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Ma Maison Passive: le Retour

vendredi, octobre 31st, 2014

Puisqu’après deux ans d’inactivité, mon blog est toujours visité avec une grande régularitéstat dashb 20141030 stat2 dashb 20141030

Je reprends du service avec l’envie de partager comment on vit dans une maison passive.

J’accroche au passage cette discussion sur Bricozone : Hotte Recyclage ? actuellement ?

Je me suis renseigné sur le système Naber quand le problème s’est posé pour moi aussi, mais Je l’ai résolu autrement.

Mon choix est basé sur les éléments suivants :
Les vapeurs de cuisine sont composées de trois éléments
– les graisses
– de la vapeur d’eau
– des odeurs

Dans une cuisine ouverte, il est impératif de limiter au maximum le premier (graisses) et le dernier (odeurs) éléments. Pas trop de frites, c’est pas bon pour la santé ! Et comme je n’ai pas investi dans une friteuse à couvercle hyper hermétique, quand je fais des frites, c’est sur la terrasse !

Les graisses en quantité raisonnable sont très correctement retenues par le filtre à graisses qu’il faut nettoyer régulièrement.

Vapeur d’eau et odeurs sont gérées par la VMC (c’est son rôle après tout).

J’ai donc installé une hotte sans aspiration aerolock de Novy, j’en parle ici la hotte. Les vapeurs produites sur la table de cuisson sont enfermées dans un rideau d’air et s’évacuent dans le circuit général.

Après 2 ans et demi d’utilisation, je peux apporter ceci à la discussion :

La VMC se débrouille très correctement pour évacuer les excès d’eau et d’odeur générés par la cuisine. Les conduits provenant de la hotte ne sont pas sensiblement plus salis que les autres.

Par contre, j’ai une bouche d’aspiration de la VMC dans la cuisine, à coté de la hotte, et cette bouche-la s’encrasse plus rapidement. C’est surtout dû au fait qu’il m’arrive parfois d’oublier d’enclencher la hotte.

Encore une question de fumée

lundi, janvier 13th, 2014

 

De retour après quelques mois de silence passés à profiter du confort de ma maison passive, je me permets de vous faire part du courrier suivant  échangé sur :

http://www.bricozone.be/fr/

 

Message de Benoit

Bonjour Chomich,

 Nous souhaiterions installer un foyer dans notre future maison passive.

J’aimerais votre retour d’expérience sur le sujet et principalement sur la manière de rendre tout cela étanche.

Je me dis que plusieurs solutions se présentent mais ne vois pas celle à mettre en oeuvre:

– foyer avec tube métallique jusqu’au sommet de l’habitation –> comment faire l’étanchéité en toiture?  La buse sera a 150°C impossible de passer la cellulose de la toiture ni de mettre du tape….

– avoir des boisseaux (+isolation) qui descendent jusqu’au rez de chaussée et y faire une jonction entre tube métallique du poêle et le boisseau…j’ai l’impression que ce n’est pas simple non plus vu la température….au alors juste avec du plâtre?

– boisseaux (+isolation) jusqu’au sol et y faire la jonction avec platre?

 Je ne vois pas de solution de mousse étanche et ok à haute température….

Pourriez vous m’expliquer votre configuration?
Merci pour votre aide
Bonne journée
Cordialement

Benoit

 

Bonjour Benoit

La structure de ma maison est en béton cellulaire, ce qui facilite la réalisation, mais même si vous êtes en Ossature Bois, c’est possible. J’ai choisi (mais aussi, j’ai la possibilité) de sortir à travers  le mur en dessous du toit en traversant l’isolation à l’horizontale pour éviter une étanchéité dans le toit (bac acier). Mais il existe des solutions étanches (à l’eau)  pour traverser les toitures.

La traversée de l’isolant se fait avec un conduit « double peau » (deux tubes séparés par une couche d’isolant), ce qui va vous amener à utiliser du 200 au moins pour traverser l’isolant. C’est mon cas.

Mon isolant dans le mur (comme dans le toit) est constitué de  35 cm d’épaisseur de ouate de verre, moins sensible je pense à la chaleur que la cellulose: Il faudra sans doute prévoir pour vous une épaisseur plus grande de protection du conduit, vous devrez peut être bien utiliser un conduit extérieur de 250 mm? S’il n’existe pas de double conduit dans la dimension voulue, c’est pas grave : on peut très bien construire soi-même un double tube avec de l’isolant (laine de roche, habituellement) entre les deux parois..

Le joint entre la maçonnerie et le tube est réalisé avec une pate d’argile résistant à la chaleur (je dois chercher le nom et la marque du produit, je vous le communiquerai plus tard)

Ça doit marcher à travers une plaque de platre/fermacel)

La température de fumées n’est pas gigantesque (petit poêle, avec récupération de chaleur au foyer), mais la pâte résiste, dans mon souvenir à plus de 500 °. L’étanchéité à l’air est assurée. Je doute que le platre résiste autant, il va se rétrécir autour du tube.

Bonne réflexion, et franc succès avec votre étanchéité

 

Bonjour Chomich,
Merci pour ce retour rapide!
Ma construction est une massive/passive mais avec de la cellulose en toiture (au lieu du PU).
Si je comprends biens une solution serait de faire la jonction avec le mur au lieu de le faire en toiture.
Le feu à bois tolère le double coude?
Est ce que je dois tout prévoir en métal pour évacuation des fumées ou il est conseillé de garder un maximum en boisseau enduits.
Quel a été votre choix pour le foyer? Aviez vous osé le surdimensionner? J’ai 240m² (2 étages + combles) donc max 4kw de puissance au PHPP est ce qu’il est conseillé de prévoir 6kw?
Concernant les joints entre les sections de tubage sont ils fiables? Les retours d’installateurs que j’ai vus sont : cela passera le blower door mais ne tiendra pas….
Cela me laisse très dubitatif sur la solution!
Pour la prise d’air à l’extérieur quelle est la solution retenue dans votre cas? au travers du mur externe au pied du foyer? Pas de sensation de froid par cette prise directe externe (je pense a une feu froid qd il ne serait pas utilisé?)

Merci d’avance pour votre aide
Bonne journée

 

bonjour Benoit

j’ai retrouvé le nom du produit utilisé

 

Fermit gmbh 53360 vettelschoss

Feuerfester kessel-kitt « froschmarke fur kessel, öfen und herde

 

Oui, bien, ça peut vieillir un peu comme tous les produits d’étanchéité; on en reparlera dans 10-15 ans.

Mais la caractéristique de l’étanchéité (à l’air, à l’eau c’est le contraire) c’est qu’elle s’améliore avec le temps (accumulation de poussières fines dans les interstices les plus fins, qui se colmatent naturellement)

D’autres questions aux quelles je n’apporte aucune réponse qualifiée : je ne suis pas fumiste.

Le feu a bois tolère le double coude?

À mon sens et selon mon expérience, c’est une configuration fréquente. Chez moi, j’ai mis deux angles de 45 °, donc pas un vrai double coude : depuis la mise en route du poêle, j’ai « ramoné » deux fois, sans avoir aucun dépôt dans le conduit.

 

Est ce que je dois tout prévoir en métal pour évacuation des fumées ou il est conseillé de garder un maximum en boisseau enduits.
Une fois à l’extérieur, le matériau du conduit est de peu d’importance, des boisseaux front l’affaire, il ne faut plus isoler. Et ce sera probablement moins couteux de construire en terre cuite que de continuer en métal.

 

Quel a été votre choix pour le foyer? Aviez vous ose le surdimensionner?

Aucun surdimensionnement, heureusement ! La puissance de mon offenseite est largement suffisante, sans oublier que 80 % de la chaleur produite passe dans la production d’eau chaude. C’est la principale utilité de ce poêle. Quand il fait trop chaud en hiver, on ouvre les fenêtres!

 

Pour la prise d’air à l’extérieur quelle est la solution retenue dans votre cas?

Deux conduits de 90 en PVC alimentent le poêle en air extérieur,  prise directe dans le mur derrière le poêle, soit +/- 30 cm de conduit. Les tubes sont parfois un peu froids au toucher, je n’ai pas poussé plus loin mes investigations. Si vous craignez un pont thermique à cet endroit, un simple manchon isolant doit atténuer le phénomène

Ne jamais oublier que le chauffage d’une maison passive, même s’il est indispensable, n’est qu’un appoint!

Bonne chance dans la suite de votre réalisation.

Il y’a-t-il plus de danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

jeudi, février 7th, 2013

on en a déjà parlé lors de la visite des pompiers que j’ai reçue l’an denier, mais maintenant on dispose des résultats de l’enquête qui était en cours à cette époque:

y’a-t-il plus de danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

le héron

vendredi, novembre 16th, 2012

Ce matin, là, j’avais un heron

Il n’est pas sur la photo, il ne m’a pas attendu, mais je suis super enthousiaste à l’idée que ma 4eme lagune pourrait être un abri à héron !

Quatrième lagune puisque je construis mon lagunage en commençant par la fin.

La troisième lagune, c’est le marais avec des plantes hygrophiles. Il a été rempli de terre quand le terrassier est venu façonner l’ensemble, et depuis plusieurs mois, il s’écoule dans la mare qui a fini par se remplir avec les pluies de septembre-octobre !

Pour le moment il ne s’agit que d’eau de pluie, les effluents des eaux usées n’arriveront que quand j’aurai terminé les 1ère et deuxième lagunes.

La deuxième est raccordée des deux cotés, effluent dans le marais, alimentation par le déversoir de la première. Il s’agit d’une lagune d’eau libre qui à terme se couvrira d’algues et de lentilles d’eau, fermentation aérobie. Elle sera remplie quand la première fonctionnera, à moins que les pluies ne l’alimentent d’ici là.

La première, je suis en train de la remplir de cailloux. Ils accueilleront un massif de typhas qui doivent épurer les premiers effluents de la fosse septique.

Quand elle sera remplie et qu’il y aura un fond d’eau, je raccorderai la fosse septique et je planterai les typhas. La saison est assez mal choisie, mais si j’ai la chance de terminer avant la fin de l’année, il reste encore quelques belles journées de végétation pour permettre la reprise. La véritable filtration ne commencera qu’au printemps, comme dans tous les lagunages qui utilisent la phytoépuration.

problèmes d’étanchéité

mercredi, novembre 14th, 2012

Un correspondant Unknown me demande en MP :

« Autre question, comment cela se passe avec le passage des cables électrique? car l’électricien doit faire des saignées dans les murs, il faut donc mettre le parevapeur après le passage de celui-ci. Comment, alors, fait-on pour bien étanchéifier les cables fixés au sol? »

Chaque fois qu’un cable (un une autre conduite d’air ou d’eau) traverse une membrane d’étanchéité, il doit être entouré d’un manchon, une matière souple imperméable qui entoure la circonférence du cable et se prolonge à plat sur la paroi traversée.

On peut utiliser pour ça des produits sophistiqués en caoutchouc,

ou bien simplement un ruban adhésif de bonne qualité qui enserre le cable et se répand sur la membrane,

ou bien on perce un trou de plus petit diamètre dans la membrane si elle est assez souple et on scelle la partie qui se resserre sur le cable avec un bon adhésif

Avant de me lancer dans l’évaluation de l’infiltrométrie, c’était une grande question à mon sens : quelle sera la résistance des rouleaux de scotch qu’on répand généreusement dans une maison étanche ? Combien de mois cela va-t-il rester efficace?

Si vous vous demandez quelle est la durée d’un pareil scellement, on a récemment démonté des maisons passives en Allemagne en place depuis 15 ans, les adhésifs de l’époque (et on ne peut pas dire qu’on n’a pas progressé dans ce domaine) étaient toujours efficaces, parfois même plus, les microfissures étant bouchées par des poussières déposées !

Le problème est donc de réduire au minimum le passage des cables de l’espace protégé dans l’espace non protégé. Si on travaille dans une ossature bois, on passe les cables sous le pare vapeur  et on les fait entrer dans des blochets dits étanches, on en trouve maintenant à peu près partout, de qualité variable sans doute.

Le principe est que la paroi du blochet est assez souple pour se rétracter autour du cable.

Si l’étanchéité est assurée par le plafonnage comme chez moi, les cables sont posés dans les saignées  et recouverts de platre. Le passage d’un étage à l’autre devant la membrane de PE entourant les hourdis se fait dans le platre.

J’ai distribué les cables sous la chape au dessus des hourdis, ils se trouvent dans l’espace protégé à ce niveau. Je les ai encastrés dans les saignées prévues pour alimenter chaque blochet en les faisant passer à la base du mur, la couche de polyéthylène faisant à chaque fois office de joint, et le platre posé dessus a assuré l’étanchéité de tous ces passages. Puis les cables sont rentrés dans les blochets dans un scellement au platre. Comme il n’y a pas de sollicitation à ce niveau, le joint platre / gaine de cable reste étanche. S’il le fallait on pourrait ajouter un joint de silicone (il en existe de nos jours qui résistent bien au temps.

C’est mon expérience, je suppose que d’autres, professionnels expérimentés, pourraient rajouter des précisions utiles, mais avec ça, j’ai pu me débrouiller.

Passeurs d’énergie

mardi, octobre 9th, 2012

Comme l’an dernier à pareille époque, j’ai participé à l’assemblée générale de l’asbl des passeurs d’énergie.

C’est quoi, ce truc ?

Passeurs d’énergie est une association qui veut mettre en contact les citoyens avec des citoyens, sans passer par un machin ou une science requise en préalable.

Si j’ai envie de faire quelque chose dans le domaine de l’énergie, quel meilleur moyen de choisir ce que je peux faire que de demander à ceux qui l’ont déjà fait, avec quel succès, quelles erreurs et quelle satisfaction. Quoi de plus utile que le partage d’expérience.

Malheureusement nous ne sommes pas encore très nombreux. Juste une centaine d’expériences sont partagées dans tous les domaines où on peut grappiller de quelques watts à des milliers de kwh par an.

 

Alors j’en appelle à tous ceux qui ont fait quelque chose et qui sont disposés à en parler : présentez votre réalisation, ou même seulement vos idées si vous n’êtes pas encore arrivé au bout de votre projet.

la faille de mon système de chauffage ECS

dimanche, octobre 7th, 2012

Je me suis flatté il y a peu de l’ingéniosité de mon système de chauffage ECS.

J’en suis toujours aussi content, à une nuance près. Je viens de le dépanner pour le deuxième fois en deux ans.

Un système tellement idéal qui tombe en panne ? je crois que j’ai mis le doigt sur une faiblesse du sanicube de Rotex.

Il faut savoir que l’ »ordinateur » de ce système est piloté à l’aide de 4 sondes de température :

Une donne la température des capteurs solaires (dans mon cas des tubes). Tant que les tubes ne sont pas assez chauds selon l’algorithme de régulation, il n’y a pas de circulation d’eau dans le système.

La seconde donne la température de l’eau au retour des capteurs, elle permet de controler l’efficacité de la chauffe et la puissance développée par le système. A mon sens elle a surtout un role informatif.

La troisième mesure la température dans le haut de la cuve a eaux mortes, et la dernière donne la température du bas de la même cuve. On en déduit la stratification du système, et ces températures sont les indicateurs qui permettent la mise en route de la circulation.

Ces capteurs de température fonctionnent sur la température de l’air, ils ne sont pas plongés dans l’eau. Pire, le séjour dans l’eau les détruits.

Pas de problème, Rotex a trouvé la solution : un tube descend tout au fond de la cuve, les deux capteurs sont introduits dans cet espace, a des hauteurs différentes et donnent la température de l’air en contact avec les différentes hauteurs de l’eau.

Il sen suit que ce tube ne peut pas recevoir d’eau.

Malheureusement cela peut arrive, hélas, trois fois hélas (ou plutôt deux fois hélas successivement à quelques mois d’intervalle. Il s’en suit que en voyant la régulation du système partir en vrille, j’ai du me rendre compte que la sonde du bas de la cuve trempait dans l’eau, de l’eau qui avait coulé sur le couvercle, et avait pénétré dans le tube ad hoc !

Il a donc fallu changer la sonde qui refusait tout service, mais auparavant, j’ai du aussi vice le tube contenant les sonde, et pas en le retournant, puisqu’il est fixé au corps de la cuve !

J’ai utilisé une éponge au bout d’un fil pour assécher le fond du tube. Je suis assez content de mon invention, puisque maintenant tout est rentré dans l’ordre. Mais depuis la deuxième intervention, j’ai rajouté un couvercle.

Et pour éviter que cela ne se reproduise, j’ai modifié le système, j’ai ajouté un chapeau à ce tube, en espérant qu’il restera sec désormais.

symposium de la maison passive

samedi, octobre 6th, 2012

J’en reviens.

Le symposium de la maison passive  s’est déroulé hier à Bruxelles.

Evénement, pour moi très au dessus de mon quotidien, puisque destiné aux professionnels de la construction passive par les plateforme pmp et PHP avec le soutien de l’ibge.

Un plaisir, même si quand on aime on reste toujours avec un gout de trop peu, que de pouvoir entendre autant de spécialistes, chercheurs réalisateurs donner chacun son point de vue sur le présent et l’avenir de la recherche en maison passive. le trop peu c’est juste que 1/4 d’heure n’épuise pas un sujet, quelle que soit la qualité de l’orateur et des interprètes…

Parce que nous en sommes maintenant à pouvoir cumuler les réalisations : Bruxelles compte 100.000, 200.000 bientôt 500.000 m² de bureaux dans des immeubles aux normes de la maison passive.

À Courtrai, comme aux Pays  Bas, des quartiers entiers de logements sociaux sont rénovés aux normes de la maison passive.

Une tache qui se répand, qui s’étale et qui permet aussi à chaque réalisation, d’ajouter des solutions, des conceptions, des moyens d’action nouveaux, efficaces et même bon marché !

Une réflexion sur l’utilisation de ces logements, ce qui les rends difficiles ou au contraires simplissimes à utiliser.

Habiter passif, c’est toute une aventure, qui rompt tellement avec l’habitude.

Cerise sur le gâteau, une intervention du professeur Wolfgang Feist,  Founder and Director of the Passive House Institute, Darmstadt Germany.

De quoi y croire : le mouvement avance, les traditions ne pourront plus l’arreter.

Le radiateur de ma salle de bain

jeudi, octobre 4th, 2012

réponse à une question reçue sur bricozone:

Pietje : Explicite un peu la dérivation, il me viens une idée.  Bon sang, mais c’est bien sur !

Délaissant –pour le moment- la publication de mes comptes de construction en attendant d’être certains que la TVA de phillippeville les approuvera, je réponds à une autre question, qui vient de m’être posée sur bricozone : comment fonctionne mon sèche serviette dans la salle de bain ?

La caractéristique de mon système de fourniture d’ECS est de ne pas exiger un ensoleillement parfait, ni forcément d’appoint pour être cependant utilisable : la température de la réserve à eaux mortes de mon sanicule Rotex peut varier de 35° (que j’estime un minimum pour apprécier que l’eau est « chaude » : elle est au moins tiède et permet de prendre une douche courageuse) jusqu’à 85° (au-delà, si la réserve d’eau se met à bouillir, ça peut poser des problèmes).

Je rappelle que le principe est la production d’eau chaude instantanée, par passage dans une réserve d’eau chaude, dite eau morte, donc sans risque sanitaire. Même si la légionellose se développait dans mon sanicube, l’ECS que j’utilise ne sera jamais contaminée.

Il s’en suit que je fais l’appoint de chaleur par mon poele bouilleur quand le soleil se cache obstinément plusieurs jours de suite, ou quand je désire augmenter la température de ma réserve d’eau chaud pour procéder à certaines opérations : lessives, par exemples, la MàL est alimentée en eau chaude, come le lave vaisselle.

Par contre, le problème inverse se pose. Pour éviter aux capteurs à tube de rester exposés de longues heures à des températures élevées (j’ai mesuré 175° maximum cet été), j’ai du prévoir un système d’utilisation de l’eau chaude excédentaire. Comme j’ai abandonné toute idée de piscine sur mon terrain, j’ai betement prévu un radiateur à l’extérieur de la maison, qui chauffe la forêt, renforçant simplement l’action du soleil quand il est extrêmement généreux.

J’ai donc dans mon sanicule trois circuits : l’un pour l’eau chaude sanitaire, le second pour disperser l’apport de chaleur du poele bouiller et le troisième… pour ce radiateur. Sans compter bien sur le circuit de chauffage par les panneaux solaires,  mais qui lui n’est pas sous tube dans la réserve d’eau morte.

Le circuit de radiateur de dispersion nous a fait tilter, mon plombier et moi. Dans certains cas, cette circulation d’eau chaude pourrait bien être utile à l’intérieur de la maison. Et voila le problème d’appoint de chaleur de ma maison passive résolu.

Quand je veux augmenter la température intérieure parce que les qualités passives de la maison ne suffisent plus à maintenir mes 21° de moyenne, je mets en marche un radiateur sèche serviette sur ce circuit  de dispersion, mais cette fois dans la maison. Dans la pièce où l’on aime le plus avoir chaud vu qu’on y est peu couvert, et où l’aspiration importante permettra de recycler immédiatement cette chaleur par l’échangeur de la VMCdf.

Si la production d’eau chaude par le soleil laisse à désirer, je peux toujours lui donner un coup de main avec mon poele. Le radiateur fonctionne a partir d’une température minimum atteinte par le sanicube, habituellement 50 °, et fait monter facilement la température de la salle de bain à 23-24°. L’aspiration recycle cette température dans l’aspiration de l’air vicié qui passe dans la VMC, échange sa chaleur avec l’air entrant en provenance du puits canadien (10-12°), et fournit donc à l’entrée de l’air neuf une température d’environ 21°. Le tour est joué : l’appoint de chaleur dans la maison est réglé tout simplement.

Si je ne désire plus chauffer la maison, je remonte la limite de mise en route du circulateur du radiateur sèche serviette, a l’extrême je peux même le couper et envoyer l’excédent de chaleur vers le radiateur extérieur (je n’ai pas du faire cela l’hivers dernier !)

Les secrets d’une maison passive

samedi, août 4th, 2012

In Ciné télé revue du 2/08/2012, Lifestyle page 101

Par Antonella Soro
Photo Quentin Goulard
Michel Choppin

asoro@cinetelerevue.be

 

Cette résidence secondaire, sise à Cerfontaine, repose sur un terrain en pente où été placé un puits canadien qui sert à la ventilation. En contrebas, trois bassins de lagunage contribuent à l’épuration des eaux usées.

Passer l’été à deux pas des lacs de l’Eau d’Heure et au milieu des bois, c’est l’option préférée d’un couple de retraités bruxellois. Dans une maison qu’ils ont bâtie de leurs mains.

Surface 132 m² sur un terrain de 38 ares
Budget : 130.0000 euros TVAC
durée de la construction : 1 ans et demi de travail a raison de 3 jours par semaine
Architecte : Quentin Goulard, www.qga.be

Dire qu’à l’achat, le terrain ressemblait à la foret vierge ! Et qu’avant ce chantier, les Choppin n’avaient jamais monté un mur. Après avoir débroussaillé eux-mêmes à la tronçonneuse, ils se sont lancés dans le gros œuvre à l’antique mode des égyptiens : en roulant les linteaux sur des blocs, des Ytong hyper-légers. Un jeu de Lego auquel a participé toute la famille.

Une maison passive comme celle-ci se caractérise par une isolation impeccable. Ce qui a impliqué d’englober la construction dans une structure faite de caissons de bois, dans laquelle de la ouate de verre a été insufflée, et des chassis au triple vitrage se sont encastrés (dont la grande baie centrale de 200 kg). La construction est ainsi insensible aux ponts thermiques. Du sol au toit, Michel et son épouse ont colmaté avec du scotch chaque point qui aurait pu laisser passer l’air, pour assurer l’étanchéité, autre caractéristique de la maison passive, dont la ventilation est totalement centralisée.

Phase la plus parfumée, la pose des planches de mélèze des Alpes de 4,50 m de long n’a pas été simple en hauteur. Mais l’effort en valait la peine : ce bardage ne réclame aucun entretien et conserve sa beauté en harmonie avec la végétation environnante.

Exposée plein sud, l’habitation, spacieuse et très agréable à vivre, requiert l’équivalent de la puissance d’un demi sèche-cheveux pour être chauffée ! Les panneaux solaires thermiques posés sur la toiture assurent la consommation d’eau chaude sanitaire dix mois sur douze et un poêle à bois d’appoint sert à 90 % pour la production d’eau chaude en cas de manque de soleil.