Archive for the ‘explications’ Category

Cine-tele-revue

jeudi, août 2nd, 2012

me fait de la pub!

 

dans le numéro 31 du 02/08/2012 de Cine-tele-revue, la page 101 parle de ma maison passive.

merci à Antonella Soro pour sa redaction concise et documentée qui vous donnera un bon aperçu de notre travail.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (4)

jeudi, juillet 26th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à expliquer une partie des quoi ?

Reste le plus fondamental : une maison passive.

Première question à l’architecte qui nous en parle : « c’est quoi ça pour un truc ? »

Et nous commençons par les premières définitions : une maison passive est une maison qui consomme très peu, une maison « qu’on en chauffe pas », oui du moins tellement peu que pendant nos trois jours d’absence, elle reste à température égale, et surtout sèche. Pour qui construit une maison dans un bois, l’atmosphère humide est le problème principal. Si construire une maison passiver me promet une atmosphère saine, sèche et tempérée, je signe des deux mains.

Nous voilà donc partis pour étudier un programme complet qui nous permettra de construire cette fameuse maison qu’on chauffe avec l’équivalent d’un fer à repasser.

Aspect n° un : l’isolation. Une isolation poussée à peu près au niveau d’un « K12 » (oui, je sais que cette définition ne signifie plus grand chose, mais il y a trois ans, c’était un point de repère) et cela s’accompagne d’un bilan énergétique dans lequel même la chaleur produite par les habitants doit être prise en compte parce qu’elle n’est pas négligeable. Mais la différence essentielle avec toute autre maison isolée, c’est l’absence totale de ponts thermiques. C’est d’ailleurs ce qui rends presque impossible la rénovation à la norme maison passive, hélas.

Aspect n° deux : l’étanchéité. Une maison étanche à l’air, ça se construit selon certaines normes, certaines méthodes en vue d’un résultat contrôlables. Il faut apprendre que le béton est étanche, mais pas la mousse de PU. Puis il y a l’étanchéité à l’air et étanchéité à l’eau : le plastique résiste à l’air et à l’eau, le plâtre résiste à l’air mais pas à l’eau, le ¨PU résiste à l’eau mais pas à l’air…

Aspect n° trois : la VMC avec échangeur de chaleur, pour moi la clé ou la solution de mes questionnements. C’est cette machine qui permet la conservation de la chaleur ET le maintient d’un air dépourvu d’humidité excédentaire, grâce au contrôle des flux d’air neuf et usé.

Arrivons à la conclusion : une maison passive est une maison

  • Qui se chauffe avec 15 kwh/m²/an. Soit pour ce que je projette, environ un gros stère de bois… pour une température constante de 21 °.
  • Et qui répond à la norme d’étanchéité de 0,6 volume à n50 -1.
  • De plus, ce qui me plait, c’est que la consommation totale d’énergie primaire ne doit pas dépasser les 120 kwh/m²/an, toutes utilisations confondues

Aucun impératif de matériau ni de forme (sauf peut être que les murs extérieurs exposés plombent le bilan thermique). La norme maison passive laisse au constructeur le champ libre quant aux moyens à utiliser pour atteindre le résultat. C’est ici qu’interviennent les choix qui mettront en avant l’impact de la construction sur l’environnement.

Mais on en reparlera !

…/…

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (3)

mercredi, juillet 25th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à parles des motivations.

J’ai commencé à expliquer une partie des pourquoi.

Reste les « quoi ».

J’ai commencé ma réflexion en pensant bâtir un pied à terre de vacances, puisque j’ai jeté mon dévolu sur un terrain situé dans une zone de loisirs.

L’exigence était : un espace valable aussi bien pour deux que pour 20 personnes. Dans mon idée, un pied à terre qui pourrait abriter des séjours en couple dans la forêt d’Ardenne, mais qui me permettrait aussi à l’occasion de recevoir tous mes enfants et petits enfants pour un jour un weekend ou une période de congé au soleil.

Sur cette définition de base, il se greffe quelques conditions : une maison qui n’est pas habitée en permanence doit rester sèche quand on ne l’habite pas. De plus il ne faut pas que je passe deux jours à la chauffer quand j’y viens, pour la laisser se refroidir quand je pars.

Donc une maison  intégrée à son environnement, de préférence bioclimatique, utilisant en priorité les moyens disponibles sur place et renouvelables. Dans une forêt, le bois est un plus. Mais le soleil, l’eau de pluie, etc concourent à en faire un lieu éconologique.

Pas de chance, le premier architecte chez qui je présente mon projet me laisse comprendre que je n’y connais rien : vous voulez orienter votre maison au sud pour y mettre des panneaux solaires ? mais vous n’allez quand même pas construire pour dix ans, et lier votre maison à une technique qui aura son temps. Ce n’est qu’une mode, ça va passer.

Le second chez qui je parle d’autoconstruction me demande : vous voulez vous réserver une partie du travail ? vous comptez faire les peintures ?

Autant dire que défendre un projet qui soit en même temps exigeant au niveau de l’habitabilité et peu agressif à celui de l’empreinte écologique, n’est pas une mince affaire. Je me suis souvent senti dans la peau d’une bête curieuse, une espèce à part, qui ne veut pas donner son argent pour de bonnes paroles.

J’ai aussi fréquenté les constructeur hyper écolo : « on va construire en paille, c’est un matériau naturel », mais la paille est d’origine ordinaire, pleine d’engrais et de pesticides, et elle est enfermée dans des caissons de bois standard dont l’origine n’est pas certifiée. J’ai comme un doute.

L’ossature bois me tentait, mais il fallait prévoir un chantier d’une dizaine de jours à huit personnes. L’autoconstruction est loin.

Finalement j’ai opté pour le béton cellulaire. Une certaine énergie grise, mais quand même beaucoup moins que la brique ou le béton de ciment, et l’avantage d’un produit qui peut être manipulé seul, meme pour les blocs les plus denses.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (2)

mercredi, juillet 25th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

Après l’histoire, les dessous de l’histoire

Il y a en premier lieu les motivations.

Et dans ce chapitre, deux question simples : pourquoi et quoi.

Le pourquoi s’explique assez bien au premier abord : pour celui qui a peu d’argent et beaucoup de temps, mettre la main à la pâte semble au premier abord un réflexe naturel. Dans une construction ordinaire – et peut être même dans toute construction – les matériaux comptent pour 40%, la mise en oeuvre (la main d’œuvre) encore 40 % et les 20 % restant constituent ce que j’appellerais « l’ingénierie ».

Fournir la main d’œuvre n’est pourtant pas aussi simple que ça pourrait le paraitre. Il ne suffit pas d’avoir du temps et de la bonne volonté, il y a des travaux spécialisés, qu’on n’apprend pas sur le tas, il y a des travaux dont l’ampleur dépasse les capacités d’une équipe d’une ou deux personne.

C’est une des clés de la réussite d’une construction autonome : déterminer quelles tâches je vais me réserver, et comment les accomplir, en acceptant que ce qui me dépasse, soit par la technicité, soit par les moyens à mettre en œuvre, doit être réalisé en faisant appel à l’extérieur. Si je me lance dans un travail qui va durer des années et dans lequel je vais laisser ma santé, je cours à l’échec. J’ai donc du apprendre au pied du mur, là où l’on voit le maçon, comment on fabrique une maison. Ou plutôt comment j’allais fabriquer ma maison.

Parce qu’ne construction n’est pas l’autre, et même si certaines règles de base, certains tours de main ne peuvent pas être remis en question, il y a de la marge pour l’ingéniosité, pour l’expérimentation, pour la réflexion au pourquoi et au comment des choses. C’est d’ailleurs une déduction que j’ai tiré de mon expérience. Si la construction passive a du mal a démarrer, et reste en général impayable, c’est avant tout parce qu’il s’agit de nouvelles méthodes, d’un enchainement de travaux et de phases qui rompt avec les habitudes, presque un nouveau métier.

Sans parler réellement chiffres, je ne vais pas étaler mes comptes ici en détail, je veux donner une appréciation : je n’ai pas économisé 60% sur le prix de ma maison. Mais quand je vois le résultat, par rapport au prix du marché d’une maison équivalente – et je ne dis pas une maison passive, juste une maison moderne – j’arrive à un profit de près d’un tiers, qui représente et ma peine et mon savoir. C’est-à-dire tout ce que j’ai appris, et dont je me suis servi pour arriver à mes fins.

Au pourquoi, j’ajouterai encore la dimension humaine : construire seul sa maison est un défi, une épreuve initiatique, un chemin d’évolution personnelle, de transformation intérieure. Même si ce n’est pas une motivation au départ, c’est un effet à la fin du chantier. Je suis d’ailleurs persuadé que les échecs en autoconstruction sont souvent plus celui de l’homme que celui de la maison.

A suivre …/…

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 »

mardi, juillet 24th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, que je n’ai pas organisé de chantier paille ou enduisage argile, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours. Je suis fan de http://econology.fr , même si je ne suis pas toutes les directions que j’y trouve.

Je commencerai par résumer  l’historique : les étapes des travaux aujourd »hui terminés.

Les premières approches : achat du terrain, choix de l’architecte, décision de construire passif et obtention du permis d’urbanisme ont duré une bonne année.

Puis j’ai commencé par abattre et dessoucher moi même 15 ares de taillis bouleau charme sapin, en achetant une tronçonneuse et en louant une mini pelle. Par contre pour le terrassement dans un terrain schisteux en pente de 15 %, j’ai fait appel à un terrassier du coin, qui a fait ça à merveille et ultra rapidement. Premier coup de pelle à la pentecôte 2009.
Comme je devais sur ce sol faire un radier, j’ai fait livrer les 15 m³ de béton, puis j’ai réceptionnée un camion de bloc de béton cellulaire et une palette de verre cellulaire, et j’ai commencé à monter les murs.
J’ai reçu un peu d’aide pour la pose des linteaux (mes fils pendant une journée) et j’ai fait livrer les hourdis béton et la chape de compression, puis un second camion de béton cellulaire que j’ai recommencé à empiler moi-même.

Encore une livraison de TJI pour la charpente, avec deux palettes de cellit. Je suis allé chercher une camionnette de toles et j’ai placé la toiture juste avant la première neige, début décembre.

A la saison suivante, j’ai commencé la préparation de l’isolation extérieure des murs en posant des poutres couvertes d’une couche de cellit (comme pour le toit, mais sans toles) pendant que je laissais le menuisier placer les fenêtres en tunnel, triple vitrage, chassis bois à double coupure thermique et trois joints, deux grandes fenêtres à frappe et le reste en oscillo-battant. Au mois d’aout, les coffrage pour l’insufflation de l’isolant étant terminés, j’ai fait  placer la ouate de verre dans les murs et le toit, pendant que je me hâtais de poser les réseaux d’eau et d’électricité pour pouvoir attaquer les plafonnages avant l’hiver.

Chose faite, les mois froids ont été consacrés au séchage des parois. Placement du système solaire thermique pour l’ecs, et du compresseur pour l’utilisation de l’eau de pluie par mon plombier, tout en continuant moi-même les branchements électriques : montage du tableau, placement des prises, interrupteur et luminaires. Dernière intervention extérieures : les chapes et le carrelage que j’ai fait faire, pour une question de timing, pendant que je m’occupais de la pose du bardage à l’extérieur : des lames de mélèze alpin huilé.

Deux ans après les premiers coups de pelle, je pouvais rentrer dans une maison encore en chantier, mais déjà habitable et quasi passive, puisque la VMC a été installée avant l’été, en même temps que le poêle bouilleur qui vient en soutien du chauffage de l’eau sanitaire pendant les périodes sans soleil de novembre, décembre et janvier.

Test d’infiltrométrie à la fin de l’été, je me suis payé une absence que quelques semaines pour rentrer en catastrophe le dossier de certification passive le 29 décembre 2011.

Depuis j’ai installé mon domicile dans ma maison passive de vacances en Ardennes.

http://maisonpassive.choppin.be/

A suivre …/..

maison passive et écologie

vendredi, juillet 6th, 2012

Je vibre d’émotion à l’idée que le projet « construction autonome d’une maison passive » tente tant de personnes de par le monde. J http://maisonpassive.choppin.be/?p=1536

A croire que finalement, le concept prend son envol, de plus en plus de constructeurs se rendent compte de l’impact des économies à faire dans le domaine de l’ECS et de la température ambiante à intérieur des habitations.

A preuve le prochain billet dont je vous régalerai après avoir reçu une journaliste qui veut me voir…

Mais je sais aussi que le principe « économies d’énergie » se confond parfois dans l’esprit de certains avec écolo-bio… ce qui n’est pas incompatible dans beaucoup de cas, mais pas nécessairement indispensable.

Une maison construite en matériaux traditionnels – pour autant qu’on calcule soigneusement l’énergie grise des matériaux utilisés – peut révéler un moindre impact environnemental, de par sa sobriété tout au long des années d’utilisation, qu’une maison construite en matériaux « écologiques », « naturels », mais donc l’empreinte est abominablement néfaste, soit par l’acheminement de diverses parties du monde, soit par l’épuisement des ressources naturelles non recyclables utilisées pour la construire, et par le fait que le chauffage individuel, même au bois, consomme pas mal d’énergie .

Je ne vais pas polémiquer pour l’une ou l’autre ressource, je voudrais seulement attirer l’attention sur certains composants :

La terre cuite (brique rouge) consomme plus d’énergie que le béton, en tenant compte du ciment qui le compose. Faut le savoir.

La demande croissante en liège, matériau noble pour l’isolation écologique, mais dont le pouvoir isolant n’est finalement pas si performant, a tellement augmenté la pression sur les ressources naturelles –les forets de chêne lige- que certains territoires vivent dès aujourd’hui une désertification irrémédiable.

Le bore est un élément très commun dans la nature, mais il ne se trouve sous forme de minerais que dans deux sites au monde, dons un seul est exploité (exploitable ?) et devient ainsi une ressource non renouvelable. De plus une concentration importante de bore provoque des intoxications redoutables…

Construire en bois retarde ou empêche la libération du CO2 constituant, mais se chauffer au bois par contre, libère le CO2 utilisé par les plantes pour leur croissance, et le processus n’est neutralisé après quelques années que si le combustible provient de ressources convenablement gérées : un arbre abattu, un arbre de remplacement prévu avant sa maturité,  un arbre planté dès l’abattage pour une future croissance du capital forestier.

Le système de VMC, s’il est appliqué dans une maison totalement fermée, où l’air n’entre jamais –sauf le sas d’entrée des habitants- que par l’échangeur de chaleur qui peut être équipé de filtres G7 ultra performants, ce système assure sans doute une qualité de « pureté » exceptionnelle. Il peut tenter des personnes qui ont des nécessités vitales sur ce plan, ou pour lesquelles la recherche de pureté de l’air confine au fantasme hypocondriaque. C’est comme l’alimentation bio : si elle n’est recherchée que pour l’absence de nuisance, elle ne contribue pas réellement à une prise de position écologique, juste à la satisfaction d’une recherche d’excellence.

Je connais encore beaucoup de contre exemples qui montrent que ‘l’excès en tout est un défaut », mais je livre déjà ces premisses à votre attention

 

ps:je ne résiste pas à l’envie de poster une nouvelle photo de mon « home ».

interet général

samedi, juin 30th, 2012

Assez curieusement, je me rends compte qu’il y a encore régulièrement des gens qui découvre l’histoire de ma construction, et qui passent du temps dessus.

La preuve:

en cette fin du mois de juin, le 24 (dimanche dernier), pour 36 visites, la durée moyenne d’une visite a été de 8:26 minutes(soit un total de 300 minutes de connexion pour l’ensemble) , alors qu’elle tourne habituellement entre 30 secondes et une minute. Si 35 personnes ont passé chacune 1 minute sur mon blog, l’une d’entre elles (a moins qu’il n’y en ait deux ensemble)  y a consacré 260 minutes. Il y a donc des gens qui ont pris du temps pour lire plusieurs pages, donc s’interesser probablement à l’ensemble de la construction.

Ca me fait tout drole de devenir ainsi célèbre, même si je dois faire mon deuil de savoir aux yeux de qui, étant donné que j’ai rarement des commentaires de ces visiteurs assidus. Je me console en  me disant que si j’attire l’attention et l’interet de certains lecteurs, c’est que le concept « maison passive » commence a faire son chemin.

J’en profite pour dire que je suis aussi « passeur d’énergie » et qu’a ce titre je me flatte de faire la pub des économies d’énergie et de la construction responsable.


et ceux que le sujet intéresse peuvent déja programmer dans leur agenda le salon passvi’house 2012

 

un amoureux du béton

vendredi, juin 29th, 2012

J’ai fait livrer 4 m³ de béton pour les deux dalles qui vont compléter les abords : l’une le long de la façade ouest, qui permettra de recueillir la base de l’escalier provenant de la coursive sur, 32 petits mètres carrés, et la seconde au nord, au fond du parking, pour supporter la base de la cabane de 15 m² qui servira de remise pour le matériel de jardin, pour nos vélos,  et sans doute pour un atelier pour moi. Avec, sur le coté un trottoir couvert pour accueillir les poubelles hors de la vue (avec le tri sélectif, il faut de la place), et peut –être aussi une petite réserve de bois de feu (pas trop, un stère et demi par an, ça ne prend pas trop de place).

Je reste toujours circonspect quant à l’utilisation du béton. Le ciment est un gouffre énergétique, et même si les très hautes températures nécessaires à sa fabrication permettent d’éliminer par incinération et décomposition quasi complète des composés hautement nocifs, j’estime qu’il ne faut pas en abuser.

D’un autre coté le béton, pierre artificielle, permet des réalisations inégalables et les techniques finalement assez simples de sa mise en œuvre, même si son utilisation ordonnée et rationnelle est tout un art. je comprends que ce produit puisse soulever l’enthousiasme

Et c’est ce que j’ai senti chez le technicien de Gédimat qui est venu nous livrer jeudi dernier. Tout à notre disposition pour nous faciliter le travail (quoique le volume ne soit pas tellement important-) JM  a le sens de produit. La journée chaude qui s’annonçait et la nécessité de nous permettre, à Christine et moi, d’avoir plus de facilité pour le répartir et le régler, l’ont d’abord amené à nous proposer un produit plus liquide, ce qui m’a permis de me rendre compte que la répartition est nettement plus aisée, et le lissage plus facile.

Puis au moment de terminer, le petit conseil à l’amateur que je suis : pour du béton non vibré, le tassement et l’égalisation sont plus facile en utilisant pour ce faire, un tuyau de plastique qu’on « vibre » à la surface de la dalle, les cailloux les plus gros s’enfoncent, le lait de ciment remonte et grace à la composition un peu liquide du produit, le lissage se fait tout seul/ Il n’y aura pas de piège à la surface de la dalle qui risquerait de retenir des flaques d’eau ou empêcheraient de lisser correctement.

En une heure de temps, tout est fini. Déversement, épandage au râteau, réglage à la latte, finition au tuyau. Il ne reste plus qu’a attendre la prise, et comme le soleil commence à se montrer, dès que la surface est consistante, une bâche permet de limiter l’évaporation. Dès le soir, la surface encore humide me permet de me rendre compte d’une bonne prise et d’une magnifique (à mon gout) surface lisse. Aujourd’hui, pas de bâche, le crachin qui suit l’orage d’hier soir permet un séchage à l’abri du dessèchement.

À raison d’un cm par jour, la dalle sera solide dans deux semaines.

poele bouilleur ?

jeudi, mars 22nd, 2012

Un commentaire reçu de Christian booste ma réflexion :
citation
Je serai heureux d’avoir un retour d’expérience quand à votre poêle avec bouilleur; marque, puissance etc..

J’avoue hésiter entre la fabrication d’un roket avec bouilleur et l’achat d’un poêle avec bouilleur (moins encombrant).

Je ne connais pas réellement le rocket stove, mais le transformer en poele bouilleur me semble en contradiction avec les mécanismes de fonctionnement :
Le rocket stove fonctionne durant un cours laps de temps pour accumuler la chaleur, à une température élevée, ce qui ne favorise pas l’échange de chaleur. Par contre si le circuit bouilleur continue à puiser sur la chaleur accumulée dans les parois, l’effet du poele sera diminué, il faudra le rallumer plus vite.
Dans un poele bouilleur, la production d’eau chaude peut etre un sous produit de la production de chaleur. Et dans ce cas, l’eau chaude dépend en fin de compte de la température de l’air plus que de l’usage qu’on en fait.
Dans une maison classique en hivers, quand on doit chauffer 24h/24, ça ne fait pas une grosse différence. Ça aura plus d’impact sur le fonctionnement du système quand en demi-saison, le rayonnement solaire permettra accumuler de la chaleur dans l’atmosphère intérieure de la maison par l’exposition favorable, sans mettre en route le système de capteurs solaire. Ce n’est pas encore mon expérience, mais celle de Geneviève, qui l’a utilisé pendant plus de 20 ans avec succès.
Dans une maison passive, le problème se posera de la même façon en demi-saison, c’est pour cela que j’ai choisi un système de capteurs à tubes, qui se met en route à température relativement basse. Ces derniers jours, avec des températures extérieurs de 12 à 15 °, les capteurs montent allègrement à 40°-45°. C’est pas énorme, mais ça suffit pour déclencher la circulation, et faire remonter la température de l’accumulateur suffisamment pour des besoins d’eau chaude sanitaire et l’appoint de chaleur de la salle de bain.
Ce qui fait que le poele n’a réellement servi que pendant les jours sans soleil de décembre et janvier, et au plus fort de la vague de froid de février. A raison d’une heure le matin, et de deux heures le soir.
Bien sur mon système est prévu pour fonctionner avec une VMC double flux : le poele chauffe l’eau à 90% (soit 7 kw pour l’eau) et 10 % par rayonnement (environ 1 kw). La réserve d’eau chaude est envoyée dans le radiateur seche-serviettes de la salle de bain, dont la température monte à 22-23°, et rentre immédiatement dans l’échangeur pour réchauffer encore plus l’air frais provenant du puits canadien.
Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé un poele dans lequel la proportion de la puissance consacrée au chauffage de l’eau serait variable, et pourrait être réglée entre 50 et 90%. Je sais maintenant que ça existe, mais pas dans la marque que j’ai choisie, et donc peut être un peu plus cher.
Il faut dire que le poele Marbella de 8 kw que j’ai trouvé chez Offenseite est particulièrement bon marché, pour un poele réellement étanche.
En tous cas je ne peux que me féliciter de mon choix.
Maintenant, avec les beaux jours, je ne vais sans doute plus faire beaucoup de feu, les capteurs solaires me donnent facilement 10 kwh par jour pour chauffer ma réserve d’eau, qui se maintient à plus de 60 °, bien que je puise dedans pour l’ECS, les lessives, le chauffage de la salle de bain… peut être que si j’ai une période sans soleil, j’aurai encore l’occasion de bruler quelques buches. Actuellement, j’ai consommé 1 stère et demi de mauvais bois depuis le début de la saison de chauffe (fin octobre). Mais il fait tenir compte que je n’occupe la maison qu’à 80%, puisque je suis encore à Bruxelles dans la semaine.

changement d’adresse

vendredi, mars 16th, 2012

C’est fait. J’habite maintenant
route communale, 1 H
5630 Cerfontaine
C’est désormais mon adresse postale.
Exit l’avenue des Hêtres, 34, qui restera encore quelques temps (années ?) l’adresse cadastrale de ma nouvelle maison. Il faut bien que l’info circule, et dans ce domaine, elle ne va pas très vite.
Il faut dire que je posais un problème à beaucoup de monde – je me suis rendu compte que même si je en suis pas le seul, nous sommes quand même peu nombreux dans ce cas – en disposant de deux accès à la voire publique. Et vouloir en changer officiellement n’est pas une chose facile.
Historiquement, l’affaire a débuté il y a trois ans quand j’ai eu l’autorisation de construire ma maison. Comme je voulais la poser en haut de mon terrain, il me paraissait normal d’accéder au chantier par la route du haut, plutôt que de faire transiter matériaux, matériel et visiteurs par le domaine et un chemin à construire sur ma parcelle.
Raisonnement qui a touché immédiatement les édiles de ma commune puisque j’ai sans délais obtenu l’autorisation d’ouvrir ce nouvel accès.
La où les choses ont commencé à se corser, c’est quand il a fallu donner mon adresse postale. Le numéro 2 se situe à 10 m de chez moi, plus loin. Le numéro 1 n’étant pas utilisé, je me le suis approprié. Mais il n’avait pas d’existence légale (Google ne me retrouve pas, ou seulement de façon approximative, ni la plus part des Gps)
Et les deux autres maisons qui me précèdent dans la rue ne sont pas numérotées, du moins le numéro qui leur est attribué n’a pas la logique que j’aime…. Puisque je voisine avec les numéros 38 et 40,
Je passe sur l’origine de cette anomalie qui tient a des raisons aussi historiques qu’administratives, en lien avec l’incurie de certains et l’insouciance d’autres…
Donc je me suis posé sur la route communale, mais quand j’ai déclaré que je voulais y habiter, je me suis fait répondre que ma maison n’avait pas d’existence légale…
Il a donc fallu procéder à une enquête de police et solliciter l’intervention des copropriétaires du Domaine du Bois du Seigneur et du Revleumont (c’est le nom officielle de l’asbl qui gère les problèmes communs aux habitants du quartier) pour que ma maison porte enfin un numéro !
Et maintenant c’est fait. Heureusement, parce que mon facteur – ma factrice – commençait à se faire des cheveux blancs.