Archive for the ‘présentation’ Category

en urgence

vendredi, août 3rd, 2012

une réponse à quelqu’un qui doit l’utiliser incessamment, parce que les plafonneurs vont arriver!

ce schéma indique comment assurer l’étanchéité à l’air lorsque le volume protégé englobe plusieurs niveaux, séparés par un plancher plafond de hourdis. (meme situation si le plancher plafond est composé d’une autre matière, comme des poutres de bois….)

il faut se souvenir que le béton non lissé, comme celui des hourdis, et les chapes en stabilisé, n’assurent pas une étanchéité à l’air suffisante. actuellement, seuls le plafonnage au platre, les dalles de béton lissé, les matières plastiques (feuille de polyéthylène) sont capables de retenir l’air de manière à assurer une étanchéité aux normes passives.

Cine-tele-revue

jeudi, août 2nd, 2012

me fait de la pub!

 

dans le numéro 31 du 02/08/2012 de Cine-tele-revue, la page 101 parle de ma maison passive.

merci à Antonella Soro pour sa redaction concise et documentée qui vous donnera un bon aperçu de notre travail.

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 » (4)

jeudi, juillet 26th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours.

J’ai commencé à expliquer une partie des quoi ?

Reste le plus fondamental : une maison passive.

Première question à l’architecte qui nous en parle : « c’est quoi ça pour un truc ? »

Et nous commençons par les premières définitions : une maison passive est une maison qui consomme très peu, une maison « qu’on en chauffe pas », oui du moins tellement peu que pendant nos trois jours d’absence, elle reste à température égale, et surtout sèche. Pour qui construit une maison dans un bois, l’atmosphère humide est le problème principal. Si construire une maison passiver me promet une atmosphère saine, sèche et tempérée, je signe des deux mains.

Nous voilà donc partis pour étudier un programme complet qui nous permettra de construire cette fameuse maison qu’on chauffe avec l’équivalent d’un fer à repasser.

Aspect n° un : l’isolation. Une isolation poussée à peu près au niveau d’un « K12 » (oui, je sais que cette définition ne signifie plus grand chose, mais il y a trois ans, c’était un point de repère) et cela s’accompagne d’un bilan énergétique dans lequel même la chaleur produite par les habitants doit être prise en compte parce qu’elle n’est pas négligeable. Mais la différence essentielle avec toute autre maison isolée, c’est l’absence totale de ponts thermiques. C’est d’ailleurs ce qui rends presque impossible la rénovation à la norme maison passive, hélas.

Aspect n° deux : l’étanchéité. Une maison étanche à l’air, ça se construit selon certaines normes, certaines méthodes en vue d’un résultat contrôlables. Il faut apprendre que le béton est étanche, mais pas la mousse de PU. Puis il y a l’étanchéité à l’air et étanchéité à l’eau : le plastique résiste à l’air et à l’eau, le plâtre résiste à l’air mais pas à l’eau, le ¨PU résiste à l’eau mais pas à l’air…

Aspect n° trois : la VMC avec échangeur de chaleur, pour moi la clé ou la solution de mes questionnements. C’est cette machine qui permet la conservation de la chaleur ET le maintient d’un air dépourvu d’humidité excédentaire, grâce au contrôle des flux d’air neuf et usé.

Arrivons à la conclusion : une maison passive est une maison

  • Qui se chauffe avec 15 kwh/m²/an. Soit pour ce que je projette, environ un gros stère de bois… pour une température constante de 21 °.
  • Et qui répond à la norme d’étanchéité de 0,6 volume à n50 -1.
  • De plus, ce qui me plait, c’est que la consommation totale d’énergie primaire ne doit pas dépasser les 120 kwh/m²/an, toutes utilisations confondues

Aucun impératif de matériau ni de forme (sauf peut être que les murs extérieurs exposés plombent le bilan thermique). La norme maison passive laisse au constructeur le champ libre quant aux moyens à utiliser pour atteindre le résultat. C’est ici qu’interviennent les choix qui mettront en avant l’impact de la construction sur l’environnement.

Mais on en reparlera !

…/…

Concours « autoconstructeur autoconstructrice 2012 »

mardi, juillet 24th, 2012

3- « je présente ma maison «  (aide de pros pour certaines parties).

Je joue dans cette catégorie, parce que je suis un constructeur autonome, que je n’ai pas organisé de chantier paille ou enduisage argile, et que chaque fois que j’ai pu trouver une solution éconologique compatible, j’y ai eu recours. Je suis fan de http://econology.fr , même si je ne suis pas toutes les directions que j’y trouve.

Je commencerai par résumer  l’historique : les étapes des travaux aujourd »hui terminés.

Les premières approches : achat du terrain, choix de l’architecte, décision de construire passif et obtention du permis d’urbanisme ont duré une bonne année.

Puis j’ai commencé par abattre et dessoucher moi même 15 ares de taillis bouleau charme sapin, en achetant une tronçonneuse et en louant une mini pelle. Par contre pour le terrassement dans un terrain schisteux en pente de 15 %, j’ai fait appel à un terrassier du coin, qui a fait ça à merveille et ultra rapidement. Premier coup de pelle à la pentecôte 2009.
Comme je devais sur ce sol faire un radier, j’ai fait livrer les 15 m³ de béton, puis j’ai réceptionnée un camion de bloc de béton cellulaire et une palette de verre cellulaire, et j’ai commencé à monter les murs.
J’ai reçu un peu d’aide pour la pose des linteaux (mes fils pendant une journée) et j’ai fait livrer les hourdis béton et la chape de compression, puis un second camion de béton cellulaire que j’ai recommencé à empiler moi-même.

Encore une livraison de TJI pour la charpente, avec deux palettes de cellit. Je suis allé chercher une camionnette de toles et j’ai placé la toiture juste avant la première neige, début décembre.

A la saison suivante, j’ai commencé la préparation de l’isolation extérieure des murs en posant des poutres couvertes d’une couche de cellit (comme pour le toit, mais sans toles) pendant que je laissais le menuisier placer les fenêtres en tunnel, triple vitrage, chassis bois à double coupure thermique et trois joints, deux grandes fenêtres à frappe et le reste en oscillo-battant. Au mois d’aout, les coffrage pour l’insufflation de l’isolant étant terminés, j’ai fait  placer la ouate de verre dans les murs et le toit, pendant que je me hâtais de poser les réseaux d’eau et d’électricité pour pouvoir attaquer les plafonnages avant l’hiver.

Chose faite, les mois froids ont été consacrés au séchage des parois. Placement du système solaire thermique pour l’ecs, et du compresseur pour l’utilisation de l’eau de pluie par mon plombier, tout en continuant moi-même les branchements électriques : montage du tableau, placement des prises, interrupteur et luminaires. Dernière intervention extérieures : les chapes et le carrelage que j’ai fait faire, pour une question de timing, pendant que je m’occupais de la pose du bardage à l’extérieur : des lames de mélèze alpin huilé.

Deux ans après les premiers coups de pelle, je pouvais rentrer dans une maison encore en chantier, mais déjà habitable et quasi passive, puisque la VMC a été installée avant l’été, en même temps que le poêle bouilleur qui vient en soutien du chauffage de l’eau sanitaire pendant les périodes sans soleil de novembre, décembre et janvier.

Test d’infiltrométrie à la fin de l’été, je me suis payé une absence que quelques semaines pour rentrer en catastrophe le dossier de certification passive le 29 décembre 2011.

Depuis j’ai installé mon domicile dans ma maison passive de vacances en Ardennes.

http://maisonpassive.choppin.be/

A suivre …/..

les capteurs thermiques

samedi, mars 31st, 2012

je viens de recevoir le message suivant :
08h39
pulsar
Bonjour Chomich ,
(je saute quelques lignes pour en arriver à la question : )
il y a un sujet pour lequel vous n’avez pas donné beaucoup de détails ( à moins que je ne les ai ratés ?? si oui corrigez-moi ) ,

c’est le poste des panneaux solaires ( à tubes ) que vous avez placé.
je n’ai pas vu d’info sur le calcul /dimensionnement qui vous a conduit à installer cette surface-puissance -là ,
raison du choix tubes contre panneaux plans, pourquoi ce fournisseur- là , marque du matos, etc , prix ? satisfaction après l’ hiver et maintenant début de printemps
( sans vouloir paraître trop intrusif , )

Pour répondre à cette question, je vais me défausser sur mon installateur qui a fait lui-même les calculs, mais je crois que j’en connais une partie :
l’avantage des capteurs à tube est double
– d’une part ils sont légèrement plus performants, surtout sous nos climats, et le montage à très forte inclinaison majore le rendement hivernal, quand le soleil est bas sur l’horizon, -ou du moins en demi-saison, quand il n’apparait que de rares heures de la journée:
– d’autre part, ils ont le grand avantage de mobiliser une faible quantité d’eau, puisque la chaleur est accumulée dans un corps métallique qui chauffe l’eau par contact rapide, et donc la vidange automatique est facilitée.
le chene au nord

Parce que la vidange automatique me semble un plus : l’eau, comme fluide caloporteur, n’est pas sous pression permanent, elle n’est injectée dans le circuit à l’extérieur du volume protégé que quand elle peut être chauffée, il n’y a donc aucune nécessité d’y rajouter un antigel, même par -15° au cœur de l’hivers, l’installation ne craint pas le froid.
Et quand en plein été, le rendement dépasse de loin les possibilités d’absorption, un système verre métal sera plus tolérant qu’un autre à une éventuelle surchauffe.
Quand au matériel, il s’agit pour les tubes d’une production d’origine extrême orientale (entendez, de chine, oui, j’ai honte, mais voilà, il faut faire des choix, et j’avais confiance dans la fabrication du lot importé d’où sont extraits mes tubes). La réserve d’eau chaude est par contre une production européenne, le système Solaris m’a séduit par le fait qu’il ne contraint pas à entretenir une réserve d’eau chaude à autre température. Et permet de se contenter de la production solaire même quand elle n’atteint que 45 °: aucun risque sanitaire, la réserve sert à une production instantanée, l’eau ne stagne jamais à basse température avant d’être utilisée aux besoins sanitaires, donc aucun risque de légionellose ou autre saleté..

avec la météo de ces derniers jours, le printemps doit être superbe dans le bel endroit où vous avez construit ..

Oui, ces derniers jours, il a fallu veiller à éviter la surchauffe, la production quotidienne dépassait les 20kwh. Il faut dire que même si la maison est bâtie en plein bois, elle dispose d’un espace dégagé qui favorise un ensoleillement du matin au soir. J’en ai profité au maximum, surtout qu’avec le changement dheure, c’est justement la semaine où les jours rallongent 🙂 !

Il va de soi que je joindrai les calculs en m², kwh et degrés quand j’aurai plus de précision, mais voilà déjà un avant gout de mes motivations pour ce système.

une douche chaude

mardi, février 22nd, 2011

Je pensais que j’allais vous servir un post plein de considérations techniques et théoriques sur les avantages et inconvénients de la VMC df et de la maison passive, mais l’actualité en décide autrement.

Nous venons de prendre notre première douche dans notre nouvelle salle de bain, chauffée au soleil de cette belle journée de février.

Finalement je ne pensais pas que ça allait aller aussi vite. Entre la pose des tubes et la fin de la réalisation de tout l’ensemble, juste deux semaines. Un record, surement ! grâce à la performance d’André.

L’ensemble, ça veut dire :

– mise en route du rotex, en espérant bien sur qu’il y ait assez de soleil pour le tester, ce qui est arrivé déjà plusieurs jours dans ces deux dernières semaines ;

– placement et raccordement du compresseur qui pompe l’eau de pluie de nos citernes : mon eau chaude est douce ;

– raccordement du radiateur sèche-serviette de la salle de bain, destiné à évacuer le trop de chaleur accumulée par le rotex ; il est pourvu d’un circulateur, mais j’ai pu me rendre compte cet après midi que quand le réservoir d’eau est chaud, il circule tout seul.

Et en plus, vérification et fin de l’isolation des tubes de circulation sur le toit.

Je ne me rendais pas compte que l’eau de pluie, totalement sans calcaire, pouvait représenter un confort vraiment exceptionnel. Bien sur, il faut pas abuser du savon J…

Le fonctionnement du rotex est encore à découvrir. Il faudra que je reste un moment à regarder comment ça fonctionne, quand il y a assez de soleil, et quand je devrai avoir recours au petit réchauffeur que j’ai posé sur le circuit d’eau chaude de la douche.

Je suis frappé de constater combien le drain back est efficace. Dès que la pompe s’arrête, les capteurs (ou de moins la circulation en tète des tubes) se vident en quelques secondes. Il de faudra pas plus longtemps (moins de 50 secondes) pour les remplir à nouveau quand le soleil permettra a nouveau de gagner quelques degrés pour mon eau chaude, ou quelques kilowatts d’origine solaire, totalement gratuits et sans nuisances. Cette vidange des capteurs et le bruit le plus remarquable de l’ensemble. La pompe de démarrage est très discrète pendant le 50 secondes de son fonctionnement, et la pompe, beaucoup plus faible, qui fait circuler l’eau dans les capteurs, est a peu près inaudible. D’autant qu’une sonde en régule la puissance suivant la nécessité de ralentir ou d’accélérer le mouvement de l’eau dans les capteurs.

Une surprise pour moi a été de me rendre compte du fonctionnement de radiateur sans qu’il soit besoin de circulateur. Ceci est probablement du à la différence de température entre le haut et le bas de la réserve d’eau, grâce à la stratification. Mais si c’est ça, ça veut dire aussi que ça cessera sans apport de chaleur dans le ballon. Alors là le circulateur reprendra du service.

Le compresseur qui puise dans les citernes me pose toujours le même problème : comment puiser dans deux citernes avec une seule pompe, sans devoir gérer moi-même le contrôle de la hauteur d’eau dans les deux citernes qui se remplissent en cascade.

François avait trouve un chouette système, un peu lourd à mettre ne place et qui avait l’inconvénient d’exiger que les vannes de contrôle restent facilement accessibles en tout temps. Dans la suite de mes réflexions, et avec le secours de plusieurs tètes pensantes, il est apparu que les vannes étaient probablement inutiles, et qu’il fallait tenter le coup de pomper dans les deux réservoirs à la fois.

Finalement, la solution adoptée a été de poser un seuil pompage avec l’espoir que la de pression exercée se répartisse sur les deux cuves au prorata de la résistance de chaque colonne d’eau, la tendance naturelle de la pesanteur produisant un équilibre dans le pompage.

Malheureusement, et il faudra investiguer un peu plus loin des fuites éventuelles, cette solution provoque une dépression qui désamorce la pompe à chaque arrêt du moteur.

J’ai donc fermé la vanne entre les deux conduites ce qui limite le pompage dans une seule cuve. Il me reste à contrôler l’évolution de la situation.

A suivre donc.

Je me demande bien où tout ça va nous mener…

les plans de la VMC

jeudi, février 17th, 2011

Les choses sérieuses commencent pour la VMC 2f. (traduction pour ceux qui le souhaitent : Ventilation Mécanique Contrôlée à Double Flux, il s’agit de ce qu’en Belgique on appelle un systeme D, ce qui signifie le quatrième des 4 systemes de ventilation exigés dans une nouvelle construction)

Samedi nous avons reçu la visite de Rony et Anemie pendant 3 h, ils sont venus nous expliquer comment nous devons monter le réseau d’insufflation et de distribution, où et comment placer les bouches d’air, et se rendre compte par eux-mêmes de la configuration de l’espace à ventiler.

Nous avons déjà reçu la quantité nécessaire de tubes, les raccords utiles et les anneaux de fixation. Rony a expliqué comment assembler les tubes, comment diviser les longueurs et il a insiste de façon appuyée sur la propreté impeccable du réseau, et les possibilités de nettoyage à prévoir régulièrement. Conditions sine qua non pour que la VMC apporte confort et non désagrément. Choses sues, ça va sans dire, mais ça va encore mieux en le disant.

Nous recevrons incessamment l’unité centrale pour que la position du départ des tuyaux puisse se faire logiquement.

La main est à nous, pour poser et assembler ces fameux tubes.

La visite a été fructueuse aussi dans le sens de la simplification : il n’y aura finalement que trois bouches d’insufflation, une au rdc, et deux au sous sol dans l’espace sommeil, puisque nous avons le projet de le diviser ultérieurement en deux.

Les aspirations se feront dans les volumes humides : sdb au sous sol, toilette et cuisine au rdc.

Comme la cuisine est ouverte sur l’espace de vie du rdc, la bouche d’aspiration se situera dans le coin nord est, alors que l’insufflation se fera dans le coin sud ouest, à l’opposé.

Bien sur, il résultera de la VMC une certaine surpression, qui sera un peu plus importante dans l’espace sommeil, dû au volume plus faible, puisque le plafond est actuellement à 2,46 m en sous sol alors qu’au rdc, il varie de 2,65m à 3,40. Cette surpression s’évacue par les écarts prévus en bas des portes, pour arriver à un équilibre qui ne sera rompu que par l’ouverture de l’espace protégé : porte extérieure, ou fenêtre si l’envie nous en prend.

Nous avons aussi résolu – je l’espère – le problème de la hotte. Mon scepticisme face à la technique du recyclage ne laisse pas beaucoup d’alternative. Le fabricant de la VMC, Paul, ne recommande pas le branchement de la hotte sur l’aspiration de la vmc, comme cela aurait été le cas avec une hotte Novy Aérolock, que d’ailleurs le fabricant ne distribue pas de façon courante.

Reste un système dont j’attends la description, qui consiste à utiliser une hotte traditionnelle, et à munir la sortie d’une membrane qui expulse l’air, mais conserve la chaleur. Je n’ai pas plus de détail, mais il semblerait que cala soit possible. Et même pour un prix abordable. L’inconvénient demeure que l’utilisation de la hotte déséquilibre la ventilation. Mais comme la hotte ne fonctionne que peu de temps dans la journée, si elle ne cause pas de déperdition importante de chaleur, le rééquilibrage de la ventilation se produit assez vite. Et de toutes façons, le but  de la VMC n’est pas de maintenir à tout instant un équilibre qui peut être instable, mais d’assurer au cours du temps, un renouvellement de l’air et une expulsion de l’humidité qui laisse l’atmosphère intérieure la plus saine possible.

Encore une histoire d’eau

mercredi, octobre 6th, 2010

Comme chacun peut le savoir, j’en suis à tirer des cables et placer tout ce qui doit passer définitivement dans les murs et le sol.

En plus de l’électricité, il y a le réseau d’eau qui doit trouver sa place définitive dès maintenant.

J’ai donc passé une journée avec André pour commencer à tout mettre en place.

Dès l’aube nous commençons par les plans :

(non, c’est pas la bonne photo: j’ai laissé les plans à Cerfontaine, je corrigerai samedi prochain, ça obligera les curieux à revenir pour voir 😉

Le réseau comprend trois circuits bien distincts : l’eau potable, l’eau chaude et l’eau de pluie.

Le premier alimente les lavabos (là où on risque de boire ou de se laver les dents) et l’évier de la cuisine.

L’eau chaude sera distribuée depuis le ballon d’eau chaude Rotex au milieu de l’espace technique, jusqu’à la douche, et à la cuisine : lave linge, lave vaisselle et évier.

L’eau de pluie enfin, doit être distribuée dans les deux toilettes (rez de chaussée et rez de jardin) au lave linge pour l’eau froide, vers l’extérieur et pour alimenter le ballon d’eau chaude.

Chaque réseau est commandé part une « clarinette » et chaque conduite est poursuivie indépendamment jusqu’au point de distribution. La seule exception que je fais est d’alimenter sur le même circuit le laver vaisselle a partir de l’évier de la cuisine.

C’est l’occasion pour moi de prendre contact avec l’alpex. J’ai déjà travaillé le cuivre, l’acier, le galvanisé. Je me suis initié au socarex. Mais je n’avais pas encore eu d’alpex entre les mains.

Mis à part le cout des raccords c’est quand même enfantin, si j’ose dire. Eau froide, eau chaude… les couleurs standard pourraient bien aider, mais il manque quelque chose pour signaler l’eau de pluie ( ? un appel aux fabricants ?)

Nous prenons pour convention  : eau de pluie bleue, eau potable rouge, eau chaude dans son emballage isolant rouge.

En quelques heures, tout est en place. Enfin quasi : il me reste à faire les saignées pour le, circuit de la douche, et il faudra attendre la chape pour poser le groupe hydrophore qui puisera dans les citernes.

Le Rotex attendra lui aussi que la chape arrive, je ne peux quand même pas le poser directement sur le PUR !

Et la journée n’était pas finie, puisque nous avons aussi fait les plans pour la pose des capteurs solaires, qui interviendra en même temps que le branchement du Rotex. Bravo André.

Le PUR c’est quoi ?

vendredi, juin 25th, 2010

L’isolation de la paroi horizontale  en contact avec le sol a été décidée en PolyURéthane.

Pour le placer, j’ai fait appel à la société

Ce produit est à mon sens irremplaçable, et le pétrole qui a été utilisé pour le produire est certainement bien mieux employé là qu’à être brulé pour alimenter un moteur à combustion interne (une bagnole, quoi !), ou pire encore à mon sens, dans un générateur d’énergie, thermique ou électrique (comprenez: soit dans un poële ou une chaudière à mazout, soit dans une centrale électrique dite thermique; et tout ça pour quoi? pour chauffer les petits oiseaux?)

Mon seul souhait est que dans quelques dizaines d’années, ce produit soit enfin recyclable. -Je suis intimement persuadé qu’après le pic du pétrole, dans le bas de la courbe descendante, on regardera ces produits comme des trésors, des « minerais » d’origine organique-.

Résistant à la pression (pour le sol, c’est important), il ne peut être attaqué que par la lumière mais là où je l’ai mis –entre la dalle et la chape armée-  il en sera bien protégé.

Il est insensible à l’eau et son pouvoir isolant est le plus élevé de tous les matériaux isolants. Presque étanche à l’air (90 %), mais pas assez hélas, il doit être doublé d’une couche plastique entre le béton de la dalle et le plafonnage des murs..

La mousse de Polyuréthane est un isolant alvéolaire, composé de fines cellules emmagasinant un gaz à faible conductivité thermique. Elle est très utilisée dans le bâtiment et l’industrie. Elle est obtenue à partir d’une réaction chimique, Après mélange, MDI + Polyols + Agent gonflant + Additifs donne de la Mousse de Polyuréthane

Les propriétés de la mousse de Polyuréthane dépendent :
– des composants chimiques
– de l’agent gonflant
– de la nature des parements

D’après la fiche technique, j’aurais un lambda de 0,021.

Pour les calculs PHPP, on prendra seulement 0.023 en fonction des conditions d’application, ce qui me donne pour le sol une valeur U de 0,086 w/m²K (je traduis R = 11,6). Cette valeur étant obtenue avec 25 cm d’épaisseur, ne figure pas sur la fiche technique: le PUR n’est pas réservé à l’isolation des maisons passives, beaucoup de constructions se contentent de moins que ca.

On peut discuter sur l’impact de ce produit, sur son empreinte écologique. J’ai cherché l’énergie grise de ce matériau, j’ai trouvé entre 1000 et 1200 kwh/m³, à égalité avec les panneaux fibre de bois (tendre)  et le verre cellulaire : (source ici).  Bon, vous me direz les panneaux de fibre de bois sont rarement utilisés pour leur capacité d’isolation.

Quant au cout, il est concurrentiel. J’ai trouvé ceci où j’ai rajouté le pouvoir isolant pour permettre une comparaison en fonction du pouvoir isolant :

Planchers, Isolation thermique de 4 cm Lambda EUR Pour R=1
Argile expansée, 10 cm 11,80
Verre cellulaire 0,040 – 0,055 23,40 27,8
Polystyrène, expansé 0,035 – 0,045 5,90 5,9
Panneau de laine de verre 0,035 – 0,045 5,80 5,8
Panneau de laine de roche 0,035 – 0,045 7,70 7,7
Panneau de polyuréthane 0,025 – 0,035 14,80 11,1

On pourrait dire encore bien des choses sur le PUR, ses dangers et ses nuisances mais il reste -à mon sens- irremplaçable dans beaucoup de situations.

les abords

mercredi, mai 27th, 2009

J’ai peur de donner l’impression de commencer le travail à l’envers.

Depuis que nous fréquentons notre terrain de Revleumont, nous avons beaucoup travaillé à rendre les abords agréables, alors que la maison n’est pas encore construite.

revlmont0903101

Abattre des arbres, nettoyer le terrain, planter des fleurs, semer de la pelouse, daller des passages dans l’herbe,  et même construire une esplanade où nous installons un barbecue –  foyer ouvert genre feu de camp pour les réunions familiales.

dsc000191

C’est vraiment agréable de mettre de l’ordre, chipoter, embellir, cultiver ce terrain. C’est une joie de tous les jours de voir les plantations s’enraciner, les fleurs éclore, l’herbe verdir.

Bien sur, il faudra continuer à aménager les abords quand la maison sera bâtie, mais en attendant  nous profitons de ce que nous avons et nous nous installons.