trouve maintenant à peu près partout, de qualité variable sans doute.

Le principe est que la paroi du blochet est assez souple pour se rétracter autour du cable.

Si l’étanchéité est assurée par le plafonnage comme chez moi, les cables sont posés dans les saignées  et recouverts de platre. Le passage d’un étage à l’autre devant la membrane de PE entourant les hourdis se fait dans le platre.

J’ai distribué les cables sous la chape au dessus des hourdis, ils se trouvent dans l’espace protégé à ce niveau. Je les ai encastrés dans les saignées prévues pour alimenter chaque blochet en les faisant passer à la base du mur, la couche de polyéthylène faisant à chaque fois office de joint, et le platre posé dessus a assuré l’étanchéité de tous ces passages. Puis les cables sont rentrés dans les blochets dans un scellement au platre. Comme il n’y a pas de sollicitation à ce niveau, le joint platre / gaine de cable reste étanche. S’il le fallait on pourrait ajouter un joint de silicone (il en existe de nos jours qui résistent bien au temps.

C’est mon expérience, je suppose que d’autres, professionnels expérimentés, pourraient rajouter des précisions utiles, mais avec ça, j’ai pu me débrouiller.

en urgence

vendredi, août 3rd, 2012

une réponse à quelqu’un qui doit l’utiliser incessamment, parce que les plafonneurs vont arriver!

ce schéma indique comment assurer l’étanchéité à l’air lorsque le volume protégé englobe plusieurs niveaux, séparés par un plancher plafond de hourdis. (meme situation si le plancher plafond est composé d’une autre matière, comme des poutres de bois….)

il faut se souvenir que le béton non lissé, comme celui des hourdis, et les chapes en stabilisé, n’assurent pas une étanchéité à l’air suffisante. actuellement, seuls le plafonnage au platre, les dalles de béton lissé, les matières plastiques (feuille de polyéthylène) sont capables de retenir l’air de manière à assurer une étanchéité aux normes passives.

les capteurs thermiques

samedi, mars 31st, 2012

je viens de recevoir le message suivant :
08h39
pulsar
Bonjour Chomich ,
(je saute quelques lignes pour en arriver à la question : )
il y a un sujet pour lequel vous n’avez pas donné beaucoup de détails ( à moins que je ne les ai ratés ?? si oui corrigez-moi ) ,

c’est le poste des panneaux solaires ( à tubes ) que vous avez placé.
je n’ai pas vu d’info sur le calcul /dimensionnement qui vous a conduit à installer cette surface-puissance -là ,
raison du choix tubes contre panneaux plans, pourquoi ce fournisseur- là , marque du matos, etc , prix ? satisfaction après l’ hiver et maintenant début de printemps
( sans vouloir paraître trop intrusif , )

Pour répondre à cette question, je vais me défausser sur mon installateur qui a fait lui-même les calculs, mais je crois que j’en connais une partie :
l’avantage des capteurs à tube est double
– d’une part ils sont légèrement plus performants, surtout sous nos climats, et le montage à très forte inclinaison majore le rendement hivernal, quand le soleil est bas sur l’horizon, -ou du moins en demi-saison, quand il n’apparait que de rares heures de la journée:
– d’autre part, ils ont le grand avantage de mobiliser une faible quantité d’eau, puisque la chaleur est accumulée dans un corps métallique qui chauffe l’eau par contact rapide, et donc la vidange automatique est facilitée.
le chene au nord

Parce que la vidange automatique me semble un plus : l’eau, comme fluide caloporteur, n’est pas sous pression permanent, elle n’est injectée dans le circuit à l’extérieur du volume protégé que quand elle peut être chauffée, il n’y a donc aucune nécessité d’y rajouter un antigel, même par -15° au cœur de l’hivers, l’installation ne craint pas le froid.
Et quand en plein été, le rendement dépasse de loin les possibilités d’absorption, un système verre métal sera plus tolérant qu’un autre à une éventuelle surchauffe.
Quand au matériel, il s’agit pour les tubes d’une production d’origine extrême orientale (entendez, de chine, oui, j’ai honte, mais voilà, il faut faire des choix, et j’avais confiance dans la fabrication du lot importé d’où sont extraits mes tubes). La réserve d’eau chaude est par contre une production européenne, le système Solaris m’a séduit par le fait qu’il ne contraint pas à entretenir une réserve d’eau chaude à autre température. Et permet de se contenter de la production solaire même quand elle n’atteint que 45 °: aucun risque sanitaire, la réserve sert à une production instantanée, l’eau ne stagne jamais à basse température avant d’être utilisée aux besoins sanitaires, donc aucun risque de légionellose ou autre saleté..

avec la météo de ces derniers jours, le printemps doit être superbe dans le bel endroit où vous avez construit ..

Oui, ces derniers jours, il a fallu veiller à éviter la surchauffe, la production quotidienne dépassait les 20kwh. Il faut dire que même si la maison est bâtie en plein bois, elle dispose d’un espace dégagé qui favorise un ensoleillement du matin au soir. J’en ai profité au maximum, surtout qu’avec le changement dheure, c’est justement la semaine où les jours rallongent 🙂 !

Il va de soi que je joindrai les calculs en m², kwh et degrés quand j’aurai plus de précision, mais voilà déjà un avant gout de mes motivations pour ce système.

poele bouilleur ?

jeudi, mars 22nd, 2012

Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..

J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).

Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.

Fonctionnement normalisé !

samedi, février 25th, 2012

Depuis la mise en route du radiateur sèche serviette de la salle de bain qui est sensé fournir l’appoint complémentaire de chaleur par la salle de bain où se trouve une bouche d’aspiration (air aspiré plus chaud que la température moyenne de la maison = échange de chaleur amélioré = air pulsé plus chaud que si on n’avait pas chauffé la salle de bain… Bon pour ceux qui pédalent, je la referai encore, tant je trouve ca génial) depuis cette mise en route dis-je, j’avais un souci de circulation. Comme l’arrivée de l’eau venant du ballon tampon se fait par le plafond, il manque dans le circuit un purgeur qui permettrait de maintenir le tout en pression.

Et donc, depuis mardi ce purgeur a été placé. Il a fallu un peu de temps pour que la température du radiateur monte correctement, (le purgeur automatique prend son temps pour évacuer l’air qu’il collecte) mais maintenant c’est fait : il est régulièrement autour de 40 ° avec un ballon entre 50 et 60 °.
Avec ça, il fait 21 ° dans la salle de bain, 20, ° dans le séjour et 18 dans les chambres. L’idéal donc.
Hier nous avons eu un peu de soleil. Et je me suis inquiété (pour rien, je crois)
Les pompes se sont mises en route correctement, mais à chaque démarrage, la température des tubes diminuait : mise en route vers 70°, ils descendent très vite en dessous de 50, et même de 40 °. Je m’affolais en me disant qu’ils ne s’arrêtaient pas correctement. Finalement je me suis demandé si c’est la température en haut du ballon ou celle en bas qui compte pour la régulation ? la température du bas était aux environs de 30 °.
Ce qui m’amène à repenser que le poêle chauffe principalement le haut du ballon, ce qui fait une telle différence entre les deux zones : quand le ballon chauffe au soleil, la différence entre le haut est le bas du ballon est plus faible, il faut que je pense (à vérifier).
Autre remarque : est-ce que je suis juste quand je pense que le robinet d’arrêt central de la clarinette qui contrôle la pression des circuits doit être ouvert, pour que la pression du circuit radiateur profite aussi de la pression installée dans le circuit du poêle bouilleur.

Ce circuit est particulièrement petit : j’avais à un moment 2 bars de pression, j’ai fait sortir un quart de litre et la pression est directement tombée à 1,4 bar.
Voilà l’état de l’installation qui a produit 8,9 kwh d’eau chaude hier.

K30 ou maison passive

jeudi, février 23rd, 2012

Trop de vulgarisation peut conduire à de mauvaises compréhensions nuisibles. Je pense que c’est ce qui se passe entre le K30 actuellement visé comme bonne norme d’isolation et les 15 kwh/m².an de la maison passive.
Beaucoup de gens, enthousiasmés à l’idée de réduire à presque rien leur consommation de chauffage, K30, pourquoi ne pas augmenter l’isolation de ma construction, et arriver ainsi à un K15, j’aurai une maison passive.
Hélas, les chiffres sont souvent trompeurs. Il y a 15 et 15 !
En réponse à un post sur un forum d’econologie.com
je répondais il y a déjà presque deux ans
« Ce n’est pas le Kxx qui détermine le caractère d’une maison passive.
C’est la consommation (en Kwh/m²/an) et l’étanchéité à l’air (0,6 vol/h sous 50Pa) ainsi que la résistance à la surchauffe.
La confusion vient de ce que le chiffre 15 est le nombre de base pour la consommation d’une maison passive (en kw/m² de surface au sol et /an)
En réalité, une maison passive aura bien souvent un K inférieur à 15, mais elle aura surtout un équipement de contrôle de la ventilation et de récupération de la chaleur qui permettra de rester en dessous de la limite en besoin de chauffage. »
Visiblement, la confusion persiste !
C’est vrai que grossièrement, la capacité d’isolation des parois de la maison passive conduit à un K de 15 ou probablement un peu moins (chez moi j’arrive à K12 en suivant le calcul conventionnel.
Mais ça ne signifie en rien que la consommation d’énergie suivra !
En effet, si le test d’infiltrométrie donne un résultat intéressant, pas le 0.6 vol/h N50, mais déjà 1, ce qui correspond à l’exigence BBC, la consommation en énergie pour le chauffage passe déjà à 17 kwh/m²an. Et si l’étanchéité est peu soignée, qu’elle correspond à une valeur courante, pas les 10 vol/h d’un bâtiment années ‘50, mais seulement déjà 3 vol/h, la consommation en énergie pour le chauffage monte déjà à 28 kwh/m².an ! %Malgré l’effort d’isolation qui donne un K15 !
Je trouve donc très important de faire comprendre aux bâtisseurs en général, maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre, entrepreneurs ou chefs d’équipe, maçons, couvreurs, plafonneurs, électriciens, etc, que le contrôle des besoins en chauffage dépend tout autant de l’étanchéité à l’air que du soin apporté à l’isolation des parois.
Et je n’ai encore rien dit des ponts thermiques, qui peuvent influencer encore plus les besoins en chauffage !
Donc je résume (à la grosse louche, les decimales sont négligées) pour un petit 150 m²:
-oui, je sais, 150 m² ça la fait pas, 280 ce serait mieux, mais là je suis plus dans la course…
Isolation ancienne K80, étanchéité à l’air 10 vol/h, consommation annuelle 4500 l mazout
Isolation courante K45, étanchéité à l’air 5 vol/h, consommation annuelle 1500 l mazout plus l’ECS
Isolation soignée K30, étanchéité à l’air BBC 1 vol/h, consommation par an 800 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité à l’air bâclée 3 vol/h consommation par an l’équivalent de 400 l mazout
Isolation très poussée K15, étanchéité passive 0,5 vol/h, consommation 15 kwh/m²an, par an 2000 kwh 400 € d’éléctricité, 150€ de bois….
Juste pour voir que finalement, repenser le système constructif ça peut devenir bon pour le portefeuille.
pour moi, avec mes 130 m², j’en suis à 1 bon stère et demi de bois depuis l’été dernier, chauffage et eau chaude ensemble. mais il reste encore un mois d’hivers, quand même.

au-delà du k30, rentable ?

samedi, février 18th, 2012

J’ai suivi la discussion sur bricozone avec attention, mais je n’ai pas trouvé la place pour intervenir entre « pro » à tout crin et « anti » sans doute encore plus passionnés.
A croire que dès qu’on touche à la construction, on déclenche des reflexes conditionnés et des émotions cachées. Passionnant :o)
Moi, j’ai construit passif. Construction autonome… ( autoconstruction comme on dit) parce que j’avais trop de temps et pas assez d’argent pour faire tout faire, ce qui m’a évité les problèmes d’entrepreneur qui voudrait bien mais qui ne sait pas, ou qui sait mais qui n’arrive pas à faire exécuter ce qu’il sait par ses ouvriers,,,
Au départ, je pensais seulement à une construction adaptée à son milieu (environnement boisé) plutôt bioclimatique, mais je voulais
– ne pas devoir attendre 24 h pour qu’il fasse bon dans la maison après une absence de trois jours
– ne pas devoir éponger des tonnes d’eau sur les murs à cause de l’humidité ambiante
– ne pas dépenser des sommes folles pour chauffer les petits oiseaux

L’architecte auquel j’ai présenté mes exigences m’a dit : maison passive.
Ha bon en v’la une autre, c’est quoi ça la maison passive ? J’ai tout appris sur le tas en construisant moi-même suivant ses conseils… et mes propres recherches. Il y a tout ce qu’il faut sur le net et dans les salons, les rencontres avec des gars allumés par la chose…
Méfiant toujours, j’ai fait mettre dans le contrat avec l’architecte : certification passive souhaitable, mais non exigée. Je ne voulais pas qu’il me fasse rajouter des frais inutiles et un surcout inabordable pour moi.
Des chiffres :
Surface : deux niveaux de 65 m² intérieur (total 130 m²)
Budget 110000 euros en autoconstruction, équivalent à 150000 si j’avais fait appel à des entreprises.
L’architecte a appliqué son pourcentage sur ce prix équivalent, c’est devenu un forfait comprenant :
projet et introduction du permis d’urbanisme
cahier des charges
suivi de chantier (autant et même plus de visites que j’en avais besoin)
calcul PHPP et introduction du dossier de demande de prime.
Construction « en dur » (dalle flottante, béton cellulaire, plancher de hourdis béton, toiture bac acier) avec isolation de 30 cm de ouate de verre, triple vitrage et chassis passifs (Uw 0.6 facteur solaire 0,7, le plus gros poste de la construction, réellement plus cher, mais plus efficace que du double vitrage, ça met en valeur tous les autres efforts d’isolation) VMC DF Paul installée par mes soins (récupération de la chaleur à 92% selon certifications), ECS solaire thermique avec réserve Sanicube, plus un petit poêle bouilleur Ofenseite (consacré à 90 % au chauffage de la réserve d’eau en l’absence de soleil).
Le chauffage d’appoint consiste en un sèche-serviette dans la salle de bain, branché sur l’accumulateur d’eau chaude.
Test d’étanchéité à 0,52 volume/heure sous 50 Pa, K calculé selon les anciens formulaires de la région wallonne K12, consommation selon le PHPP 12,8 kwh/m².an.
Alors, le passif plus cher ? pas à ce que j’en crois, mais bon… ce n’est que mon opinion. et je ne vais pas reconstruire à coté de la mienne une maison traditionnelle k30 pour pouvoir comparer.
Et je suis certain qu’en faisant moi-même, je ne suis ni plus ni moins expérimenté qu’un entrepreneur qui construit sa première maison passive. Juste que les techniques utilisées sont adaptées au travail d’un homme seul sans grand outillage.
Ce que j’ai appris en le faisant c’est que l’isolation permet de ne pas produire des calories qu’on disperse dans l’environnement. Mais surtout (Vanma ne me contredira pas), que l’isolation c’est conserver la température intérieur par contrôle de la ventilation (étanchéité à l’air au moins aussi importante que lutte contre la fuite des calories).
Alors, la maison passive, seule solution d’avenir ?
Peut être qu’avec l’expérience accumulée, on réussira à simplifier les techniques, les rendre abordables à chacun -dans une ou deux générations de constructeurs ;-( – peut-être qu’on trouvera des solutions moins dépendantes des fournitures (j’ai toujours peur d’une panne générale d’électricité, même si j’en consomme peu, je ne peux pas être autonome dans de domaine)
Dernière constatation, qui vaut quand même son prix, le confort. Il faut l’avoir vécu pour le croire. C’est réellement une autre façon d’habiter, il ne faut pas y croire, il faut l’expérimenter.
Désolé si j’ai été long, et encore je suis loin d’avoir tout dit 😀

Froid, moi ? Jamais !

vendredi, février 3rd, 2012

J’ai une VMC double flux dans une maison passive. ça vaut le thermolactil de mon enfance.
Considérations – non scientifique par manque de mesures exactes – sur l‘efficacité de la ventilation double flux associée au puits canadien.
Mercredi matin, je ferme ma porte sur ma maison qui après le week-end est bien chaude – 20 ° dans le séjour – et je laisse la VMC en position « abwesend » puisque je ne reviendrai que vendredi soir. – Ha, oui, ma VMC Paul parle allemand, naturlich. – C’est un régime qui réduit la vitesse du renouvèlement de l’air en fonction du fait que les sources de pollution intérieure sont absentes – je veux parler de moi en tant qu’habitant, ainsi que de ma respiration et de mon usage inconsidéré de l’eau chaude provoquant des émissions de vapeur d’eau, etc…
L’air frais vient du puits canadien – 45 m le long à 2 m de profondeur en diamètre 200 mm – et entre donc dans l’échangeur à une température constante de 10 à 12 °. Là, il entre en contact avec l’air vicié qui va être expulsé et récupère 92 % de la chaleur ambiante. Si je calcule bien, ça me fait (20 ° – 10 °) * 92 %, une température d’admission de l’air frais de +/* 19 °. La différence de température entre l’air frais entrant dans l’échangeur et l’air neuf partant dans le réseau de distribution est sensible quand je pose la mais sur les deux tubes. Evaluation imprécise, mais pourtant exacte.

Donc un degré de perdu à chaque renouvèlement du volume total de la maison soit environ 350 m³, et je ne suis pas dans la maison pour compenser cette perte. Il ne faut pas oublier qu’un habitant est évalué à une puissance de chauffe de 2 kw par jour, sans compter la déperdition des appareils électriques utilisés, même si les miens sont ultra économes, de classe A à AAA.
Nous vivons, comme toute l’Europe, une période froid inhabituel. À Bruxelles, j’ai mesuré des minima de 12 ° sous zéro ces deux dernières nuits. Je n’ai pas enregistré les températures à Cerfontaine, mais ça ne peut pas être beaucoup mieux au fond des bois.
En arrivant vendredi soir, mon optimisme au sujet de ma maison passive était tempéré de prudence : ça doit marcher, mais quand il fait froid comme ça, la température a quand même du en prendre un sacré coup. Je m’apprête à allumer le poele avant de retirer mon pull.
He bien pas du tout ! le thermomètre du salon indique 18°5. Je vais quand même devoir allumer le poêle, parce que l’eau du ballon sanitaire n’est qu’a 36 °.
Je suppose que le soleil qui a brillé pendant ces deux jours, récupéré par les fenêtres à triple vitrage exposées au sud a pu contribuer à la faible perte de température.
Mais l’essentiel, c’est quand même l’isolation, qui diminue considérablement les pertes de chaleur.
La maison passive remplit donc pour moi l’objectif : arriver après quelques jours d’absence dans une atmosphère ni trop froide ni trop humide. C’est fait !