Archive for the ‘apprentissage’ Category

test d’infiltrométrie

mardi, octobre 18th, 2011

S’il y a une chose qui peut etre stressante lors de la construction d’une maison passive (ou meme avec un BBC, l’étanchéité est aussi exigeante) c’est la validation de l’étanchéité à l’air.
Quand on a compris le pourquoi et le niveau d’exigence que représente ce test, on stresse quand même un peu.
J’ai passé la nuit à me dire que tant pis si c’est raté, j’espère seulement que je pourrai corriger er rattraper la sauce.
Verts 9h00, mon architecte arrive, suivi de près du testeur.

Bonjour, premier tour de piste : a quoi ressemble le batiment, est-ce que les données des plans sont toujours valables ? un recalcul rapide permet de se rendre compte que le volume théorique de 340 m³ est dépassé. Les mesures prises par Quentin permettent de relever le chiffre à 373,42 m². C’est important parce que les calculs se font sur base de ce volume.
Pendant ce temps Jean Delire monte la porte soufflante dans la porte d’entrée, installe son matériel, table, ordinateur, et le test peut commencer.

Première mise en pression. Alors le niveau 0,6 nous donne droit à 224 m³ l’écran de contrôle du testeur nous donne une valeur de 244.

Aïe ! il y a un trou d’environ 6 cm² a découvrir et a refermer.
Notre testeur s’avance dans la pièce et se dirige tout droit vers le poêle : ça vient de la en bas. Le tiroir du cendrier n’est pas bien fermé. Je viens de vider les cendres (pour éviter que la dépression ne les fasse voler, le cas échéant) et je n’ai pas repoussé à fond.

Immédiatement le chiffre change au cadrant : 190 m³ ce qui signifie 0,52.
On peut immédiatement crier victoire, le reste du test n’est plus qu’une formalité.

Les mesures en continu vérifient les valeurs de départ :

En dépression, le niveau d’étanchéité est de 0,52 volume/heure sous 50 Pa, en surpression, il est de 0,53.
La certification passive n’est plus qu’une question de patience.

passive positif-négatif

mercredi, février 23rd, 2011

J’ai déjà dit ici que Ronny et Annemie Reygel sont venu à Cerfontaine pour nous expliquer comment monter le réseau de la VMC.

Ça a été l’occasion d’un petit bout d’explication et de discussion sur le principe et les effets de la maison passive.

Ronny est « tombé dans la marmite » très jeune, puisque cela fait maintenant 15 ans qu’il s’intéresse aux énergies alternative et qu’il en a fait son métier.

Sa maison est très basse consommation sans avoir satisfait aux caractéristiques de la maison passive. Il est très engagé dans le domaine, mais pas ‘intégriste’ pour un sou. Dans tous les cas selon lui,  il faut tenir compte des couts et trouver l’équilibre raisonnable entre performance énergétique et possibilité de mise en œuvre.

Il a pu nous donner aussi son appréciation de l’influence de la VMC dans une maison. Le point le plus remarquable étant le faible taux d’humidité, que les distributeurs proposent de compenser avec des équipements aussi simples ou sophistiqués que peut le souhaiter le client.

Mais pour nous le problème se pose différemment, puisque c’est justement cette caractéristique qui nous a fait opter pour d’abord pour la maison passive, et en conséquence pour la VMC2f. Dans une forêt, l’air est toujours humide et même le puits canadien ne va pas l’assécher. En effet dans les 50 m de parcours de l’air en sous sol jusqu’au moment d’être introduit dans la maison, l’air se réchauffe en hivers et si le taux d’humidité diminue, la quantité d’eau en suspension ne diminue pas. L’air qui entre dans l’espace protégé n’est donc pas dépourvu d’humidité. Et en été quand le puits canadien est « bypassé » pour que la VMC puise l’air directement dans la forêt, cet air n’est toujours pas sec, la forêt est un milieu habituellement plus humide que le reste des territoires environnants.

Un autre aspect de la VMC est l’importance de la propreté du système pour éviter les problèmes connus par les climatisations mal saines.

Ce sujet est souvent source de peurs d’autant moins rationnelles qu’elles affectent un domaine dans lequel nous sommes, pour la plupart d’entre nous, très sensibles : la santé.

Pourtant, quoi de plus simple que de nettoyer une ou deux fois par an, et plus souvent si on le souhaite ou si on en sent le besoin, un réseau de canalisation qui a été conçu pour cela. Encore faut-il le concevoir dans cette optique. Et c’est la qu’intervient un « truc » simplissime= entre chaque accès aux canalisations, d’une bouche de ventilation à l’autre, un fil (une cordelette) est positionnée en attente lors du montage. Au moment du nettoyage on y attache une « brosse » , un écouvillon de dimensions appropriées, et une nouvelle cordelette, puis on tire. On récupère la brosse et on laisse la nouvelle cordelette en place jusqu’à la prochaine intervention. Pas besoin d’appareillage sophistiqué ou surpuissant, pas besoin de main d’œuvre spécialisée, on fait ça avec le nettoyage de printemps, et le reste du temps on profite des bienfaits de la ventilation.

J’aurai encore d’autres réflexions à ajouter, mais je ne voudrais pas lasser…

l’escalier

dimanche, novembre 21st, 2010

La mise en forme du projet d’escalier en béton (du moins la volée qui surplombe l’espace technique) est en train de prendre forme.

Trois interventions vendredi pour me dire que c’est possible, faisable et raisonnable : mon architecte, Jean Maire constructeur-visiteur, Odile amie et architecte d’intérieur.

On a parfois des visites impromptues qui font très plaisir

Des conseils de Jacques et de Rémi pour attirer mon attention sur les choses à faire ou ne pas faire.

Je prends donc mon courage a deux mains et nous commençons à tracer au mur la forme de cet escalier. Il prendra appui en bas sur le muret qui délimite le palier abritant le compresseur, en haut sur le chevêtre, au nord sur le mur enterré, et au sud sur rien.

Au contraire, il servira de limite pour partager l’espace entre le local technique et la salle d’eau.

Je commence par prendre le niveau supérieur, le niveau inférieur et après avoir sommairement tracé la ligne qui délimitera la position de la paillasse, je me lance à dessiner en mesurant d’une marche à l’autre.

Malgré le coup d’oeil de Christine, le résultat est catastrophique. Les marches ne se ressemblent pas… donc je recommence avec une autre couleur.

Pas vraiment mieux. Finalement je trouve un truc sur un blog : quadriller tout le mur, des verticales à l’intervalle de la grandeur de la marche, des horizontales à la hauteur de la contremarche, puis je retrace dessus au crayon rouge et je fignole en indiquant le niveau du béton au fluo jaune, avec la position du coffrage de la contremarche.

Ca devrait ressembler à ça :

voilà j’ai le modèle: dimensions: hauteur  17,3 / giron 25,2, 10 marches pour remonter de 173 cm en 2.52 m, ce qui donne un pas de 59,8 cm.

je prévois de faire une contremarche inclinée pour élargir le giron et faciliter la foulée (le giron passe à 27,5 et le pas à 62, et  je compte le revetement en bois qui va couronner un recouvrement mortier fin au dessus du béton armé.

Je mesure encore une fois pour calculer les dimension du coffrage, je vais devoir commander des plaques de bétonplex. Pour le reste, j’ai assez de lattes de bois pour monter les contre marches, et j’ai même des bastaings pour l’étançonnage.

Yapluka

alerte au feu (re-)

samedi, octobre 23rd, 2010

Voici revenue la grande peur de l’an deux mille

Les maisons passives sont un piège mortel pour nos braves soldats du feu.

On  aurait pu espérer d’un représentant du peuple, qui serait selon mes idéaux une personne sensée, capable de réflexion et d’un niveau intellectuel supérieur à la moyenne, qu’il ne donne pas dans le panneau émotionnel de la peur du feu… et qu’il ne détourne pas des photos à des fins de propagande ;-).

voyez mon lien sur fb Michel Choppin encore un qui parle avant de reflechir?!?
sans doute ne sait-il pas que la problématique a déja été soulevée, et que l’enquête en cours implique, a juste titre, les corps de pompiers.

On pourrait croire, a la lecture du billet de Vincent de Wolf, que l’incendie dont l’image est reproduite en médaillon de son article, concernerait une maison passive ? je demande à voir.

Il n’y a pas  – encore – de statistique sur les incendies de maisons passives. A croire soit qu’elles ne brulent jamais – hasard ou efficacité ?- soit plutôt qu’en cas d’incendie, les pompiers n’y ont vu que du feu (ho pardon) n’ont pas fait la différence…

En attendant, ma maison passive progresse

Je continue à placer les blochets de mon réseau électrique pendant que Christine badigeonne les murs d’une lavasse jaune – knauf – servant d’imprégnation des blocs de béton cellulaire pour les rendre moins avides d’eau, donc plus faciles à plâtrer / plafonner (‘selon votre langue régionale)

Entre temps il m’est venu une angoisse – une peur irraisonnée dont la croissance ne dépend pas de facteurs rationnels- à propos de la longueur des fils que je laisse dans les blochets fixés au plâtre ? et si je me trompais, si j’avais réservé des fils trop courts ?  Rationnellement je sais qu’il n’en est rien et que même si c’était le cas, les wagos me permettraient de corriger les problèmes éventuels. Mais voilà, c’est le sort du constructeur autonome de se poser des questions insolubles, que les professionnels résolvent par l’expérience. ? L’expérience, je ne l’ai pas, je l’acquiers pas à pas. La prochaine maison que je construirai sera parfaite  !

Nous en sommes donc arrivés à avoir un étage prêt à plafonner. Le rez de jardin va suivre, pour la fin du weekend je l’espère. Le platre nous attend,  et j’ai aussi préparé un espace libre pour réceptionner le bardage de mélèze qui vient de terminer son grand voyage depuis les forêts alpines. Il doit être livré mardi.

D’ici là j’aurai mis en place les robinets des différents points d’eau dans la maison, et pu tester l’étanchéité des raccords PER que j’ai placé la semaine dernière.

et entre temps j’ai encore reçu quelques camions de remblai destiné à couvrir à l’est les tuyaux et les cuves encore au dessus du sol.

Et pendant que j’avance dans la réalisations, d’autres en sont aux préliminaires

Vinciane et Douglas ont choisi leur constructeur

Stéphane et Céline se posent la question : maison passive ou pas ?

à suivre donc…/…

plafond fini

dimanche, septembre 26th, 2010

Plafond fini… enfin presque

J’ai posé aujourd’hui le dernier morceau de gyplat au plafond du rez de chaussée.

Dernière vis

Encore une étape franchie dans la poursuite de l’étanchéité à l’air.

Pourquoi du gyplat ? parce que ça se plafonne, que le rendu final sera bien meilleur et que finalement, manipuler des plaques de 2,00 m sur 0,40 m, c’est BEAUCOUP plus facile que des morceaux de gyproc de 2,50 m sur 0.60 ou 1,20 m

Puis il me restera à procéder au plafonnage complet de toutes les parois qui doivent être étanches :  +/- 300 m² de murs

Mais avant ça, il me reste encore pas mal de choses à faire passer dans ces murs : les tuyaux d’alpex pour la distribution d’eau de pluie et d’eau froide et chaude, du moins dans le parcours à l’intérieur de la salle de bain et de la cuisine,  et bien sur toujours et encore l’électricité, qui est loin d’être terminée.

Quand j’aurai tout cablé, il faudra sceller les boites au plâtre avec le passage des fils sans entrée d’air. Pour les connexions, on attendra que les chapes soient coulées.

…/…

Un peu de fumée sans feu

mercredi, août 11th, 2010

C’est comme le monstre du Loch Ness, si ce n’est qu’on verra un jour sa queue.

Lu dans le bulletin de Livios :  Un peu de fumée sans feu

Le sujet des risques accrus d’un éventuel incendie dans une maison passive refait surface en cette période de vaches maigres pour l’info. Toujours cette fameuse étude en cours dont on commence à distiller des parties peut-être pas tout à fait significatives.

La question de l’influence de l’isolation sur le comportement d’un feu domestique est controversée : l’influence de la ventilation controlée est vue soit comme un frein à la combustion, soit comme un facteur d’accroissement de risque de retour de flamme, le fameux ‘back draft’ — littéralement : tirage en retour — qui correspond à une explosion de fumées.

C’est le but de cette étude sur les conséquences de l’isolation accrue des maisons passives : déterminer en quoi l’importance de l’isolation d’une maison passive pourrait constituer un accroissement de risque. Mais bien souvent, les détracteurs parlent d’ossature bois, ou de matériaux dits naturels » en disant maison passive, ce qui fausse le débat.

Si je crois dans le système, je vais répandre la bonne parole disant que la maison passive ne provoque aucun accroissement de danger, au contraire.

Si au contraire j’ai peur de l’influence que ce système constructif pourrait avoir sur mon mode de vie ou ma manière d’habiter, je vais en dire tout le mal possible et tenter d’en démontrer  (sur base de mes émotions) tous les « dangers », particulièrement pour les soldats du feu dont le dévouement –réel- servira de –mauvaise- raison à dénoncer ce que je hais.

Passons.

J’ai donc avec l’insufflation de l’isolant dans la structure bois, terminé le gros œuvre.

Du moins si j’excepte les gouttières qui seront posées fin de cette semaine, et le bardage – pour lequel j’hésite encore- mais est-ce que cela fait parti du gros ou du second œuvre ?

Je commence à penser concrètement à l’étanchéité à l’air. Pour cela, je dois plafonner (i.e. enduire d’une couche de platre de +/- 15 mm toutes les parois en contact avec l’espace extérieur.

Ce qui suppose que toutes les conduites qui doivent passer dans les murs soient en place. A commencer par l’électricité, qui devient l’objectif des semaines qui viennent. A l’aide des plans de selfmatic qui m’a procuré le matériel prêt à poser, et qui retiennent toute mon attention,  j’étudie les schémas,  pas a pas.

J’ai donc commencé ce matin à placer les boites dans les murs partout où doit venir une prise, un interrupteur ou une dérivation. Ici viendra la cuisine :

En quelques heures, j’ai préparé les encastrements de tout le niveau rez de chaussée. J’ai alors commencé à tirer les cables depuis le tableau jusqu’aux boites.

C’est là que ça se complique. Pour assurer l’étanchéité à l’air au niveau des entrées de boites, j’ai commandé des cables VOB au lieu des traditionnels tubes annelés préfilés. Mais tous les cables qui vont passer dans le sol (noyés dans la chape) doivent etre protégés par tubes annelés. Donc – un surcout de la maison passive- je dois enfiler toutes ces portions de cables, et cela m’a demandé de me procurer environ 300 m de tube annelé (en provenance de brico dépôt à Maubeuge). La dépense n’est pas conséquente, mais le travail d’enfilage sera quand meme non négligeable.

Je m’y suis mis cet après midi. Je ferai le point au prochain post sur mon rendement dans cette nouvelle fonction.

les caissons (fin)

mardi, juillet 27th, 2010

J’ai mis hier le dernier clou et la dernière vis à l’habillage en bois de ma maison en béton cellulaire.

Lundi prochain, l’équipe qui va insuffler la ouate dans cet espace vient commencer le travail.

En attendant c’est un peu relâche. Et ça fait du bien. Je me rends compte que je dois apprendre à me  ménager des créneaux d’inactivité si je veux gérer un calendrier qui, pour être souple (pas de dead line), n’en comporte pas moins des nœuds incontournables.

Au mois d’avril je disais innocemment (les caissons)
En dehors du temps nécessaire à la préparation du chantier,  il me suffit de 15 minutes pour poser une poutre. Soit théoriquement deux jours de travail.

J’insistai sur le « théoriquement ! », je constate aujourd’hui avec quelle raison.

Parce que dans la réalité, les 15 minutes de mouvements élémentaires nécessaires à la fixation d’une poutre de 2,50 m à hauteur du sol, ne représentent pas, loin de là, le temps investi pour la fixation d’une poutre de 4m située à 2 m du sol.

Même si je constate que la mise en place de l’échafaudage, une fois intégrées les opérations successives, ne me prend finalement qu’une grosse demie heure, on sait que les mouvements à 6,50 m de hauteurs sont moins libres qu’au sol, percer, visser, clouer, porter exige beaucoup plus de temps et d’effort mesuré.

Donc parvenir à couvrir de TJI 1,50 m du mur est en une demi-journée, et compter encore une demi-journée pour latter avant la mise en place des plaques de Celit comme pare pluie, ou encore dans une demi-jouirnée, arriver à poser deux planches de rive et les deux panneaux de celit au dessus d’une fenetre au sud, c’est un bon rendement.

En conclusion, la mise en place de l’ossature bois le long des murs de béton cellulaire représente une deuxième construction, comme une seconde maison à construire autour de la première. Le gros oeuvre d’une maison isolée par l’extérieur, c’est quasi un double travail. Bon a savoir. tout en tenant compte du fait qu’ne construction traditionnelle aurait aussi exigé une double construction, le mur de parement en briques de façade, ça demande aussi du travail.

Dans la suite des couleurs, après le blanc éclatant, la maison a pris une teinte brune qu’elle va conserver jusqu’à ce que j’ai fini de poser le bardage… Ce qui n’est pas pour demain.

Demain, c’est : insuffler la ouate de laine de verre, puis poser la gouttière en haut du mur nord, et à partir de là, commencer les installations électrique et sanitaire, (les tubes encastrés dans les murs et le sol) avant de plafonner toutes les surfaces pour les rendre étanches à l’air.

Ça va nous faire une longue journée, surement jusqu’à l’hiver, avant de pouvoir envisager le premier test d’étanchéité (le fameux blower door test).

Surchauffe

jeudi, juillet 15th, 2010

Je disais en janvier dernier dans mon post attente (encore)

« Et la surchauffe, me direz-vous ? Eh bien là, on verra. La canicule à Revleumont, dans les bois, j’attends encore de voir ! »

He bien si, malgré l’épaisseur de la forêt, la canicule, on en  a eu un avant gout cette année. Dans le haut du terrain, autour de la maison, la température est montée à 30 ° au moins là où se trouvera la terrasse devant les chambres.

Les lauriers roses en ont profité, nous avons eu une magnifique floraison.

La maison n’est pas encore isolée, juste fermée. Bien sur, 20 cm de Béton cellulaire (λ = 0,09)  et des triple vitrages (Uw = 0.6), ça apporte déjà un certain degré d’isolation.
Et je peux dire qu’elle a déjà une certaine capacité à amortir les écarts thermiques. Chaude le matin par comparaison avec la fraicheur de la nuit, encore fraîche en fin de journée si on garde les fenetres fermées, et cela sans l’aide des arbres environnants qui agiront surtout en demi-saison : il ne faut pas oublier que l’ombre portée diminue avec la hauteur du soleil, elle est donc au minimum au solstice d’été.

J’ai bon espoir qu’après l’insufflation de la ouate de laine de verre sous le toit et dans les murs extérieurs, prévue pour le première semaine d’aout, je pourrai constater la capacité d’isolation du bâtiment comme elle est prévue

Paroi Epaisseur Valeur U
m W/(m2K)
Murs extérieurs 0,634 0,080
Toiture 0,496 0,081
Dalle sur sol 0,500 0,089
Mur vers sol 0,520 0,088

Restera alors a atteindre le niveau d’étanchéité de 0,6 volume/heure sous une depression de 50 Pa, ce qui représenter pas mal de travail et de soin.

Je suis encouragé dans ce sens par les expériences de mes prédécesseurs.

une maison passive à Louvaiun-La-Neuve

11.11.2009  BLOWER DOOR FINAL !!!

C’est fait !

C’est réussi !

Les chiffres définitifs sont connus :

0.20 en dépression

0.24 en surpression

soit une moyenne de 0.22 !

11.05.2010  CERTIFICAT PASSIF !

Bon, je n’exige pas autant, 0,6 ou meme 0,5 me verra complètement satisfait. C’est surtout pour dire que c’est possible.

un weekend varié

mercredi, juin 30th, 2010

Oui, les coffres de celit avancent. Morceau après morceau, dans les petits coins autour des fenêtres

Comme les grandes longueurs

Travail parfois fastidieux, et qui semble ne pas avancer. Les plaques de celit doivent être posées de façon à être jointives, et soutenues à un espacement régulier du mur de béton cellulaire. Il faut donc monter d’abord les poutres de TJI contre le mur, les soutenir par un lattage vertical et horizontal qui sépare toutes les colonnes, puis enfin seulement poser les plaques

Et dans les coins, autour des fenêtres, il faut encore ruser avec les espaces, et établir en même temps la structure qui maintiendra la bardage en son temps.

Le but est d’avoir terminé cet habillage avant le mois d’aout, date à laquelle  nous allons commencer le soufflage de la ouate de laine de verre.

Et pendant ce temps là, un nouveau venu s’est invité :

Le téléphone.

Il faudra encore enterrer le cable entre la rue et la maison, mais il passe déjà dans la gaine et j’ai la tonalité.

Et même l’adsl !

Tous ces travaux ne nous empêchent pas de profiter du paysage,  de la végétation et des habitants

C’est beau l’été.

Le PUR c’est quoi ?

vendredi, juin 25th, 2010

L’isolation de la paroi horizontale  en contact avec le sol a été décidée en PolyURéthane.

Pour le placer, j’ai fait appel à la société

Ce produit est à mon sens irremplaçable, et le pétrole qui a été utilisé pour le produire est certainement bien mieux employé là qu’à être brulé pour alimenter un moteur à combustion interne (une bagnole, quoi !), ou pire encore à mon sens, dans un générateur d’énergie, thermique ou électrique (comprenez: soit dans un poële ou une chaudière à mazout, soit dans une centrale électrique dite thermique; et tout ça pour quoi? pour chauffer les petits oiseaux?)

Mon seul souhait est que dans quelques dizaines d’années, ce produit soit enfin recyclable. -Je suis intimement persuadé qu’après le pic du pétrole, dans le bas de la courbe descendante, on regardera ces produits comme des trésors, des « minerais » d’origine organique-.

Résistant à la pression (pour le sol, c’est important), il ne peut être attaqué que par la lumière mais là où je l’ai mis –entre la dalle et la chape armée-  il en sera bien protégé.

Il est insensible à l’eau et son pouvoir isolant est le plus élevé de tous les matériaux isolants. Presque étanche à l’air (90 %), mais pas assez hélas, il doit être doublé d’une couche plastique entre le béton de la dalle et le plafonnage des murs..

La mousse de Polyuréthane est un isolant alvéolaire, composé de fines cellules emmagasinant un gaz à faible conductivité thermique. Elle est très utilisée dans le bâtiment et l’industrie. Elle est obtenue à partir d’une réaction chimique, Après mélange, MDI + Polyols + Agent gonflant + Additifs donne de la Mousse de Polyuréthane

Les propriétés de la mousse de Polyuréthane dépendent :
– des composants chimiques
– de l’agent gonflant
– de la nature des parements

D’après la fiche technique, j’aurais un lambda de 0,021.

Pour les calculs PHPP, on prendra seulement 0.023 en fonction des conditions d’application, ce qui me donne pour le sol une valeur U de 0,086 w/m²K (je traduis R = 11,6). Cette valeur étant obtenue avec 25 cm d’épaisseur, ne figure pas sur la fiche technique: le PUR n’est pas réservé à l’isolation des maisons passives, beaucoup de constructions se contentent de moins que ca.

On peut discuter sur l’impact de ce produit, sur son empreinte écologique. J’ai cherché l’énergie grise de ce matériau, j’ai trouvé entre 1000 et 1200 kwh/m³, à égalité avec les panneaux fibre de bois (tendre)  et le verre cellulaire : (source ici).  Bon, vous me direz les panneaux de fibre de bois sont rarement utilisés pour leur capacité d’isolation.

Quant au cout, il est concurrentiel. J’ai trouvé ceci où j’ai rajouté le pouvoir isolant pour permettre une comparaison en fonction du pouvoir isolant :

Planchers, Isolation thermique de 4 cm Lambda EUR Pour R=1
Argile expansée, 10 cm 11,80
Verre cellulaire 0,040 – 0,055 23,40 27,8
Polystyrène, expansé 0,035 – 0,045 5,90 5,9
Panneau de laine de verre 0,035 – 0,045 5,80 5,8
Panneau de laine de roche 0,035 – 0,045 7,70 7,7
Panneau de polyuréthane 0,025 – 0,035 14,80 11,1

On pourrait dire encore bien des choses sur le PUR, ses dangers et ses nuisances mais il reste -à mon sens- irremplaçable dans beaucoup de situations.